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Le docteur DK [1] de la Faculté de Médecine de Paris, médecin depuis 28 ans et végétalien depuis 20 ans, a accepté de répondre aux questions de l’équipe du site VegAnimal.info.
L’entretien a été réalisé en décembre 2004
Le PNNS (Programme National de Nutrition Santé) recommande de manger de la viande, du poisson ou des œufs 1 à 2 fois par jour pour éviter les carences en fer et protéines et de consommer des produits laitiers 3 fois par jour pour éviter les carences en calcium et se prémunir de l’ostéoporose. Que pensez-vous de cette recommandation ?
Les protéines
Quantité de protéines :
La viande contient 18 g de protéines (pour 100 g de viande).
Les céréales (= le riz, le blé, la quinoa, le maïs...) contiennent environ 12 g de protéines (pour 100 g), les légumineuses (= les lentilles, les pois chiches, le soja...) contiennent de 27 à 38 g de protéines. Les légumineuses contiennent jusqu’à deux fois plus de protéines que la viande. Lorsqu’on associe dans la journée des céréales et des légumineuses, l’apport en protéines est tout à fait correct.
Il faut plutôt veiller à ne pas manger trop de légumineuses, car un excès de protéines oblige le foie à désaminer l’excès de protéines, ce qui va fatiguer le corps, des réactions de lourdeur après le repas sont alors possibles.
Deux cuillérées à soupe de lentilles sur un plat de riz ou de pâtes sont tout à fait suffisantes.
Les acides aminés essentiels non synthétisables par l’organisme sont tous présents lors de l’association journalière de céréales+légumineuses.
Les protéines issues des végétaux sont très bien assimilées.
Qualité des protéines d’origine végétale :
Les protéines sont constituées d’acides aminés. Les acides aminés qu’ils soient d’origine végétale ou bien d’origine animale ont exactement la même formule biochimique. Parler de protéines "animales" et de protéines "végétales" est donc un non-sens biochimique.
Si les gens mangent de la viande, c’est par tradition. L’utilisation des termes " protéines animales " et " protéines végétales ", est une invention pseudo-scientifique utilisée pour justifier et déculpabiliser cette consommation traditionnelle de viande.
Fort heureusement, les individus qui mangent de la viande n’ont pas le monopole de la science.
Le calcium
Le calcium qui est contenu dans les végétaux est parfaitement assimilable. Une ration alimentaire constituée de céréales, de pommes de terre, de légumineuses, de légumes, de fruits et d’oléagineux contient tout le calcium nécessaire.
Les asiatiques, par tradition, ne mangent pas de produits laitiers, or, leurs os sont en meilleur état que dans les pays où l’on mange de grandes quantités de produits laitiers.
En Occident, on consomme d’énormes quantités de produits laitiers, ce qui n’empêche pas en France les 300 000 fractures annuelles dues à l’ostéoporose, dont 50 000 fractures du col du fémur.
Les aliments d’origine animale (improprement appelées "protéines animales"), ainsi que la consommation excessive de sel, provoquent des fuites de calcium urinaire, ce qui entraîne des calculs urinaires, ainsi que des calcifications pathologiques (calcifications des tendons, " becs de perroquet" sur la colonne vertébrale...), avec pour résultat une déminéralisation osseuse.
Une étude américaine a comparé, chez des femmes à l’âge de la ménopause, l’ostéo-densitométrie osseuse et la quantité de protéines d’origine animale ou d’origine végétale consommées. Cette étude montre que plus les femmes ont mangé de protéines d’origine animale, moins bonne est leur ostéo-densitométrie osseuse. Plus les femmes ont mangé de protéines d’origine végétale, meilleure est leur ostéo-densitométrie osseuse.
Cette étude américaine conseille donc de diminuer la ration de protéines d’origine animale et d’augmenter la ration de protéines d’origine végétale pour diminuer la perte osseuse au niveau du col fémoral et donc le risque de fractures.
Plus on mange de produits d’origine animale, plus on se déminéralise.
Le lait de femme ne contient que très peu de calcium (30 mg pour 100 g) par rapport à la quantité de calcium contenue dans le lait de vache (125 mg pour 100 g).
Or, de 0 à 1 an, la taille d’un nourrisson augmente de 144%, son poids augmente de 216%. Jamais l’être humain ne connaîtra par la suite une telle croissance.
Conclusion : Ou bien la Nature n’a rien compris aux réels besoins en calcium nécessaires à l’être humain en pleine croissance, ou bien ce sont les théories pseudo-scientifiques sur les besoins en calcium, sponsorisées par les vendeurs de produits laitiers, qui sont dans l’erreur.
Le fer
Le fer non héminique présent dans les végétaux est moins bien absorbé que le fer héminique présent dans la viande.
Cependant, des femmes ayant présenté une baisse de fer à cause de règles hémorragiques, ont retrouvé une quantité de fer normale avec une alimentation exclusivement constituée de végétaux.
Une alimentation végétalienne est également capable de corriger une maladie où il existe un déficit en fer par malabsorption (la maladie coeliaque), en corrigeant l’origine auto immune de la maladie, le fer remontant ensuite sans problèmes.
Conclusion : L’absorption du fer d’origine végétale est donc suffisante non seulement pour maintenir une quantité normale de fer dans le corps, mais également pour rétablir une ferritinémie normale en cas de besoin.
Lorsqu’on exclut tout apport d’origine animale de l’alimentation, le fer présent dans les végétaux peut parvenir à réguler une maladie où il existe un excès de fer dans le corps (l’hémochromatose). Le fer d’origine végétale est donc capable de corriger l’emballement que la consommation du fer d’origine animale avait entraîné.
Conclusion : ce "défaut" d’absorption du fer d’origine végétale est donc, en fait, une qualité. Cette "qualité" du fer d’origine animale est donc, en réalité, un défaut.
De nombreuses brochures sur des "conseils nutritionnels" éditées par l’industrie agroalimentaire sont diffusées dans les salles d’attente des cabinets médicaux [2]. Que pensez-vous de cette pratique ?
Il est exact que l’offre essaye sans cesse de manipuler la demande. La publicité informative fait oublier au consommateur que ce n’est que de la publicité, et le consommateur finit par prendre la pub pour de l’information.
Le fait que ces publicités soient à la disposition des patients dans un cabinet médical, tend à faire croire au consommateur que ces pubs informatives sont crédibles. C’est de la pub bien faite.
Cependant, cette publicité ne me choque pas plus que la diffusion de la publicité en général. L’industrie agroalimentaire qui produit de la viande, des laitages, des œufs, l’industrie pharmaceutique, les médecins...ne sont pas responsables de la situation actuelle, même s’ils la favorisent, car c’est la demande qui fait l’offre. Toutes ces industries ne font que répondre à la demande générale. Bien sûr ces industries ont intérêt à ce que les habitudes ne changent pas, mais ce ne sont pas ces industries qui tirent les ficelles. Ceux qui tirent les ficelles sont les consommateurs. Les consommateurs ne sont pas des "gentils" manipulés par des "méchants".
Les consommateurs sont mal formés et mal informés. Et quand on les informe, ils prennent cette information pour de la pub !
Parmi mes patients, je compte des infirmières, des pharmaciennes, des médecins ou familles de médecins. Quand ils viennent se faire soigner par moi, je leur dis de ne pas faire ce que je fais, car parler de nutrition à un malade, c’est le faire fuir.
Des personnes qui ont guéri des maladies graves grâce à mes indications alimentaires et à mes prescriptions, n’ont pas réussi à faire changer les habitudes alimentaires de leurs proches, même quand ceux-ci étaient eux-mêmes atteints de maladies graves.
J’ai lu récemment un article paru dans un journal de médecine orthodoxe dans lequel un médecin disait la difficulté qu’il avait à donner des conseils nutritionnels (et ce n’étaient pas des conseils végans ! !) à des malades diabétiques.
Un autre de ces articles recommandait aux médecins la conduite à tenir devant un excès de cholestérol. La conclusion était : l’expérience montre que les conseils alimentaires ne sont plus suivis au-delà d’un an, donc prescrivez une statine d’emblée ! Cette conclusion, qui peut paraître choquante, est tout à fait réaliste. Cette conclusion tient compte de la demande du consommateur : " laissez-moi m’empiffrer de viande et de fromages et donnez-moi un comprimé, remboursé bien sûr ".
Un article écrit par un nutritionniste orthodoxe bien connu en France, disait son étonnement devant le fait que l’on sait que 44% des cancers sont directement dus à l’alimentation, et que, paradoxalement, la population ne s’intéresse pas à des changements d’habitudes alimentaires qui seraient bénéfiques pour elle, à savoir diminution des graisses animales (en clair la viande, les laitages, les œufs), et augmentation de la ration de fruits , légumes et fibres (en clair les céréales complètes, les légumes, les fruits).
La demande est pourrie, l’offre ne fait qu’y répondre. Quand la demande est pourrie, faut-il s’étonner que l’offre le soit également ?
La demande et l’offre sont pourries car, instinctivement, les gens se connectent sur l’égrégore, l’état d’esprit général. Ensuite, ils mettent leurs actes, leurs croyances, leurs paroles en adéquation avec ce que cet égrégore attend d’eux. Il n’est pas nécessaire qu’un ordre soit donné en ce sens. L’industriel, l’homme politique, le médecin, le patient..., chacun se conforme à ce que sa culture, son environnement attendent de lui. Ce sont des moutons de Panurge, sans bélier. Une secte sans gourou. S’ils se trouvent en présence d’une information qui est en contradiction avec l’égrégore majoritaire, ils rejetteront d’emblée cette information. Ce mécanisme est totalement paralysant. Il empêche toute remise en question, et donc la progression de la connaissance et de la conscience de l’humanité.
C’est ce mécanisme qui est responsable de la situation bloquée dans laquelle se trouve l’humanité où les individus, ayant pour seul objectif de se mettre en conformité avec l’égrégore général, acceptent de continuer de s’entretuer, de torturer des animaux pour se nourrir ou pour "expérimenter", de polluer la planète où ils vivent (ce qui représente le summum de l’inconséquence), même si on les informe des conséquences négatives de leurs actes et de l’inexactitude de leurs croyances, preuves à l’appui.
Il faut éduquer la demande et la faire sortir du ghetto où elle s’est enfermée elle-même.
L’internet et des sites comme le vôtre, sont très utiles car ils peuvent faire avancer les mentalités. Le mur de Berlin est bien tombé, pourquoi la consommation des produits animaux ne cesserait-elle pas ?
Pour un équilibre nutritionnel optimal, quels conseils donneriez-vous à une femme végétalienne enceinte ou allaitante ?
La nutrition d’une femme végétalienne enceinte ou allaitante est la même que celle de toute personne végétalienne.
À mon sens, une nutrition végétalienne correctement structurée comprend :
50% de céréales complètes ou de pommes de terre
5% de légumineuses (lentilles, pois chiches...)
40% de légumes (suivant les saisons, 60% de ces légumes seront cuits, 40% seront crus)
10% de fruits (les fruits crus sont pris en dehors des repas pour éviter la putréfaction avec les féculents)
1% de graines oléagineuses (noisettes, amandes...) et d’huiles variées (en sachant que l’huile de chanvre, de colza, de soja, de noix, de cameline, de lin contiennent de l’acide linolénique dit oméga-3, favorable au développement du système nerveux d’un enfant en plein développement)
Des végétaux lacto-fermentés (lacto-fermentation signifie fermentation de type lactique, elle ne contient pas de dérivés du lait) comme la choucroute, des jus de légumes lacto-fermentés (de betterave...), des algues de mer (kombu, izikis...) favorisant la production d’hormone thyroïdienne, peuvent compléter une alimentation végétalienne.
La vitamine B12 est une vitamine à synthèse endogène, tout comme la vitamine K et la vitamine D. La vitamine B12 et la vitamine K sont synthétisées par les bactéries intestinales. L’expérience montre que des végétaliens de longue date, non supplémentés, ont des taux normaux en vitamine B12. Cependant, si la flore intestinale est pathogène (diarrhées, maladie de Crohn, maladie coeliaque...), ou bien en cas de maladie auto-immune (maladie de Biermer), la synthèse ou l’absorption peuvent être insuffisantes et nécessiter une supplémentation.
Une femme enceinte ou allaitante peut donc supplémenter sa nutrition par des multi vitamines naturelles à doses nutritionnelles ou supra nutritionnelles. Ceci est valable pour tout le monde.
Pour un équilibre nutritionnel optimal, quels conseils donneriez-vous aux parents d’un enfant ou adolescent végétalien ?
Ne le gavez pas de légumineuses ou de tofu, parce que vous avez peur qu’il manque de protéines.
Ne le gavez pas de sésame ou d’autres graines oléagineuses, parce que vous avez peur qu’il manque de calcium.
À la moindre fatigue, ne dites pas " y mank de pprootééiiines, ya des kkaarenccesss ". Une fatigue peut être due à toutes sortes de déséquilibres, le gaver de tofu et de graines oléagineuses ne fera qu’accroître sa fatigue, en accentuant son éventuel "vide d’énergie de la Rate".
Certains disent que l’on peut choisir d’être végétalien à l’âge adulte, mais qu’il est choquant d’imposer ce régime alimentaire à des enfants car cela peut provoquer des problèmes dans leur croissance et dans leur évolution intellectuelle. Que pensez-vous de cet argument ?
C’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un enfant, puisque cette nutrition le protègera, s’il poursuit cette alimentation à l’âge adulte, du cancer, des maladies cardio-vasculaires, du diabète et de l’obésité, maladies qui se seraient immanquablement abattues sur lui un jour ou l’autre, s’il s’était empiffré, comme les autres enfants de son âge, de viande, de laitages, d’œufs, de sucre et de sel.
Leur croissance et leur évolution intellectuelle se feront tout à fait normalement. Il existe de nombreux exemples, à commencer par mes deux enfants, végétaliens de naissance, adultes actuellement, et toujours végétaliens. On ne peut pas en dire autant de cette nouvelle armée d’enfants hyperactifs qui pollue la vie des enseignants et de leurs parents.
Cette nourriture lui permettra de comprendre qu’il est inutile et dangereux de se nourrir de produits animaux. Non seulement pour sa propre santé, mais aussi pour la santé de la planète, puisque chaque bouchée de viande est corrélée à plus de déboisement et à plus de pollution.
Il pourra ainsi prendre conscience que la santé et la spiritualité commencent dans son assiette.
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui consomme de la chair animale (viande et poisson) et qui souhaite devenir végétaRienne ?
Que voilà une bonne idée ! Le végétarisme est issu d’un désir très positif de ne pas consommer la chair d’un animal mort. Mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Il faudra en effet que cette personne évite de consommer trop de laitages et d’œufs. Sinon elle n’aura aucun bénéfice, en ce qui concerne sa santé, par rapport à quelqu’un qui mange de tout et n’importe quoi. Les produits laitiers et les œufs sont en effet des produits dont l’ingestion est dangereuse.
Les produits laitiers sont pourvoyeurs d’asthme (l’asthme a augmenté de 150% ces 15 dernières années !...), d’eczéma, de psoriasis, d’acné..., ce sont de très bons destructeurs articulaires, ils favorisent le développement du cancer du sein (au Japon où ce cancer était inexistant, la courbe de croissance du cancer du sein suit la courbe de croissance de la consommation des produits laitiers), du cancer des ovaires, du cancer de la prostate, du diabète de type 1...
Les laits de brebis ou de chèvre ne sont pas meilleurs pour la santé que le lait de vache, bien au contraire. En effet, les maladies allergiques et auto immunes surviennent parce que les produits animaux sont mal digérés. Cette putréfaction intestinale entraîne la porosité de la membrane monocellulaire de l’intestin grêle. Des protéines étrangères, issues d’une digestion incomplète, passent directement dans le sang, entraînant l’attaque du système immunitaire. Or, la concentration en protéines des laits de brebis et de chèvre est plus élevée que celle du lait de vache. Le risque de survenue de ces maladies sera donc encore plus élevé avec ces deux laits. L’être humain n’est ni le petit de la vache, ni le petit de la chèvre. Il n’a donc pas plus de raisons pour téter une chèvre plus qu’une vache.
Les œufs sont des bombes de cholestérol, et ne favoriseront pas la baisse de votre cholestérol, mais plutôt la vente des produits anti-cholestérol.
Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant devenir végétaLienne ?
Évitez de manger trop de fruits et de légumes crus, surtout si vous souffrez de rhumes, de bronchites, de diarrhées, de ballonnements abdominaux, ou bien de douleurs rhumatismales.
Ces maladies sont des "maladies du froid". Un excès de légumes et de fruits crus, aliments refroidissants, tendra à les exacerber.
Si on donne à une personne, atteinte de polyarthrite rhumatoïde, une alimentation végétalienne comportant des quantités importantes de légumes ou de fruits crus (bien acides, comme les oranges, pamplemousses, kiwis, car "riches en vitamine C", donc encore plus refroidissants), on risque de voir cette personne souffrir plus qu’auparavant, et préférer reprendre sa nourriture antérieure.
Près de 2% de la population française serait végétarienne [3]. Avez-vous constaté, dans votre cabinet, plus de patients intéressés par ce type d’alimentation ?
Je n’ai presque jamais vu de personnes végétariennes. J’ai vu quelques rares personnes qui ont suivi une alimentation plus ou moins végétarienne par le passé, mais qui ne l’ont pratiqué que transitoirement et irrégulièrement.
Cependant, à ma consultation, je n’attends pas que les gens soient intéressés par le végétalisme, car dans ce cas, je pourrais attendre longtemps ! En effet, dans leur majorité, les gens ne sont pas particulièrement intéressés par le végétarisme. Je dirai plutôt qu’il les fait fuir. Le végétarisme fait fuir, parce qu’il place les individus en position de désobéissance vis-à-vis de la masse dans laquelle ils veulent se fondre et dont ils ont peur d’être exclus.
Le réseau internet et les sites végans peuvent être très utiles à ceux qui veulent sortir du consensus majoritaire.
Pour quelles raisons avez-vous adopté une alimentation végétalienne ?
Depuis mon enfance, la seule pensée de manger de la viande, du poisson, des crustacés, des œufs me répugne, et, dans une moindre mesure, les laitages.
À l’âge de trente-quatre ans, alors que je pratiquais encore à l’époque l’endoscopie digestive en cliniques et en milieu hospitalier, j’ai décidé, un matin, que je n’accepterai plus de manger tous ces produits qui me dégoûtaient depuis toujours.
L’après-midi même !..., je suis tombé sur un article écrit par Michio Kushi, indiquant que les maladies graves étaient dues à un excès de consommation de viande et de laitages, et qu’il était possible d’enclencher un processus d’auto guérison de ces maladies graves, en restructurant l’alimentation.
Le lendemain, je suis devenu végétalien, et je le suis toujours depuis 20 ans !
Ensuite, j’ai voulu savoir s’il était exact que des modifications alimentaires puissent effectivement permettre l’auto guérison d’une maladie grave. C’était exact ! Et depuis 20 ans, je m’occupe d’améliorer la méthode.
C’est pourquoi le végétalisme est la clé de voûte de ma consultation. Je considère, comme Hippocrate, que l’aliment est le premier médicament. Je conseille donc, à toutes les personnes qui viennent à ma consultation, de tendre vers le végétalisme, cela d’autant plus que la pathologie dont ils souffrent est grave, car sans le végétalisme, il est impossible d’espérer l’auto guérison d’une maladie grave.
J’explique aux patients que leurs maladies sont comme un mur pourri, au pied duquel stagne de l’eau. Il faut drainer l’eau qui stagne au pied du mur, pour que celui-ci puisse sécher. Ce n’est pas en appliquant une jolie peinture sur ce mur pourri et en pulvérisant une bombe désodorisante, que l’on sera efficace.
Passer d’une alimentation omnivore à une alimentation végétalienne, c’est drainer l’eau. Une fois cette alimentation correctement établie, on pourra s’occuper plus directement du mur, avec des médicaments non toxiques. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas toxiques, qu’ils ne sont pas efficaces ! À force de ne connaître que des "médicaments" plus ou moins toxiques, toxicité et efficacité ont fini par ne plus faire qu’un dans l’esprit des gens.
Les médicaments non toxiques et efficaces ne manquent heureusement pas : la phytothérapie occidentale, la phytothérapie de la pharmacopée chinoise, la médecine orthomoléculaire (vitamines naturelles à doses supra nutritionnelles, acides aminés...), les sels minéraux, l’homéopathie..., pour citer ceux que j’utilise tous les jours, vont pouvoir aider à traiter le mur pourri sans faire, secondairement, des trous dans le mur.
Avez-vous constaté un changement dans l’état de votre santé, après être devenu végétalien ?
Avant mon changement alimentaire, j’étais le roi de l’angine. Les antibiotiques mettaient trois jours avant d’agir, me laissaient dans un état de fatigue, semi nauséeux. Les antibiotiques à peine arrêtés, une nouvelle angine repartait. Devais-je rester sous antibiothérapie toute ma vie ?
Depuis mon changement alimentaire, je n’ai pas eu la moindre angine.
Pour arrêter mes rhumes continuels (un vide de l’énergie du Poumon), l’alimentation n’a pas suffit, la phytothérapie occidentale non plus. Il m’a fallu recourir à des plantes de la pharmacopée chinoise. Celles-ci ont fait disparaître cette fragilité, rapidement, efficacement. Merci à ces plantes et à ceux qui les ont explorées et répertoriées !
Il n’existe pas de frontière entre les plantes qui sont dans notre assiette et celles que l’on prend sous forme de tisanes, car manger une carotte, c’est déjà de la phytothérapie.
Merci, Dr DK.
The opinion of a French doctor on vegan food
Translation by Rebecca Palmer
Doctor DK [4]from the Department of Medecine in Paris, has been a GP for 28 years, a vegan for 20 and has agreed to answer questions posed by our team.
The interview took place in December 2004.
The PNNS (National Programme for Healthy Nutrition) recommends eating meat, fish or eggs once or twice a day to avoid iron and protein deficiencies and to consume dairy products three times a day to avoid calcium deficiencies and guard against osteoporosis. What do you think about that recommendation ?
Protein
Protein intake
In 100 grams of meat there are 18 grams of protein. Cereals (rice, wheat, quinoa, maize etc) contain around 12 grams of protein per 100g, legumes (lentils, dried peas, soya etc) contain 27 to 38 grams of protein per 100g. Legumes therefore contain almost double the protein of meat. When we combine cereals and legumes during the course of the day, the intake of protein is perfectly balanced.
It is more a question of guarding against eating too many legumes as a protein overload will force the liver to assimilate excess protein which will tire the body and possibly cause a feeling of heaviness after a meal. Two tablespoons of lentils on a dish of rice or pasta should be enough. A daily helping of cereals and legumes also ensures the intake of essential amino acids which are not produced naturally by our bodies.
Plant-based proteins are absorbed very easily.
The quality of plant-based protein
Proteins consists of amino acids. Amino acids of plant or even animal origin have exactly the same biochemical make-up. So it makes no sense biochemically to say “animal proteins are like this” and “plant-based proteins are like that”.
If people are eating meat it is only because they have traditionally done so. Using the terms ‘animal protein’ and ‘plant-based protein’ is a pseudo-scientific invention used to justify and endorse the traditional consumption of meat. Luckily, meateaters don’t have a monopoly in science.
Calcium
Calcium contained in plants is perfectly absorbed by the body. One helping made up of cereals, potatoes, legumes, vegetables, fruits and oily seeds is all the calcium one needs.
Asians traditionally do not eat dairy products and their bones are in fact, in better condition than those of people in other countries who consume large quantities of dairy products.
In the West, we consume vast quantities of dairy products but it doesn’t prevent countries like France having 300,000 incidents of broken bones per year because of osteoporosis, 50,000 of which are fractures to the collar bone or femur.
Food of animal origin (improperlycalled‘animalprotein’)aswell as the excessive consumption of salt brings about a loss of calcium via the urine, together with kidney stones, a calcification or hardeningof the tendons along the spinal column, called “parrot’s beak”, and a demineralisation of the bones.
An American study on women of menopausal age compared the bone density of those who ate animal protein with those who ate plant-based protein. The study showed that the more the women ate animal-derived protein, the worse their bone density reading. The more they ate plant-derived protein, the better their bone density.
Consequently the Americanstudyadviseslesseningthe consumption ofanimalprotein and increasingplant-derivedproteinintake to lessen the impact of diminishing bone density at the collarbone and thus the risk of fractures.
The more we eat animal products, the more we become mineral-deficient.
Breast-milk only contains a minute quantity of calcium (30 mg per 100 g) compared with that of cow’s milk (125 mg per 100 g). Despite this, from birth to his first birthday an infant’s bodylength increases by 144% and his weight by 216%. At no other stage in their development do human beings experience such growth.
Conclusion : Either Mother Nature knows nothing about the amount of calcium necessary for a fast-growing human being, or, the pseudo-scientific theories about the amount of calcium required, which are sponsored by the dairy industry, are wrong.
Iron
Non-haem iron, which is the form found in plants, is less efficiently absorbed by the body than the haem form found in red meat. However, some women suffering from a drop in iron due to heavy menstrual periods have found that they have redressed the balance by following a purely plant-based diet. A vegan diet is equally capable of curing a disease which has brought about an iron deficiency (through poor iron absorption, such as with coeliac disease), by correcting the auto-immune origin of the disease. Iron levels will then rapidly rise.
Conclusion : The absorption of iron in a plant-based diet is sufficient not only to maintain a normal level of iron in the body but equally to re-establish normal iron reserves for when the body really needs it.
When all animal products are excluded from a diet, the iron found in plants can help regulate a disease where there is an iron excess in the body (haemachromatosis). Plant-derived iron is therefore capable of correcting imbalances brought about by the consumption of animal-derived iron.
Conclusion : The so-called ‘flaw’ in plant-derived iron absorption is actually a perfection, while animal-derived iron is, in reality, a flaw.
Numerous brochures on "nutritional advice" edited by the agro-food industry are distributed in doctors’ waiting rooms [5]. What do you think about this ?
It’s true that producers try endlessly to manipulate consumer demand. Informative advertising makes the consumer forget that it is only advertising, and the consumer ends up thinking the advert was factual. The fact that advertising material is in a doctor’s waiting room tends to make consumers think that the material is completely true. That’s good advertising. However, this type of advertising doesn’t shock me any more than advertising in general. The agro-food industry which produces meat, dairy products, eggs and the pharmaceutical industry and doctors etc are not actually responsible for the situation, even if they agree with it, as it is demand that creates supply. All these industries are only responding to general demand for their products. Of course it is in the interest of these industries for consumer habits to stay the same, but they are not ultimately the ones who pull the strings. It’s the consumers that do that. Consumers are not the “good guys” being manipulated by the “bad guys”.
Consumers are narrow-minded and badly informed. And when someone actually tries to educate them they think you’re just trying to sell them something !
Some of my patients are nurses, pharmacists and doctors or from doctors’ families. When they come to visit the surgery I tell them not to do as I do, because if you talk about nutrition to a sick person they’ll run a mile.
People who have beaten serious illness through my dietary advice and medecine, haven’t managed to change the dietary habits of their loved ones, even when they were gripped by serious illness themselves. I recently read an article in an orthodox medical journal in which a doctor said that he had great difficulty in giving nutritional advice to diabetics, and the patients weren’t even vegan !
Another article recommended the action that should be taken by doctors to confront high cholesterol levels. The conclusion was that experience shows that dietary advice is not followed beyond the first year so you should just prescribe a statin (anti-cholesterol drug) from the start. This conclusion, which may seem shocking, is in fact, realistic as it takes consumer demand into consideration. Consumer : “Let me stuff my face with meat and cheese and just give me some tablets, on prescription of course”.
An article written by a well-known French, orthodox nutritionist revealed his surprise at the fact that 44% of cancers are directly related to food, and paradoxically, that people are not interested in changing their dietary habits which would be beneficial to them, namely ; reducing consumption of animal fats (meat, dairy products and eggs) and increasing the intake of fruits, vegetables and fibre (especially wholefood cereals, vegetables and fruits).
Consumer demand is rotten to the core and supply (food manufacturers) will naturally respond to demand. When demand is rotten, should we be so surprised that supply is the same ?
Demand and supply are rotten because people instinctively connect with the general consensus. Then they put their behaviour, beliefs and speech into what the majority expects of them. In one sense, they don’t need to be told what to do. The industrialist, politician, doctor, patient...each one conforms to what his or her own culture and environment expects of them. They are Panurgian sheep without their rams. A sect without a guru. If they come across any information that contradicts the general view, they will immediately reject it. This mechanism is utterly paralysing. It prevents any debate and in so doing, prevents the deepening of both knowledge and the conscience of humanity.
It is this mechanism which is responsible for the blocked situation in which we find humanity, where individuals, having the sole aim of conforming with the general majority, accept the continuation of people killing each other, of torturing animals for food or for ‘experiments’, and of the pollution of the planet where they live, which shows the utmost indifference, even if they are told with hard evidence of the negative consequences of their actions and the inaccuracies in their beliefs.
We must educate the consumer and bring him or her out of their ghetto, where they have installed themselves.
The internet and websites like yours are very useful as they can make people think. If something like the collapse of the Berlin wall is possible, then why can’t the consumption of animal products cease ?
For an optimally balanced diet, what advice would you give to a pregnant vegan or vegan nursing mother ?
Nutrition for a pregnant vegan or nursing mother is the same as for any vegan.
In my opinion, a balanced vegan diet should consist of :
50% wholewheat cereals or potatoes
5% legumes (lentils, chick peas etc)
40% seasonal vegetables (60% cooked, 40% raw)
10% fruit (raw fruit to be consumed between meals to avoid them breaking down with starchy foods)
1% oily nuts, seeds and beans (hazelnuts, almonds etc) and various oils (hemp, rapeseed, soya, walnut, cameline and flaxseed) contain linoleic acid otherwise known as omega-3, which helps develop a child’s fast-growing nervous system.
Lacto-fermented vegetables like sauerkraut (lacto-fermentation is a type of fermentation with lactic acid and doesn’t contain milk derivatives), along with the juice of fermented vegetables (beetroot etc), and seaweed (kombu, izikis), all promote the production of the thyroid hormone, and rounds off a vegan diet.
Like vitamin K and D, vitamin B12 is produced naturally within the body. Vitamin B12 and vitamin K are produced by bacteria in the intestine. Experience shows that long-time vegans, who have not taken vitamin supplements have normal levels of B12. However, if the intestinal flora is adversely affected by pathogens causing things such as diarrhoea, Crohn’s disease and colon disease, or even an auto-immune illness such as Biermer, the production or absorption of the vitamin can be adversely affected and necessitate taking a vitamin supplement.
A pregnant woman or nursing mother can therefore supplement her diet with nutritional or supranutritional levels of natural multivitamins. This is worthwhile for everyone.
For optimal nutrition, what advice would you give to parents of a vegan child or teenager ?
Don’t force-feed them legumes or tofu because you’re scared they’ll become protein deficient.
Don’t force-feed them sesame seeds or other oily seeds because you’re scared they’ll be calcium deficient.
If they’re in the least bit tired, don’t start panicking and tell them “You’re obviously lacking protein and are vitamin-deficient !”. Tiredness can be due to all sorts of imbalances. Being plied with tofu and oily seeds will only add to their fatigue, and leave their spleen overworked too.
Some people say that one can choose a vegan diet as an adult, but that it is shocking to impose such a diet on children as it’s just asking for problems with their physical and mental growth. What do you think about that argument ?
A vegan diet is the most beautiful gift you can give a child, as vegan nutrition will protect them, if they continue this diet into adulthood, from illnesses that they would inevitably face one day or another if they stuffed their faces like other children of their age with meat, dairy products, eggs, refined sugar and salt. These are illnesses such as cancer, cardio-vascular disease, diabetes and obesity.
Their growth and intellectual capacity will be completely normal. There are numerous examples, starting with my own children, vegan from birth, now grown-up, and always vegan. One can’t speak more highly of this army of hyperactive children who “pollute” the lives of their teachers and parents.
Vegan food allows them to understand that it is futile and dangerous to eat animal products. Not only for their own health, but also for the health of the planet, since every mouthful of meat correlates to further deforestation and further pollution.
In this way they realise that health and spirituality starts on their plate.
What advice would you give someone who eats animal flesh (meat and fish) and who wants to become vegetarian ?
What a good idea ! Vegetarianism comes from a very positive desire not to eat the flesh of a dead animal, but it’s a shame not to go the whole way. Effectively, they should avoid eating too many dairy and egg products. If not there will be no benefit health-wise in relation to someone who eats anything and everything. Dairy and egg products are actually harmful to ingest.
Dairy products are pervaders of asthma, eczema, psoriasis and acne (asthma has increased by 150% over the last 15 years), which are all excellent at destroying arteries and which promote the development of breast (In Japan where cancer was previously non-existent, the growth in breast cancer has increased at the same rate as the consumption of dairy products), ovarian and prostate cancer, and type 1 diabetes...etc.
Sheep or goat’s milks are no more healthy than cow’s milk, it is in fact the reverse. In effect, allergy and auto-immune illnesses surface because animal products are poorly digested. This intestinal putrefication makes the small intensine’s lining porous. Foreign proteins, from poorly digested food, go directly into the bloodstream, bringing about an attack on the immune system. In addition there is more protein in sheep and goat’s than cow’s milk, so there is more likelihood that these illnesses worsen with these two milk types. A human being is neither a cow’s young, nor a goat’s. So it is no more advisable to suckle from a goat than a cow.
Eggs are bombs of cholesterol and will not help decrease your cholesterol level any more than buying an anti-cholesterol product.
What advice would you give to someone wishing to become vegan ?
Avoid eating too many raw fruits and vegetables, especially if you suffer from colds, bronchitis, diarrhoea, abdominal bloating or even rheumatoid pain. These illnesses are ‘cold illnesses’. An excess of raw fruits or vegetables or chilled food will tend to exacerbate the problem.
If we give someone suffering from rheumatoid arthritis, a vegan diet consisting of important quantities of raw vegetables or fruits (good acids, like oranges, grapefruits, kiwis are rich in vitamin C and, therefore, make you colder), one risks making that person suffer more than before and it would be better that they stuck to their previous diet.
Almost 2% of the French population is vegetarian [6], have you discovered in your practise, more patients who are interested in this diet ?
I have almost never seen a vegetarian at my surgery. I have seen some rare people who have followed a more-or-less vegetarian diet in the past, but only as a passing and irregular thing.
That’s not to say that I’m waiting to see people who are purely interested in veganism at my practice, as I’m sure I would be waiting a very long time ! As a whole, people aren’t particularly interested in vegetarianism. I think they avoid it like the plague. People shun vegetarianism because it places individuals in a position of disobedience vis-à-vis the majority to which they want to belong, so they’re scared of being excluded.
Internet groups and vegan websites can be useful tools for those who want to move away from the general consensus.
Why did you adopt a vegan diet ?
Since my childhood, just the thought of eating meat, fish, seafood and eggs, and to a lesser degree, dairy products, made me feel sick.
One morning, at the age of 34 at a time when I practised digestive endoscopy in clinics and hospitals, I decided that I would no longer accept eating all those products which had disgusted me for so long. That very afternoon I found an article written by Michio Kushi that indicated serious illnesses were due to an excessive consumption of meat and dairy products and that it was possible to set in motion an auto-attack on these illnesses by changing what we ate.
The following day I became vegan and have been so for the last 20 years !
I then wanted to find out for sure that dietary change could effectively allow the body to fight serious illness - and it really could ! So for the last 20 years I have been trying to find ways to improve this “auto-attack method”. That’s why veganism is the vault key of my consultation. I consider, like Hippocrates, that food is the first medicine. I therefore advise everyone who comes to see me to veer towards veganism because while the illness that they are suffering may be serious, without veganism it is impossible to hope to conquer it.
I explain to patients that their illnesses are like a crumbling wall, and that at the bottom is some stagnant water. You have to drain away the stagnant water for the wall to dry out. You can’t just put up a beautiful painting and use an airfreshner to solve the problem.
Going from an omnivorous to a vegan diet is draining away the stagnant water. Once we correctly follow this diet, we can look after the wall more simply with natural, non-toxic medicines. However just because these medicines aren’t chemicals doesn’t mean they don’t work ! By dint of only being exposed to ‘medicines’ which are toxic to some degree or another, toxicity and effectiveness are seen as synonymous in people’s minds.
Thankfully there is no shortage of alternative medicines that can help treat the crumbling wall without indirectly making holes in it : western herbal remedies, ancient Chinese herbal medicine, orthomolecular medicine (multivitamins and minerals, amino acids etc), mineral salts, homeopathy, and that’s just to name those I use every day.
Have you noticed a change in your health after having become vegan ?
Before my dietary change I was the king of angina. Antibiotics took three days to work, leaving me in a semi-nauseous state of fatigue. And shortly after finishing a course of antibiotics I’d suffer another bout of angina. I asked myself whether I really wanted to remain an antibiotic slave for the rest of my life.
Since my dietary change I haven’t had the slightest bout of angina.
In order to help stop my continual colds, which were due to a worn-out lung, food wasn’t enough, neither were western herbal remedies. So I went to Chinese herbal remedies, which rapidly and effectively made my fragility disappear. “Thank you” to the plants and to those who have experimented with and compiled lists of them !
There’s no difference between plants that are on our plate and those that we take in medicinal form, as eating a carrot is in itself a form of medicine.
Thank you , Dr DK.
[1] Pour des raisons déontologiques, le Dr DK a demandé que son nom et l’adresse de son cabinet ne soient pas publiés sur internet. Si des personnes souhaitent entrer en contact avec ce médecin, merci d’envoyer un mail à [veganimal.info] qui transmettra.
[2] Le CERIN, organisme appartenant au centre national interprofessionnel de l’économie laitière, édite des fascicules comme "Du calcium pour la vie", à destination des salles d’attente des médecins.
[3] Source UVE (Union Végétarienne Européenne)
[4] To keep within codes of practice, Dr DK has asked for us not to publish his or her name or the address of their surgery on internet. If you would like to get in contact with the doctor, please send an email to [veganimal.info] and we will pass it onto them.
[5] CERIN is an organisation at the heart of the dairy industry and edits booklets such as "Calcium for Life" which are destined for doctors’ waiting rooms.
[6] Source UVE (Union Végétarienne Européenne/European Vegetarian Union)
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