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Dossier compilé par VB Addition de recherche et traduction par Virginie Jardin
L’industrie des cosmétiques, dont les ventes sont passées de 7 milliards de dollars en 1970 à la somme colossale de 28 milliards de dollars en 1994. (1)
Cosmétiques et produits chimiques
Le programme environnemental des Nations Unies évalue à 70.000 le nombre de produits chimiques utilisés couramment, auxquels il faut ajouter une centaine de nouveaux produits chimiques introduits chaque année. (2) Beaucoup d’entre eux se retrouvent sur les étagères des magasins aux rayons cosmétiques et produits de soins. Le National Institute of Occupational Safety and Health a signalé que de tous les produits chimiques utilisés dans les cosmétiques, 900 se révèlent toxiques. (3)
Les produits cosmétiques ne peuvent faire l’objet d’un contrôle qu’une fois qu’ils ont été commercialisés. Contrairement aux denrées alimentaires et aux médicaments, les produits cosmétiques et les matières premières qu’ils contiennent ne font pas l’objet d’un compte rendu ni d’une approbation de pré-commercialisation avant d’être vendus au public. De plus, il n’est pas requis des fabricants qu’ils mentionnent d’éventuelles lésions liées à leurs produits cosmétiques ou qu’ils soumettent des données attestant la sûreté des ingrédients inclus dans leurs produits.
La peau n’est pas la seule voie par laquelle les produits chimiques toxiques peuvent pénétrer à l’intérieur de notre corps. Le maquillage pour les yeux peut être absorbé par les muqueuses qui sont très sensibles. Les sprays pour les cheveux, les parfums et le talc peuvent être inhalés et irriter les poumons. Le rouge à lèvre est souvent mâchouillé et avalé.
Vos cosmétiques recèlent-ils des dioxines cachées ? Probablement. Particulièrement si vous utilisez des déodorants et des savons antibactériens. Les dioxines peuvent aussi pénétrer dans nos salles de bains sous la forme d’emballages ainsi que de coton pour le démaquillage et de mouchoirs en papier de commerce qui sont blanchis à l’eau de javel. Même les flacons en plastique que nous nous plaisons à accumuler peuvent contenir des dioxines qui peuvent s’infiltrer dans les shampoings, les gels douches et les crèmes pour le visage que nous utilisons tous les jours.
Les alkylphenol ethoxylates (APE) sont une catégorie de perturbateurs endocriniens qui pourraient affecter les systèmes hormonaux, neurologiques, immunitaires et de reproduction. Les alkylphenol ethoxylates sont classés dans les surfactants et sont utilisés pour leurs propriétés de détergents ou de dispersants d’huile.
Les parabènes sont un autre type de produits chimiques perturbants les hormones et qui imitent aussi les œstrogènes. (5) Bien qu’ils soient considérés sans danger dans les produits cosmétiques, les parabens ont été mis à l’honneur par les fabricants de cosmétiques à la fin des années 1970 en raison de leurs vastes propriétés antibactériennes. Habituellement précédés des préfixes methyl-, ethyl-, propyk- ou butyl-, les parabens sont de puissants conservateurs que l’on trouve partout, depuis les shampoings jusque dans les crèmes pour la peau.
Les phthalates sont un autre type de perturbateurs endocriniens. Bien qu’il soit généralement admis que l’exposition aux phthalates se fait principalement par les divers aliments qui ont absorbé les produits chimiques contenus dans les emballages plastiques, on peut aussi les trouver dans nos salles de bain. Utilisés comme ingrédients dans les gels en spray, dans les parfums et dans les vernis à ongles, les phthalates sont susceptibles de s’amasser dans les graisses de notre corps.
Cosmétiques et santé
Il existe plus d’une centaine de différents types de cancers, chacun ayant ses propres causes, symptômes et vitesse de développement. Cependant, la plupart des cancers entre dans l’une de quatre catégories. Les carcinomes affectent la peau, les muqueuses, les glandes et les organes internes. Les leucémies sont des cancers des cellules sanguines. Les lymphomes affectent le système lymphatique, tandis que les sarcomes ciblent les muscles, les tissus conjonctifs et les os. On estime que la plupart des substances cancérigènes que l’on trouve dans les cosmétiques sont des carcinomes et des lymphomes.
Une étude a montré que les femmes qui se teignent les cheveux manifestent plus de dégâts au niveau de leurs chromosomes que les femmes qui n’ont jamais fait de colorations. Des chercheurs suédois ont découvert que les réactions allergiques au vernis à ongles incluaient des lésions qui atteignaient le visage, le cou ainsi que les mains des personnes soumises aux tests qui étaient sensibles à la résine de toluène-sulfonamide/formaldehyde. (7)
Ces études, conduites sans le bénéfice d’un soutien de la part des industries, apparaissent généralement enterrées dans d’obscurs journaux médicaux et n’ont que peu d’attention de la part des médias. Il est quasiment impossible pour les consommateurs de comprendre l’impact que peuvent avoir les produits cosmétiques modernes sur leur santé.
Cosmétiques et pollution
Les risques des produits chimiques synthétiques s’étendent au-delà de la santé humaine. Beaucoup des ingrédients utilisés dans les produits cosmétiques polluent l’environnement. Il faut ajouter à cela le gaspillage engendré durant le processus de fabrication. Des millions de litres de produits chimiques synthétiques habituellement utilisés dans les maquillages, les crèmes pour la peau et dans les produits de soin pour les cheveux, contaminent non seulement nos voies d’eau, mais détruisent également la vie marine. Plusieurs études ont montré que les tissus des cerveaux de truites arc-en-ciel et de saumons cohos contenaient du benzène et du naphtalène en grande quantité. (8)
Les surfactants contenus dans les après-shampooings, les shampooings et les lotions peuvent finir dans le sol, changeant par là même la façon dont poussent les plantes. (9) De plus, la production d’acide acétique et de glycol éthylène - des ingrédients que l’on trouve dans quantités de lotions de et de teintures pour cheveux - contribue à la pollution de l’air.
Ce ne sont pas seulement les matériaux bruts qui sont cause d’inquiétude, mais également les produits secondaires générés par la dégradation de ces produits chimiques. La décomposition de certains des ingrédients que l’on trouve dans les produits de soins peut se transformer en surfactants alkylphenol ethoxylates. Ces surfactants interfèrent avec le fonctionnement normal des hormones et peuvent perturber le développement sexuel. Les alkylphenol éthoxylates finissent généralement dans des usines de traitement des eaux usées où ils se désagrègent pour former de nouveaux composés alkylphénolique. Finalement, ces substances parviennent à trouver le chemin de nos rivières et de nos mers, créant une menace permanente pour la faune. Même des petites quantités d’alkylphenolic sont dangereuses car ces substances se concentrent dans les organes internes des poissons et des oiseaux à des degrés dix fois plus élevés que ceux trouvés dans l’environnement alentour. (10)
Cela fait des années que les scientifiques et les environnementalistes mettent en garde contre les effets dévastateurs de ces perturbateurs hormonaux sur la nature. Ils donnent pour exemple le saumon du lac Erié sur lequel ont été découvertes des glandes tyroïdes considérablement hypertrophiées - jusqu’à un million de fois la taille normale. Et dans l’estuaire Saint Laurent, au Québec, on a trouvé deux testicules et deux paires d’ovaires séparées sur une baleine béluga. (11)
Cosmétiques et éthique
De 10 à 15 millions d’animaux sont torturés et tués chaque année dans des laboratoires américains pour tenter de déterminer la sûreté de cosmétiques et de produits ménagers.
Divers tests sont quotidiennement conduits sur les animaux de laboratoire pour mesurer l’irritabilité de la peau et les dégâts causés par inhalation ; mais les plus insidieux de ces tests sont le test oculaire de Draize ou Draize Eye Irritancy et le test de toxicité aiguë ou LD50 :
Le test Draize, inventé en 1944, est utilisé pour tester des produits comme le mascara et les shampoings et déterminer leur degré d’irritabilité pour les yeux et les dégâts qu’ils peuvent engendrer sur les tissus du corps. Des lapins sont maintenus dans des carcans et des pinces en métal gardent leurs yeux ouverts tandis que des paillettes ou des granules du produit chimique concentré ou du produit testé sont placées dans la paupière inférieure de chaque œil. Les dégâts sont mesurés en fonction du degré de gonflement, de rougeur et d’irritation qui se produisent durant une période de 7 jours. Pendant le test, ces animaux peuvent subir de très graves gonflements, brûlures et hémorragies, des déchirements de l’iris et finalement devenir aveugles.
LD50 est l’acronyme de Lethal Dose (dose mortelle) 50%. Ce test mesure la quantité nécessaire d’un composé pour conduire à la mort de 50% du groupe d’animaux de laboratoire sélectionnés pour le test - la plupart du temps des chiens, des chats, des cochons et des singes. Durant une période allant de 2 semaines à 7 ans - selon le composé - on fait ingérer de force aux animaux de laboratoire des ingrédients couramment utilisés dans le vernis à ongles, la teinture pour cheveux, le rouge à lèvres, le parfum et les crèmes pour la peau. Une fois que le seuil de tolérance du produit chimique est atteint, les animaux peuvent souffrir d’un manque d’appétit, de diarrhées, de vomissements, de convulsions ainsi que de saignements des yeux, du nez et de la bouche avant finalement de mourir.
Selon le Dr. Herbert Gundersheimer de l’association Physicians Committee for Responsible Medecine : "Les résultats des tests sur animaux ne sont pas transférables d’une espèce à une autre et par conséquent, il ne peuvent garantir la sûreté des produits pour les êtres humains." Le magazine commercial de l’industrie cosmétique, Drug and Cosmetic Industry, admet même que : "Que ce soit anatomiquement ou physiologiquement, aucun animal n’a une peau se rapprochant vraiment de celle de l’être humain."
Pour la seule année 1993, Procter&Gamble a investi 2,4 milliards de dollars dans des campagnes publicitaires alors qu’ils n’ont dépensé que 450.000 dollars en subventions d’ordre scientifique pour développer de réelles alternatives aux tests sur les animaux.
Selon l’association Physicians Committee for Responsible Medicine : "Il semble que les tests fassent partie du processus par lequel les entreprises évitent les responsabilités judiciaires de dommages-intérêts causées par leurs produits."
9 ingrédients mortels
- Les couleurs à base de goudron de houille sont produites à partir de goudron liquide ou semi liquide qui se trouve dans la houille grasse et peuvent contenir un certain nombre de toxines tels que le benzène, le xylène, le naphtalène, le phénol et le créosol. Le goudron de houille est un poison sous sa forme pure et la quasi-totalité de ces couleurs se sont révélées causes de cancers, rendant leur utilisation très controversée. Le goudron de houille est phototoxine et de nombreuses personnes connaissent des réactions allergiques lorsqu’elles sont exposées à des produits qui contiennent des dérivatifs de goudron de houille.
Toutes les couleurs FD&C et D&C sont faites à partir de goudron de houille et pourtant, la plupart n’ont jamais subi de test de sûreté. Les Violets D&C N°2 sont une catégorie particulièrement mauvaise de teintures, fabriquées à partir de phthalic anhydride et de benzène. Les Jaunes D&C N°19 et 11, en plus de contenir d’autres couleurs artificielles que l’on trouve souvent dans les shampoings anti-pelliculaires appartiennent à la famille de la quinoline (la quinoline est créée lorsque le goudron de houille interagit avec l’aniline, l’acétaldéhyde et le formaldéhyde - tous extrêmement toxiques et carcinogènes. Fabriquées à partir de carbone tétrachloride, de benzène et d’aluminium chloride, les teintures au triphénylméthane sont vraiment carcinogènes. On inclut parmi les teintures de ce groupe les Bleus FD&C N°1 et les Verts FD&C N°1,2 et 3. Les xanthènes sont des colorants utilisés le plus souvent dans les rouges à lèvres. On peut les retrouver sous les noms de Rouges FD&C N°3 et Rouges D&C N°2 et 19 et ils peuvent être cause de phototoxicité. (13)
Puisque les couleurs au goudron de houille sont utilisées de façon aussi considérable dans les produits cosmétiques, ce serait une bonne idée de chercher des produits qui contiennent des agents colorants naturels et des alternatives naturelles telles que l’annatto, le béta-carotène ou l’henné qui sont des dérivés de plantes et sont utilisés sans danger depuis des siècles.
- On trouve le formaldéhyde dans les vernis à ongles, les fortifiants pour les ongles, les savons, les shampoings et les préparations pour la croissance des cheveux. Les hydantoïnes et les surfactants comme le lauryl sulfate de sodium, peuvent contenir du formaldéhyde même lorsque celui-ci n’est pas répertorié sur les produits cosmétiques comme désinfectant, germicide, fongicide ou anti-mousse.
- Le plomb sous toutes ses formes est un poison. Pourtant, on le trouve dans certaines teintures pour les cheveux. Facilement absorbé par la peau, le plomb s’accumule dans les os et peut n’être libéré que des mois, voire des années plus tard. (14) Une étude faite par l’université Xavier de Louisiane a trouvé un certain nombre de marques de teintures pour cheveux qui contenaient plus de 10 fois la quantité de plomb autorisée dans la peinture domestique. (15) Il y a d’importants signes qui démontrent que l’exposition au plomb peut aussi être cause de dégâts neurologiques légers et d’anomalies du comportement. (16)
- Les nitrosamines : un certain nombre d’agents composés de nitrate et de nitrite sont couramment utilisés dans les produits cosmétiques dont le diéthanolamine (DEA), le triéthanolamine (TEA), le monoéthanolamine (MEA), le formaldéhyde et le lauryl sulfate de sodium (ou laureth). Ces ingrédients sont souvent mélangés avec d’autres produits chimiques synthétiques - par exemple, cocamide-DEA, ou bien TEA-lauryl sulfate de sodium. Pour ne courir aucun risque, les associations de consommateurs recommandent d’éviter tout produit contenant des composés de DEA, TEA ou MEA.
- Le Phénylénédiamine , souvent précédé par m-, o- ou p- se trouve dans les colorants permanents pour cheveux, ordinairement appelés teintures d’oxydation ou teintures peroxydes. Il peut être cause d’eczéma, d’asthme bronchial, de gastrites, d’irritations de la peau et il peut même conduire à la mort.
- Le Propylène Glycol, un ingrédient utilisé dans les liquides de frein et les antigels est aussi utilisé comme moyen de débit et de solvant à la place de la glycérine. Meilleur marché et plus facilement absorbé que la glycérine, on trouve le propylène glycol dans de nombreuses préparations de produits de beauté. En fait, c’est l’ingrédient contenant un certain taux d’humidité le plus largement trouvé dans les produits cosmétiques, depuis les lotions pour bébés jusqu’au mascara. Le National Institute for Occupational Safety and Health dénonce ce produit chimique comme étant un neurotoxique. (17) D’autre part, des études récentes ont fait le lien entre ce produit chimique et des dermatites, des dégâts au niveau des reins et des disfonctionnements du foie. (18) Il empêche également la croissance des cellules de la peau, altérant directement les membranes cellulaires.
- Les composés d’ammonium quaternaire sont utilisés comme agents de conservation, surfactants et germicides dans une large gamme de produits cosmétiques. Tous les composés quaternaires peuvent être toxiques, selon le taux de concentration et la dose. Souvent listés sur les étiquettes des ingrédients sous les noms de chloride de benzakonium, cetrimonium bromide et quaternium 1-29, les composés d’ammonium quaternaire sont caustiques et peuvent irriter la peau ainsi que les yeux. Utilisés à la base comme adoucissant pour le linge, ces composés peuvent aussi adoucir la peau et la texture des cheveux immédiatement après leur utilisation.
- On retrouve le lauryl sulfate de sodium dans 90% des shampoings, ainsi que dans les crèmes pour la peau et dans certains dentifrices. Populaire auprès des fabricants de cosmétiques pour ses propriétés moussantes, le lauryl sulfate de sodium est reconnu comme irritant de la peau. Cet ingrédient peut également réagir au contact d’autres produits chimiques et former des nitrosamines.
- Chimiquement, le talc est similaire à l’amiante. Le talc que l’on trouve dans les poudres pour le corps et dans les déodorants en sprays peut irriter les poumons lorsqu’il est inhalé. Et depuis que certains utilisateurs ont signalé que le talc pouvait causer des vomissements, de la toux et même des pneumonies, les pédiatres se sont mis à conseiller aux jeunes parents d’éviter l’utilisation de produits à base de talc sur leurs enfants. On peut aussi trouver du talc dans les fards à joues, les ombres à paupières, les poudres pour le visage, les fonds de teints liquides et même dans les lingettes rafraîchissantes pour la peau.
Étant donné que la plupart des produits cosmétiques sont préparés par grandes fournées et peuvent rester sur les présentoirs des magasins pendant des mois, de forts conservateurs sont nécessaires pour éviter que les ingrédients ne se séparent et pour les protéger de contaminations microbiennes, bactériennes et fongiques. Les conservateurs les plus communément utilisés sont les méthyl- et propyl parabens, les perturbateurs endocriniens qui sont de forts sensibilisants ainsi que le DMDM hydantoine qui peut éventuellement diffuser du formaldéhyde. Un autre conservateur très utilisé et que l’on trouve dans quasiment toutes les préparations cosmétiques est l’imidazolidinyl urea. Selon l’ association American Academy of Dermatology, on a découvert que ce dernier pouvait causer des dermatites. (19)
Même des ingrédients qui paraissent naturels peuvent être produits de façon synthétique. Par exemple, la vitamine E synthétique listée sur de nombreux produits est complètement différente de la vitamine E naturelle. (20)
Liste des Ingrédients naturels en cosmétique
L’agar : Extrait de différentes algues marines, l’agar est utilisé comme émulsifiant et émollient dans les cosmétiques, ainsi que comme substitut à la gélatine dans le domaine culinaire.
L’aloe vera : On trouve cette substance dans les feuilles de l’aloe vera. Réputé pour guérir les blessures et les brûlures, l’aloe vera adoucit également la peau. L’aloe vera se trouve très facilement sous forme de gel ou liquide.
Les Acides Alpha Hydroxy (AHA) : Ils apparaissent naturellement dans des fruits tels que la noix de coco, la pomme, les agrumes, et le cassis et permettent l’exfoliation et l’hydratation de la peau. Trouvés en grande quantité dans l’acide glycolique, les acides alpha hydroxide sont devenus un ingrédient populaire parmi les fabricants de produits cosmétiques, qui ajoutent régulièrement des AHA synthétiques dans les crèmes antirides, les masques pour la peau et les lotions toniques.
Les antioxydants : Ils sont le plus souvent utilisés comme conservateurs. Les antioxydants comme les BHA et BHT sont souvent rajoutés par les fabricants de cosmétiques pour éviter que leurs produits ne se détériorent, mais les antioxydants naturels tels que les vitamines A, C et E peuvent être ajoutés aux produits cosmétiques comme alternative plus sûre par rapport aux variétés synthétiques.
Les eaux aromatiques : Ces eaux parfumées sont utilisées dans le traitement d’un certain nombre de maladies de la peau depuis l’acné jusqu’aux brûlures. L’eau aromatique la plus courante et bien connue est l’eau de rose, un dérivé de la distillation d’huiles essentielles.
L’argile bentonite : Cette argile blanche, qui absorbe l’humidité est utilisée pour les masques contre les imperfections de la peau. La bentonite est réputée pour extraire les poisons et les toxines de la peau. On en trouve dans la plupart des magasins de diététique et dans certaines pharmacies.
Les huiles de base : Les huiles végétales sont utilisées pour diluer et répartir les huiles essentielles d’une plante. Bien que les huiles essentielles ne se détériorent pas, certaines huiles végétales si. Pour en assurer la qualité, ajoutez un peu de vitamine E comme conservateur naturel à vos mélanges. Couramment utilisées, les huiles de base incluent l’amande, l’avocat, les pépins de raisins, les noisettes, le jojoba, les huiles d’olive et de sésame.
Le beurre de cacao : Cette matière grasse extraite des graines de cacao grillées, adoucit et lubrifie la peau. Souvent utilisée dans les crèmes solaires, de massage et les crèmes pour la peau.
Les exfoliants : Le terme fait référence à n’importe quel ingrédient qui entraîne l’extraction des cellules de peau mortes. Les exfoliants naturels incluent les flocons d’avoine, de maïs et d’amandes.
La glycérine : Un dérivé de la fabrication du savon, cela fait des milliers d’années que l’on utilise la glycérine comme diluant, émollient et lubrifiant dans les préparations de soins pour la peau.
L’henné : Cette antique teinture provient d’un arbuste, l’henné, et est utilisée depuis des siècles pour la coloration des cheveux ainsi que comme après-shampoing. Le véritable henné produit de la teinture rouge, mais les produits d’aujourd’hui à base d’henné sont souvent mélangés à d’autres ingrédients naturels tel que l’indigo ou le café pour produire toute une variété de nuances. Contrairement aux teintures chimiques qui pénètrent dans les cheveux, l’henné ceint chaque mèche et l’enrobe efficacement en lui donnant une texture chatoyante.
L’indigo : L’une des teintures non toxiques les plus anciennes, l’indigo est préparé à partir de plantes originaires du Bengale, de Java et du Guatemala. Il donne une poudre bleue foncée aux reflets cuivrés.
L’argile kaolin : Principalement utilisée en masque facial pour les peaux grasses.
Le Kohl : Fabriqué à l’origine à partir des cendres d’encens, le Kohl fut par la suite fait à partir d’antimoine poudreux, un élément métallique qui contient souvent du plomb, de l’arsenic, des phosphates et autres impuretés. Le Kohl contenant du plomb a été interdit aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
La lécithine : Cet antioxydant et émollient naturel est souvent utilisé dans les savons, les crèmes pour le visage et dans les lotions pour cheveux. La lécithine, que l’on trouve dans le jaune d’œuf et dans l’huile de soja contient des vitamines B en bonne quantité, ainsi que de la choline et de l’inositol.
La racine d’iris : La poudre de racine d’iris s’utilise en sachets, sous forme de dépoussiérant en poudre aromatique ou comme shampoing à sec. Dérivé de la souche de l’iris Florentin, d’iris est également utilisée pour les pots-pourris faits maison, afin de conserver leur fragrance.
La silice : Indispensable pour le développement d’ongles durs ainsi que pour une peau et des cheveux en bonne santé, on trouve la silice en abondance dans la nature. L’Alfalfa, les betteraves, les graines de soja, les céréales complètes, les légumes verts à feuilles et la Prèle représentent de bonnes sources de cet important minéral.
L’acide tannique : On trouve l’acide tannique dans le chêne, ainsi que dans les cerises, le thé et le café. Utilisé comme astringent, l’acide tannique peut teinter les cheveux en brun et donner un teint hâlé à la peau lorsqu’il est appliqué régulièrement.
L’hamamélis : Utilisé dans un bon nombre de préparations cosmétiques synthétiques et naturelles, l’hamamélis se révèle précieux pour ses propriétés astringentes. Un vieux remède des amérindiens contre les piqûres d’insectes, les brûlures et les irritations de la peau, l’hamamélis tonifie la peau et se révèle efficace contre les peaux à tendance grasse.
Cosmétiques faits maison
Le thé : Alors que le thé est généralement considéré comme une boisson, les thés cosmétiques sont utilisés seuls ou en combinaison avec d’autres ingrédients naturels pour former un éventail de préparations de beauté. En infusions (recouvrir le bol pour capter les huiles essentielles de la plante et laisser infuser de 5 à 10 minutes), en décoctions (faire bouillir la plante à feu fort pendant 15 à 30 minutes), ou en infusions froides (laisser infuser pendant 8 à 12 heures avant de filtrer).
Les vinaigres : Les vinaigres à base de plantes représentent d’excellents rinçages pour les cheveux et nettoyages pour la peau. Pour fabriquer du vinaigre à base de plantes, sélectionnez environ 110 grammes de la plante choisie et mettez-la dans un pot. Couvrez la plante avec du vinaigre de cidre. Fermez le pot et placez-le dans un endroit frais. Secouez doucement le pot 1 à 2 fois par jour. Après 2 semaines, passez la mixture et versez le vinaigre dans une bouteille.
Les huiles pour le corps : Les huiles aromatiques sont utilisées pour les bains et pour les massages. Fabriquez vos propres huiles parfumées pour le corps en mélangeant une trentaine de grammes d’herbes fraîches ou séchées avec un demi-litre d’huile porteuse. Faites chauffer à 80°F (26°C) pendant plusieurs heures ou bien exposez ce mélange au soleil un jour chaud, puis filtrez-le dans une bouteille décorative. Pour faire une huile parfumée en utilisant des huiles essentielles, mélangez simplement _ d’huile végétale avec 4 à 8 gouttes d’huile essentielle. Laissez reposer pendant 2 semaines en secouant quotidiennement pour bien répartir l’huile essentielle.
Source
Drop-Dead Gorgeous - Protecting yourself from the hidden Dangers of Cosmetics, Kim Erickson ( Comtemporary Books, 2002)
References
(1) : R. Winter, A consumer’s Dictionary of Cosmetic Ingredients.
(2) : I. Franck and D. Brownstone, The Green Encylopedia.
(3) : S. Kaplan, The Ugly Face of the Cosmetics Lobby.
(4) :”FDA Authority over Cosmetics”, 3 february 1995.
(5) : E. Routledge et al., “Some Alkyl Hydroxy Benzoate Preservatives (Parabens) Are Estrogenic”.
(6) : Winter.
(7) : Winter.
(8) : “Alkylphenolic Compounds”, Friends of the Earth, 17 december 1998
(9) : “reproductive Tract Abnormalities”, WWF www.wwfcanada.org
(10) : “Immune Function Effects”, WWF www.wwfcanada.org
(11) : T. Colborn et al., Our Stolen Future.
(12) : Winter.
(13) : winter.
(14) : P. Balch and J. Balch, Prescription for Nutritional Healing.
(15) : H. Mielke et al., “Lead-Based hair Products : Too Hazardous for Household Use”.
(16) : T. Schettler et al., Generations at Risk.
(17) : The Medical Post, 27 september 1994.
(18) : Human Reproduction, February 1990
(19) : Winter.
(20) : “Synthetic Vitamin E Cannot Bear Natural Labelling”, Nutrition science News.
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