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"Le lait, nectar ou poison ? " - Sunday Times

Article du « The Sunday Times Magazine » le 21 juillet 2002

Traduction par Jill

Article de fond à la une : y-a t-il une bombe à retardement dans votre régime ?
Désamorcer le mythe du lait.
DU LAIT : NECTAR OU POISON ?

Enquête par Peter Martin

Il y a 7.000 ans, les premières communautés sédentaires commencèrent à cultiver le blé et domestiquer des animaux. Ils créèrent un paradis sur Terre, fait de lait et de miel.

Mais la culture laitière a été en grande partie restreinte à la minorité Caucasienne et encore aujourd’hui la majorité des humains pense toujours que c’est une pratique très curieuse de continuer à consommer du lait après la fin du sevrage et même encore plus particulier de boire le lait d’une autre espèce.

La preuve est l’intolérance au lactose. 7 personnes sur 10 dans le monde en sont victimes, se traduisant par des ballonnements et diarrhées.

Mais nous continuons à le boire et, à cause de la pression sélective, les gènes responsables de nos réactions les plus sévères au lait ont disparu. Cependant, ce n’est pas vrai que tout le monde approuve "la substance blanche". Hippocrate, le père de la médecine, préconisait déjà l’exclusion des produits laitiers des régimes alimentaires afin de prévenir toutes sortes de maladies : bébés affaiblis, diarrhée, eczémas, asthme, articulations douloureuses.

Cependant, quand on a compris qu’une vache doit avoir un veau chaque année pour ne pas tarir le robinet de lait. Sa maternité fertile est devenue synonyme d’intérêt commun. Aujourd’hui, l’industrie laitière de la Nouvelle-Zélande produit le même sentiment de bénédiction bovine avec les images des vaches blondes de Jersey battant leurs cils avec attendrissement. Pour nous, bien sûr, la chère vache traditionnelle sera pour toujours une vache friesian, noire et blanche qui broute une herbe luxuriante.

En réalité, la vache moderne de haute productivité est une incarnation pitoyable, délabrée, d’exploitation contrôlée par les tendances du marché. Le nouveau modèle de la Grande-Bretagne est la vache américaine : l’holstein.

Une cuve de fermentation sur pattes, les mamelles traînant par terre, une vraie vision d’horreur pour les enfants. Un monstre de 650 kilos, difforme - plus proche de la créature de Frankenstein que de la traditionnelle Marguerite. Maintenue affamée par les demandes de son métabolisme génétiquement accéléré, elle mange sans cesse 24 heures sur 24, et produit 150 litres de lait par jour, deux fois plus qu’une vache traditionnelle.

L’ennui est qu’après de nombreuses années de sélection génétique irréversible pour l’augmentation du rendement de lait - les holsteins d’aujourd’hui ne tiennent pas le choc et s’écroulent à la moindre modification de leur alimentation ou de traitement. Dans les plus grands troupeaux américains, elles sont convenables seulement pour la sélection, et deviennent hors service par épuisement dès l’âge de trois ans. Elles engendrent rarement plus de deux veaux et le nombre moyen de lactations - les périodes de production de lait - tombent à 1.8.

Néanmoins, « l’holsteinisation » des troupeaux de vaches laitières en Grande-Bretagne est déjà en cours. Les fermiers n’ont pas été capables de résister à la promesse génétique : une augmentation de 2 % du rendement de lait par an. Par conséquent, ce mélange d’holstein-friesian est devenu la vache la plus commune en Grande-Bretagne. Le bien-être n’était pas trop bon quand la vache traditionnelle était suprême, mais maintenant 80 % de vaches laitières en Grande-Bretagne sont sujets à la sélection ’involontaire’.

« Ce n’est pas rentable et c’est cruel », dit le professeur M. John Webster de l’école de vétérinaire de l’université de Bristol qui est la plus grande autorité britannique sur l’agriculture animale.

" Je ne vais pas dissuader les fermiers d’utiliser l’amélioration génétique, mais quand ils se servent de toutes les améliorations - ça ne marche pas. Aujourd’hui, en moyenne, les vaches n’ont que 2 lactations dans leur vie ; auparavant, il y en avait 5, 6 ou bien 8."

Tant pour la pauvre vache. Maintenant au lait : la crise actuelle de l’industrie occidentale laitière se concentre sur si vraiment la substance blanche est la bonne substance pour l’optimisation de la santé humaine. De toutes les choses sacro-saintes, même le lait, considéré comme la source idéale de calcium pour la santé des os, est maintenant sujet à un examen minutieux.

Comme jamais auparavant, l’industrie laitière se bat pour maintenir la croyance générale du consommateur à la "bonté essentielle" de ses produits.

Considérez quelques échanges récents, peu amicaux, concernant le cancer du sein : Selon Docteur Anita Wells du Conseil Laitier de la Grande Bretagne sur une étude récente norvégienne « Pour découvrir que ceux qui boivent du lait régulièrement ont un risque réduit de cancer du sein est un pas en avant passionnant. »

Selon Docteur Anette Hjartaker, d’une équipe de recherche norvégienne, parlant des études sur le cancer du sein et la consommation de lait, « Les résultats contradictoires peuvent indiquer que n’importe quelle association entre le lait et le cancer du sein n’est pas élevée. »

Sur la maladie de cœur : « il n’y a aucune preuve scientifique pour soutenir la revendication que si l’on boit du lait ou l’on mange des produits laitiers, qui, en soi, fournissent des graisses saturées, le risque de maladie de cœur augmente. » Le Conseil Laitier du Royaume-Uni. « Les femmes qui consomment plus de graisses insaturées au lieu de graisses saturées ont moins de problèmes de cœur. » Docteur Walter Willett, sur l’Étude de Santé par des Infirmières de Harvard impliquant 78,000 femmes.

Dans la guerre de propagande entre l’industrie et une armée de militants « anti-lait » de la persuasion végétarienne ou des droits des animaux, les deux côtés sont également impitoyables dans leur recours sélectif aux preuves. L’exception brillante vient de rares hommes de science qui travaillent à promouvoir « la substance verte. » (Les végétaux).

Un de ces hommes de science est le docteur T L Colin Campbell, professeur honoraire de l’Université de Cornell, dans l’État de New York, qui est un pionnier d’épidémiologie diététique. « À mon avis, c’est incontestable » dit-il, « car la prévention de maladies, la nutrition et le problème général des protéines animales, y compris ceux du lait et des produits laitiers, se trouvent au centre de notre assiette. »

Un autre homme de science de la persuasion « verte » est le Docteur Stephen Walsh, conférencier à l’Imperial College London et analyste accompli de la Société Végétalienne. C’était Walsh qui a récemment dénoncé la revendication spécieuse des Conseils Laitiers des États-Unis et du Royaume-Uni du rôle protecteur du lait sur le cancer du sein.

« C’est une très bonne nouvelle pour le cancer du sein » m’a dit le Docteur du Conseil Laitier du Royaume-Uni, citant seulement deux études qui ont montré un effet protecteur, mais pas celles qui ont montré des effets négatifs ou nuls. « Ce qu’ils font, ces gens « anti-lait » est de citer les données qui leur conviennent en ignorant l’intégralité de la preuve. » Ah oui ?

Pour retourner à Walsh : « s’il y a un effet avantageux du lait par rapport au cancer du sein, c’est probablement dû au calcium et à la vitamine D dans le lait. Et s’il y a un effet défavorable, il est probablement dû à l’effet du lait sur le facteur de croissance d’insuline IGF-1. » (Contexte : IGF-1 se trouve naturellement dans le lait de l’homme et de la vache. Une fois que la protection génétique a été contrevenue, l’IGF-1 accélère la croissance des cellules malveillantes et est une des cibles de la drogue anti-cancer « tamoxifen »). « À tout prendre, » dit Walsh, « la meilleure chose est d’obtenir le calcium et la vitamine D d’une autre source que du lait et, par conséquent, éviter les dangers potentiels d’IGF-1. »

Vous pouvez voir pourquoi le lait de la vache pourrait déranger quelqu’un qui ne l’a jamais bu auparavant. Ce n’est pas seulement parce que les gens qui n’ont jamais consommé des produits laitiers ont perdu leur capacité métabolique de digérer du lactose dans leur lait maternel avant l’âge de quatre ans. Chaque sorte de lait - celle de l’homme, de l’éléphant, du chameau ou du chien - est formulée pour correspondre aux besoins de croissance différents de ses petits.

Dans le cas de la vache, celui d’un herbivore avec quatre estomacs, une masse énorme d’os et un taux de croissance énormément chargé d’hormone. Mais bien que nous qui buvons du lait soyons génétiquement adaptés à certains des éléments ’étrangers’ du lait, il y a d’autres que nous semblons à ne pas avoir satisfais et qui recherchent inévitablement des rôles involontairement biochimiques pour eux-mêmes.

Ainsi Hippocrate le soupçonnait, la substance blanche est la cause la plus commune des allergies infantiles. Le conseil standard médical est que de telles allergies s’arrêtent normalement avant l’âge de trois ans. Mais dans une étude récente finlandaise, le 2/3 d’un groupe de 56 jeunes enfants diagnostiqués avec une allergie au lait de vache était toujours allergique et fortement symptomatique à l’âge de 10 ans. D’autres études montrent que beaucoup d’enfants sont allergiques au lait, mais ne le savent pas.

Les réactions incluent un nez qui coule, une respiration sifflante, une toux, des infections de l’oreille, un estomac dérangé et des éruptions cutanées. Quand ils cessent de consommer des produits laitiers, les symptômes s’améliorent ou complètement disparaissent et quand ils recommencent à en consommer, les réactions réapparaissent. Apparemment, ces réactions sont causées essentiellement par le lactose et la protéine bovine.

Plus sérieux est la preuve que la consommation de lait et des produits laitiers peut plus que doubler le risque du cancer de la prostate. Il apparaît que le lait, en levant les niveaux de l’IGF-1, incite la croissance du cancer ; en même temps, la consommation de quantités excessives de calcium supprime l’activité essentielle de la vitamine-D, qui renforce la croissance des cellules malveillantes. Il y a deux ans, après que le maire de New York, M. Rudolph Giuliani, avait été diagnostiqué avec un cancer de la prostate, Peta (les Gens pour le Traitement Moral des Animaux) a montré sa propre image sur des panneaux d’affichage’ une moustache de lait ’ et le slogan, en parodisant les réclames américaines « Vous avez du lait ?, Vous avez un cancer de la prostate ?

D’un goût douteux, mais en plein dans le mille scientifiquement.

L’avocat le plus notoire de la campagne « anti-lait » est l’Américain M. Robert Cohen, l’auteur de « Lait : le Poison Mortel » et responsable de [1]. Tout d’abord, Cohen ressemble à un brave type, surtout à cause sa campagne contre l’hormone de bétail génétiquement modifiée par Monsanto, le somatotropin bovin (le BST). Quand cette hormone est injectée dans les vaches, elle augmente le rendement de lait par 20 %. Mais cela augmente aussi la mastite et le mélange d’antibiotique dans les humains, aussi bien que le fait d’accroître les niveaux de l’IGF dans les vaches et dans le lait.

L’organe de certification de l’alimentation et des médicaments des États-Unis a certifié le BST pour l’utilisation en 1993, depuis lors Monsanto poursuit avec succès les producteurs américains qui se sont permis de mettre « sans BST » sur l’emballage de leurs cartons de lait. Bien que nous importions quelques produits AMÉRICAINS laitiers des troupeaux traités avec le BST. L’utilisation - enfin pour le moment - est toujours interdite en Europe.

Les Pros « substance verte » sont également le Comité de Médecins basé à Washington pour la Médecine Responsable (PCRM). Récemment, ils ont posté une mise à jour bien mesurée du rôle de lait dans le cancer de prostate. Mais tel est son penchant anti-lait que vous n’entendez rien du PCRM concernant le rôle de lait, également probable, comme protecteur contre le cancer colorectal. Le choix du consommateur n’a jamais été si gris. Boire du lait et gagner contre le cancer colorectal mais perdre contre le cancer de la prostate ; ou obtenir du calcium par d’autres sources. Mais tandis que les gens anti-lait sont un sérieux problème à l’industrie laitière, les groupes scientifiques « verts » sont un ennemi beaucoup plus redoutable. Un tel groupe est le Groupe de la Nutrition Végétarienne de Pratique Diététique (VNDPG).

En janvier, le Conseil National Laitier des Etats-Unis a organisé un sommet sur « la crise du calcium ». Apparemment un débat ouvert au public, les dispositions de sécurité ont été spécifiquement conçues pour exclure n’importe quel membre du VNDPG - et c’est évident pourquoi. La pièce de résistance scientifique du VNDPG était de démontrer que toutes les allocations diététiques recommandées - de la protéine, des graisses et des substances nutritives, y compris le calcium - peuvent facilement être trouvés dans un régime basé sur des plantes et, par conséquent, que personne n’a pas besoin du lait ou des produits laitiers.

Le coup de propagande le plus couronné de succès de l’industrie, bien sûr, est l’assimilation du calcium essentiel aux produits laitiers. C’est pourquoi le pavé est tombé dans la mare quand l’Étude de Santé des Infirmières d’Harvard a montré ses premiers résultats sur la consommation de lait et la santé des os en 1997. La conclusion : il semblait que les femmes qui obtenaient la plupart du calcium par des produits laitiers doublaient le risque de fracture de la hanche que celles qui en consommaient très peu. Le PCRM a fait paraître une série de réclames et d’articles de presse en Amérique - « le Lait ne protège pas contre les fractures osseuses », tandis que Peta va même jusqu’à prétendre qu’en réalité, le lait et les produits laitiers causent l’ostéoporose.

The Sunday Times Magazine - July 21, 2002

Cover feature : Is there a time bomb in your diet ? Exploding the myths about milk
MILK : NECTAR OR POISON ?
Investigation by Peter Martin

Just 7,000 years ago, the first settled communities, with their new-found genius for growing crops and domesticating animals, were able to create a relative heaven on Earth, verily a ’land of milk and honey’.

But dairy culture was largely confined to the Caucasian minority, and today most of humanity still thinks it a very peculiar practice to consume milk beyond the end of weaning, and even more peculiar to drink the milk of another species.

A handy measure here is lactose intolerance. For 7 out of 10 people worldwide, drinking cow’s milk would bloat them uncomfortably, if not give them the squits.

But we milky few stuck at it, and selective pressure gradually knocked out the genes responsible for our severest reactions to milk. Not that everyone approved of the white stuff. Hippocrates, the father of medicine, swore by milk-exclusion diets for curing all sorts : enfeebled babies, diarrhoea, skin complaints, wheezing, painful joints.

In the main, however, once it was twigged that putting a cow serially into calf keeps the milk flowing, her fertile, maternal glamour became synonymous with tribal good. Today, the New Zealand dairy industry invokes that same sense of bovine blessing with images of blonde jerseys batting their soulful eyelashes. For us, of course, dear old Daisy will for ever be a black-and-white friesian grazing on lush grass.

But there’s no Easter bunny, either. In reality, the modern high-yield dairy cow is a pitiful, ramshackle embodiment of market-driven exploitation. The new UK model, so help us, is the American Holstein battery cow.

A shed-housed fermentation vat on legs, teats dragging on the ground, it’s a sight to frighten children - a giant, 650-kilo, emaciated ectomorph resembling Frankenstein’s goat. Kept hungry by the demands of its genetically uprated metabolism, it eats more or less round the clock and produces 100 pints of milk a day, twice as much as Daisy ever managed.

Trouble is, after years-long genetic selection for ever-increasing milk yield, today’s holsteins blow up or break down at the slightest glitch in feeding or welfare. In the larger American herds, they’re fit only for culling, done and busted, by the age of three. They rarely manage two calves, and the average number of lactations - periods of milk-giving - is down to 1.8 and dropping.

The holsteinisation of the UK dairy herd is already under way, however.
Farmers have not been able to resist the genetic promise : a 2% compound increase in milk yield annually. So it is that the holstein-friesian mix is our commonest dairy creature. Welfare wasn’t too good when Daisy was supreme, but fully 80% of UK dairy cows now go for what’s called ’involuntary’ culling.

’It’s not cost-effective and it’s cruel,’ says Professor John Webster of Bristol university’s veterinary school, and Britain’s leading authority on animal husbandry.

’I’m not going to dissuade farmers from going for genetic improvement, but going for every improvement just doesn’t work. We see farmers already down to two lactations as an average lifetime performance - as opposed to five, six, even eight.’

So much for the poor cow. Now to the milk : the current crisis facing the western dairy industry centres on whether or not the white stuff is the right stuff for optimising human health. Of all sacred cows, even milk as the supposed ideal source of calcium for bone health has come under the stun gun.

As never before, the dairy industry is fighting a pitched battle to uphold consumer belief in the ’essential goodness’ of its products. Consider some recent exchanges of unfriendly fire :On breast cancer : ’To discover that lifelong milk drinkers have a reduced risk of breast cancer is an exciting step forward.’ Dr Anita Wells, of the UK Dairy Council, on a recent Norwegian study.

’The contradicting results may indicate that any association between milk and breast cancer is not a strong one.’ Dr Anette Hjartaker, of a Norwegian research team, commenting on a whole range of studies into breast cancer and milk consumption.

On heart disease : ’There is no scientific evidence to support the claim that drinking milk and eating dairy products, per se, which provide some saturated fat, increases the risk of heart disease.’ The UK Dairy Council.’Women who ate more unsaturated fat instead of saturated fat had fewer heart problems.’

Dr Walter Willett, on the Harvard Nurses’ Health Study involving 78,000 women.

In the almighty propaganda war between the industry and an army of ’anti-milk’ campaigners of the vegetarian and animal-rights persuasion, both sides are equally ruthless in their selective recourse to the evidence. The shining exception is the handful of hard-science types
working on behalf of ’the green stuff’.
One such is Dr T Colin Campbell, professor emeritus at Cornell University, New York state, and a pioneer of dietary epidemiology. ’I see it as unarguable,’ he says. ’For disease prevention, nutrition, and the whole matter of animal protein, including milk and dairy, is at the very centre of the plate.’

Another hard-science ’green-stuff’ type is Dr Stephen Walsh, lecturer in advanced process control at Imperial College, London, and the Vegan Society’s accomplished data-buster. It was Walsh who recently nailed the US and UK dairy councils’ specious claim for milk’s protective role in breast cancer. But the councils are unrepentant.

’It’s very good news about breast cancer,’ the UK DC’s Dr Wells told me, citing just two studies that have shown a protective effect but none of those describing negative or null effects. ’What these anti-milk people do is quote the bits that suit them while ignoring the entirety of the evidence.’ Oh dear.

Back to Walsh : ’If there is a beneficial effect of milk in relation to breast cancer, it is most likely due to the calcium and vitamin D content. And if there is an adverse effect, it’s most likely to be from milk’s effect on the IGF-1 insulin growth factor.’ (Background : IGF-1 naturally occurs in human and in cow’s milk. Once genetic protection has been breached, IGF-1 accelerates malignant cell growth, and is one of the targets of the anti-cancer drug tamoxifen.) ’On balance,’ says Walsh, stun gun cocked, ’the best course is to get your calcium and vitamin D from somewhere other than milk, and skip the potential hazards of IGF-1.’

You can see why cow’s milk might upset anyone who has never drunk it before. It’s not just because people with no dairy tradition lose the metabolic ability to process the lactose in their own mother’s milk by the age of four. Every kind of milk - human, elephant’s, camel’s or dog’s - is formulated to meet the different growth needs of its young. In the cow’s case, that of a herbivore with four stomachs, a huge bone mass and a tremendously hormone-charged growth rate. But although we milky few have genetically adjusted to some of milk’s ’alien’ elements, there are others we appear not to have accommodated, and which inevitably seek out unintended biochemical roles for themselves.

As Hippocrates suspected, the white stuff is the commonest cause of childhood allergies. Standard medical advice is that such allergies usually desist by the age of three. But in a recent Finnish study, two-thirds of a group of 56 infants diagnosed with cow’s-milk allergy
were still allergic and highly symptomatic at the age of 10. Other studies show that many children are milk-allergic but don’t know it.
Reactions include runny noses, wheezing, coughing, ear infections, rashes and stomach upsets. When milk is withdrawn from their diet, symptoms improve or clear altogether, and reintroducing it leads to relapse in the majority. The chief culprits appear to be lactose and
bovine protein.
More serious is the evidence that frequent milk and dairy consumption can more than double the risk of prostate cancer. It appears that milk, by raising IGF-1 levels, promotes cancer growth ; at the same time, excessive calcium suppresses vital vitamin-D activity, which reinforces malignant cell growth. Two years ago, after the then mayor of New York,
Rudolph Giuliani, had been diagnosed with prostate cancer, Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) ran billboard images of him with a ’milk moustache’ and the line, spoofing US ’Got milk ?’ ads, ’Got prostate cancer ?’

Zero for taste, but scientifically spot on.

The most notorious of the anti-milk advocates is the American Robert Cohen, author of Milk : The Deadly Poison, and slash-and-burn boss of [2]. To start with, Cohen looked like a good guy, not least for his campaign against Monsanto’s genetically engineered cattle hormone, bovine somatotropin (BST). When injected into cows, it boosts milk yield by 20%. But it also increases mastitis and antibiotic crossover into humans, as well as upping IGF-1 levels in the cow and in the milk.

The US Food and Drug Administration passed BST for use in 1993, since when Monsanto has successfully prosecuted US producers that presumed to put ’BST-free’ on their milk cartons. Although we import some US dairy products from BST-treated herds, BST’s use - if only for the moment - is still banned in Europe.

For the ’green stuff’, less dismissible is the Washington, DC-based Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM). Recently, it posted a well-balanced update of milk’s role in prostate cancer. But such is its anti-milk bias, you’ll hear nothing from the PCRM about milk’s equally probable protective role in colorectal cancer. Never has consumer choice been so gritty. Drink milk and ’win’ on colorectal cancer but ’lose’ on prostate ; or get adequate calcium from other sources.But while the brazenly anti-milk campaigners are a serious nuisance to the dairy industry, the hard-science green groups are a much more formidable enemy. One such is the Vegetarian Nutrition Dietetic Practice Group (VNDPG).

In January, the US National Dairy Council called a ’calcium crisis’ summit. Ostensibly an open debate, the security arrangements were specifically designed to exclude any member of the VNDPG - and you could see why. The VNDPG’s science-solid party piece consists of demonstrating that all the recommended dietary allowances - for protein, fats and nutrients, including calcium - can easily be met within a plant-based diet and, by extension, that nobody has need of milk or dairy.

The industry’s most successful propaganda coup, of course, has been to equate essential calcium with dairy products. Which is why the cow-flop hit the fan when the Harvard Nurses’ Health Study delivered its first results on milk consumption and bone health in 1997. Bottom line : those women who got the most calcium from dairy appeared to be at twice the risk of hip fracture of those who got very little. The PCRM ran billboard and newspaper ads across America - ’Milk Does Not Protect against Bone Breaks’ - while Peta still goes so far as to claim that milk and dairy actually cause osteoporosis.

Copyright 2002 Times Newspapers Ltd.

[1] www.notmilk.com->http://www.notmilk.com/]->http://www.notmilk.com->http://www.notmilk.com/

[2] www.notmilk.com->http://[www.notmilk.com->http://www.notmilk.com/

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