Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.
Traduction par Carine Dos Santos
Au Jardin
En essayant de transformer notre modeste bout de terrain en petit coin de paradis, nous vaporisons tout un arsenal de pesticides sur les mauvaises herbes et les insectes et gavons nos plates-bandes d’élixirs de croissance. Pour enrichir cette bombe à retardement toxique, nous arrosons le tout d’anti-limace. En résumé, les jardins actuels sont des endroits dangereux.
Récemment, un rapport canadien cinglant sur la sécurité des pesticides a exposé tout un catalogue de maladies associées à leur utilisation, du cancer aux maladies neurologies en passant par la stérilité Les conclusions étaient si accablantes que les médecins canadiens recommandent aux gens d’éviter les pesticides autant que possible, particulièrement à la maison. Certains enfants risquent de développer une leucémie aiguë en cas d’exposition aux pesticides au cours de la grossesse ou de la petite enfance. L’effet " cocktail " est l’un des aspects qui inquiète le plus les scientifiques, en effet des substances peuvent sembler parfaitement sûres lorsqu’elles sont isolées mais peuvent être source de problèmes si elles se combinent.
Une recherche menée à l’université de Liverpool a, par exemple, prouvé que le glyphosate, un célèbre désherbant, peut causer des dégâts sur les cellules nerveuses en développement s’il est mélangé à certains produits. D’autres études ont démontré que la fertilité des souris est dégradée par les mélanges de désherbants et les pyréthrinoïdes mêlés à plusieurs solvants peuvent les rendre bien plus néfastes. Ces interactions pourraient n’être que la partie visible de l’iceberg. La capacité de ces pesticides à agir comme des hormones, utilisées en infimes quantités par notre corps, explique leur puissance. Ils peuvent de cette façon interférer sur la reproduction ou le développement à des niveaux bien plus bas que ce qui est à présent étudié.
Quels sont les problèmes spécifiques identifiés ? Pour les parents et futurs parents, le comportement similaire aux hormones des pesticides est un souci particulier. "De nombreux pesticides et produits ménagers peuvent affecter le travail des hormones et certains affectent la croissance du fœtus à des niveaux qui ne semblent pas toucher les adultes" explique le Dr Vyvyan Howard du département de toxicologie de l’université de Liverpool. "Une femme enceinte transmet à son enfant une partie des substances chimiques, tout d’abord par le placenta puis par l’allaitement."
On a également établi le lien entre pesticides et cancer : une étude sur des scottish terriers visant à déterminer les raisons de leur fort taux de cancer de la vessie a révélé que les chiens se couchant sur de pelouses traitées au désherbant avaient des taux de cancer jusqu’à 7 fois plus importants que les chiens se couchant sur des pelouses non traitées. On craint également que les pesticides ne puissent déclencher la maladie de Parkinson. Des incidences inhabituelles de cette maladie ont été relevées dans les zones rurales, où les pesticides sont utilisés en grandes quantités dans les fermes. Le problème se déclare à présent dans les foyers urbains, chez des gens exposés aux pesticides dans leur jardin ou à la maison ont 70% de chances supplémentaires de développer la maladie de Parkinson.
L’Union Européenne a donné des directives plus strictes. Elle a ordonné une revue de tous les produits chimiques de jardinage en vente avant 1994 afin d’évaluer leur sécurité. L’année dernière, plus de 80 produits de jardinage ont été retirés de la vente. Ces produits comportaient des ingrédients tels que le dichlorprop, la trifolium ou le sel d’ammonium. Au 31 mars 2004, on demande aux jardiniers de s’être défaits de ces produits sur les sites mis à disposition par les autorités.
Les pesticides ne sont pas le seul danger dans le jardin. Les produits de préservation du bois sont également prévus pour tuer les insectes et les champignons et, comme dans le cas des pesticides, un grand nombre des bons vieux produits nocifs utilisés pour le bois est interdit depuis longtemps. La créosote (utilisé pour conserver le bois, n.d.t.), produit de base des jardiniers, a finalement été retirée de la vente l’an dernier mais le bois de construction déjà traité est légal. Les autorités affirment que le retrait était purement " préventif " en raison de la présence d’agents cancérigènes potentiels dans la créosote mais précisent que le bois traité ne pose pas de problème tant que l’on évite une manipulation prolongée ou une exposition de la peau nue. Il en va de même avec le bois traité avec le CCA (Cuivre, Chrome, Arsenic), interdit en juillet 2004.
Utiliser des bois durables comme le chêne serait une alternative aux produits de conservation car ils renferment leurs propres conservateurs. On trouve également des pesticides naturels. L’huile d’ail repousse les limaces et les escargots. L’huile de citronnelle, l’extrait de citron, l’huile d’écorce d’orange l’huile de pépins d’orange le poivre ou le trognon de maïs en poudre sont aussi des répulsifs.
Étagère
Les panneaux de particules sont souvent constitués d’adhésif urée-formol en raison de ses propriétés agglutinantes. Le formaldéhyde est un gaz instable sans couleur (on peut le sentir dans l’air à environ 4 parties par million et son utilisation est extrêmement variée : de la saumure aux explosifs). L’inhalation de quantités même infimes de ce gaz peut provoquer des maux de gorge, une toux et une insuffisance respiratoire. A des niveaux supérieurs, ils peuvent être fatals. Il est également très irritant pour la peau et peut entraîner une dépigmentation ou une desquamation. Si vous recevez du formaldéhyde dans les yeux, il peut avoir des dégâts graves allant jusqu’à la cécité.
On soupçonne qu’une exposition chronique ne se révèle cancérigène. Les expériences ont indiqué qu’inhaler du formaldéhyde peut déclencher des cancers des cavités nasales chez les rats. Des données à long-terme ont précisé que des personnes exposées à des taux élevés de cette substance sur leur lieu de travail (les préparateurs funéraires et les employés de scieries par exemple) étaient très touchées par le cancer du nez.
Grille pains
Il ne s’agit pas de la machine en elle-même mais de l’utilisation qui en est faite. Si vous aimez les toasts extra-croustillants, sachez que vous risquez d’augmenter vos risques de cancer. Les toasts brûlés (de même que les viandes grillées ou fumées) contiennent des niveaux élevés de benzopyrène, un cancérigène célèbre. Cette substance jaune et cristalline, présente dans le goudron de houille et la fumée de cigarette, est produite lorsqu’une matière organique ne brûle pas suffisamment.
Elle peut aussi provenir de la cuisson des aliments dans un four incrusté de nourriture brûlée. Le benzopyrène fait partie du groupe des hydrocarbures aromatiques polycycliques à l’origine de dégâts sur l’ADN en s’accrochant à certaines parties de la molécule. L’ADN se répare tout seul mais une zone endommagée peut entraîner des mutations lorsque les cellules du corps se divisent par la suite et donc déclencher un cancer.
Panneaux de fibres
Les MDF ou fibres de moyenne densité sont un matériau composite fabriqué à partir de fibres collées ensemble et qui contient du formaldéhyde, responsable de cancers chez les animaux et donc probablement cancérigène pour l’homme. Il irrite également la peau, les yeux et les muqueuses. Même une brève exposition à de faibles concentrations peuvent déclencher des crises d’asthme chez les personnes sensibles. Couper, percer et usiner du MDF génère de grandes quantités de poussière ; on a démontré le lien entre l’inhalation de ces poussières et l’asthme ainsi que le cancer. On a largement parlé de ces risques et les bricoleurs sont invités à prendre des précautions, comme porter un masque et ouvrir portes et fenêtres.
Peintures
Les peintures contiennent un liquide qui permet d’étaler un pigment solide sur une surface et qui s’évapore par la suite. Traditionnellement, ces solvants liquides comportent des composés organiques volatiles nocifs comme le toluène, agent potentiellement cancérigène liée à des dégâts durables au niveau du foie et des reins, ainsi que du xylène, qui peut affecter la moelle osseuse et provoquer des dommages chez le fœtus. Ces solvants s’évaporent dans l’air au fur et à mesure que la peinture sèche ; ce procédé dure plusieurs semaines, bien après la disparition de l’odeur caractéristique de " peinture fraîche ".
Les peintures à base d’eau ne contiennent pratiquement aucun solvant mais paradoxalement, les bricoleurs peuvent recourir à de plus grandes quantités de solvants pour nettoyer les surfaces avant de pouvoir les appliquer (les solvants biologiques des peintures les plus toxiques dissolvent facilement la graisse et la saleté). Les peintures à base d’eau peuvent également contenir des additifs pour faciliter la dispersion du pigment coloré.
Les peintures les plus récentes ont tendance à être à base d’alcool et dégagent moins de vapeurs nocives et sont donc beaucoup moins toxiques. Mais on trouve encore certaines peintures satinées comprenant des solvants hydrocarburés et qui produisent des vapeurs plutôt néfastes.
Une bonne ventilation est indispensable et on doit éviter de peindre par une journée de froid avec les fenêtres fermées et le chauffage allumé. Il en va de même pour certains vernis qui contiennent des solvants toxiques semblables aux anciennes peintures.
Poêle à frire
Un article du Veterinary Record publié en 1975 rapportait un cas alarmant : la mort d’un oiseau à cause d’une poêle à frire. " 5 perruches calopsittes sont mortes en 30 minutes après exposition aux fumées d’une poêle à revêtement anti-adhésif, le polytétrafluoréthylène, ayant accidentellement surchauffé. Au bout d’une heure, leur propriétaire a développé des symptômes de la " fièvre des polymères " mais s’est rétabli au cours des 24 heures suivantes. "
Début 2004, le WWF a rapporté que des centaines d’oiseaux domestiques mourraient chaque année aux Etats Unis en raison des fumées dégagées par des poêles anti-adhésives en surchauffe ; les propriétaires étaient également contaminés par les polymères. On n’a pu prouver aucun dégât humain dû à ce type de revêtement jusqu’à présent mais les écologistes pensent qu’il s’agit d’une simple question de temps avant de devoir jeter nos poêles anti-adhésives. Il existe cependant peu de revues de pairs permettant d’étoffer leurs déclarations.
Poussières domestiques
Nos maisons hébergent une combinaison variée de produits chimiques que les scientifiques commencent à peine à comprendre. Il peut y avoir 10 fois plus de pollution dans nos foyers qu’à l’extérieur. Les poussières domestiques sont formées d’un mélange de pesticides, métaux lourds, ignifuges, solvants et substances pouvant affecter les hormones. Ils constituent un danger toxique que les scientifiques entreprennent d’étudier mais que nous inhalons depuis notre naissance.
Les résultats d’une partie d’une étude menée à Cape Cod dans le Massachusetts (U.S.A.) ont été publiés fin 2003. Les scientifiques se sont rendus dans 120 foyers de la région et ont prélevé des échantillons de poussière domestique afin de les transporter en laboratoire pour les analyser. Les résultats ont révélé un cocktail alarmant de 66 produits chimiques connus pour leurs effets sur le fonctionnement hormonal ainsi que pour leur influence sur le développement de tumeurs cancéreuses du sein.
Les échantillons de poussière contenaient également 27 pesticides, pour la plupart interdits depuis des années, une profusion dangereuse de métaux lourds ainsi que d’autres agents cancérigènes connus. Les petites quantités de toxines présentes n’ont pas servi à calmer leurs inquiétudes. "Malgré un faible niveau individuel, les éléments additionnés peuvent avoir un effet." déclare Ruthann Rudel, expert en toxines environnementales à l’institut Silent Spring du Massachusetts et auteur principal de l’étude.
La poussière ne provoque pas seulement une tempête outre-Atlantique. En 2003, une étude semblable dans des foyers britanniques, menée par des scientifiques du laboratoire Greenpeace de l’Université d’Exeter reprend un scénario tout aussi effrayant. L’étude était concentrée sur 5 groupes de substances chimiques, toutes reconnues comme cancérigènes, toxiques ou nocives pour les fonctions reproductrices ou le système immunitaire. Les tests ont permis de découvrir 35 substances dangereuses dans les poussières domestiques, appartenant toutes à l’un des 5 groupes.
Mais ce n’était pas tout. Des tests plus poussés ont révélé 140 autres substances chimiques dans cette même poussière, y compris des ignifuges, des solvants et des additifs d’essence. Le rapport en découlant a déclenché des études dans d’autres pays européens. Une fois encore, on a obtenu un résultat identique : la poussière est parsemée d’un lourd mélange de substances nocives.
Le fait de ne pas avoir conduit ces études plus tôt est peut-être encore plus inquiétant que les résultats obtenus. L’étude de Cape Cod était la première à s’intéresser aux substances repérées dans la poussière. De même, l’étude de Greenpeace au Royaume-Uni était sans précédent. "C’est la première fois que nous acquérons de telles informations car on n’y prêtait tout simplement aucune attention auparavant." affirme David Santillo, responsable scientifique de l’étude.
John Roberts est chercheur indépendant. Installé à Seattle, il est l’un des spécialistes mondiaux reconnus en matière de toxines présentes dans la poussière. L’intérêt de Robert pour la poussière domestique s’est éveillé en 1974 alors qu’il comparait la toxicité des poussières sur la route avec celle des foyers. À sa grande surprise, il a découvert que la poussière domestique était bien plus toxique que celle de la rue. La poussière a différentes origines. Selon Roberts, l’agent principal est le sol et toutes les particules que nous transportons sous nos chaussures et sur nos vêtements. Les autres particules, y compris la pollution due à la circulation et le pollen, entrent simplement par nos fenêtres ouvertes.
Les pesticides et autres substances chimiques synthétiques trouvent leur chemin vers la poussière après utilisation. Les sprays insecticides sont les pires contrevenants, mais d’autres produits ménagers apportent leur contribution à la somme des produits qui forment la poussière. D’autres particules proviennent des textiles lorsqu’elles tombent des tissus d’ameublement ou des vêtements. Les téléviseurs et les ordinateurs apportent également leur contribution : lorsqu’ils chauffent, ils libèrent des composés organiques volatiles qui refroidissent par la suite et rejoignent ce mélange complexe qu’est la poussière. Ajoutez à cela une demi-douzaine de souches de bactéries, une multitude de spores de moisissure, une belle poignée de cellules de peau morte, les carcasses et déjections d’acariens et vous obtenez la composition générale de votre poussière. Avec le temps, le recouvrement toxique qu’elle forme devient une sorte d’empreinte digitale de votre style de vie, un souvenir pelucheux de ce qui entre chez vous.
Roberts pense que la haute toxicité des poussières domestiques est en partie due aux types de particules que nous traînons sous nos chaussures. Des petites parcelles, qui mesurent environ 20 millièmes de millimètre, sont plus susceptibles de coller à vos chaussures et puisque les petites particules disposent d’une surface assez grande, elles sont plus toxiques que les grandes particules.
“C’est ma meilleure explication” dit-il. " Nous savons que les gens qui ne retirent pas leurs chaussures ou qui n’utilisent pas de paillasson ont des niveaux de toxines plus élevés chez eux." La contamination par le plomb est un cas typique. Des études ont démontré que la poussière chez certaines personnes peut contenir des taux de plomb 10 fois supérieurs au sol de leur jardin.
En avril 2004, le WWF a publié les résultats de tests sanguins de 39 députés britanniques et de 8 personnes de 17 autres pays. Sur plus de 100 substances toxiques testées, parmi lesquelles le DDT (dichlorodiphényltrichloréthane) et d’autres pesticides organochlorés (diphényles polychlorés, ignifuges, phtalates et composés perfluorés), on en a retrouvé 76 dans le sang des personnes concernées. L’un des directeurs du WWF, Karl Wagner, avait des taux inhabituels de DECA, un ignifuge, dans le sang. Le niveau détecté était 8 fois supérieur au maximum précédemment relevé chez un ouvrier régulièrement en contact avec ce matériau.
“J’étais choqué car je n’ai jamais travaillé avec ce produit” témoigne Wagner. Selon Santillo, l’étude Greenpeace des foyers britanniques pourrait fournir le coupable. Des ignifuges comme le DECA servent à protéger les meubles et autres biens domestiques, mais peuvent être libérés dans votre intérieur. Vous trouverez du DECA dans le sang de presque tout le monde, quel que soit l’endroit mais comment entre-t-il dans notre corps ?
" Si l’on observe la poussière de près, on constate que le DECA est probablement le composé bromé le plus abondant. La poussière peut certes expliquer certains cas, lorsque les scientifiques trouvent des substances chimiques dans le sang, mais ne permet pas d’expliquer la provenance de ces matières." explique Roberts.
On a également détecté toute une gamme d’autres substances présentes à la fois dans le sang et dans la poussière. L’étude du WWF a décelé des phtalates, un groupe de composés ayant un effet notoire sur le système reproductif, dans le sang des personnes examinées. De la même manière, l’étude de Santillo a noté des traces de phtalates dans chaque échantillon de poussière provenant des foyers britanniques visités. Mais les corrélations n’éclairent pas la présence de ces produits dans le sang. Les ignifuges peuvent entrer dans le corps de la même façon qu’ils se mêlent à la poussière, comme les gaz libérés par les tissus.
Il n’est pas vraiment surprenant de constater que la poussière n’est qu’un amalgame des détritus les plus raffinés de la vie moderne, mais la présence de certains produits interdits depuis longtemps dans les foyers inquiète certains scientifiques. Au cours de l’étude de Cape Cod, Rudel a découvert que la poudre DDT, l’un des insecticides les plus efficaces mais aussi des plus ravageurs pour l’environnement, faisait partie des insecticides les plus présents dans la poussière malgré une interdiction vieille de 30 ans. Les foyers britanniques en renfermaient également. Les scientifiques pensent qu’il entre probablement dans les foyers par le biais du sol pollué, ce qui donne une indication du temps nécessaire à la dégradation de certaines toxines dans l’environnement.
La présence de substances interdites est une plaie pour ceux qui veulent stopper leur exposition aux toxines, tout comme cela montre qu’interdire un produit ne signifie pas qu’il va disparaître de nos foyers du jour au lendemain. Mais Rudel déclare que ce n’est pas une excuse pour rester les bras croisés. Il faudrait au contraire forcer les entreprises à se concentrer plus sérieusement sur les substances chimiques qu’elles utilisent dans les produits ménagers et les remplacer si possible, par des matières moins nocives. "Constater que certains produits chimiques interdits depuis des années sont toujours présents dans les foyers suggère que nous devons procéder à des tests plus substantiels avant leur commercialisation car on ne s’en débarrasse pas en se contentant de les interdire."
Que devons-nous faire alors ? Roberts conseille en premier lieu d’investir dans un bon paillasson et prendre l’habitude de retirer nos chaussures dès qu’on passe la porte d’entrée. Le contrôle de la poussière est plus facile si on nettoie bien les tapis et les meubles rembourrés, ce qui minimise également le problème de la dispersion de nuages de poussière lorsqu’on vaque à ses occupations.
Téléviseur
Votre télé peut représenter un danger pour votre santé. Elle n’est pas seulement bourrée d’ignifuges bromés (voir la partie " tissus d’ameublement ") influant sur le fonctionnement hormonal des animaux, mais ses circuits imprimés sont pleins de phénols et de formaldéhyde. Les polychlorés biphényles sont interdits mais on les utilisait dans l’équipement électronique auparavant. Si vous avez une vieille télé ou un vieil ordinateur, les composés chimiques se sont tranquillement évaporés avec la surchauffe de l’appareil en cas d’utilisation prolongée. Etant une molécule stable, elle restera dans votre maison pour longtemps.
Les fabricants d’électronique ont cessé de les utiliser à la fin des années 1970 mais ils sont très certainement toujours présents dans l’environnement aujourd’hui. Les polychlorés biphényles peuvent agir de multiples façons sur les processus biologiques : ils peuvent interférer sur les hormones de la thyroïde et sur l’intelligence. Des chercheurs américains ont démontré en 1996 que des enfants exposés à des niveaux de polychlorés biphényles légèrement supérieurs à la moyenne au cours de la grossesse avaient un retard de 2 anssur leur âge quand ils avaient 11 ans.
Tissus d’ameublement
De nombreux canapés hébergent des produits chimiques reconnus dangereux. Les coupables en chef sont les ignifuges bromés (une protection utile si l’on fait tomber sa cigarette sur le sofa mais potentiellement dangereux s’ils s’accumulent dans le corps).
On utilise plus de 70 composés différents mais les plus communs sont le diphényléther polybromé et l’hexabromocyclododécane. Ils affectent le fonctionnement des hormones au fur et à mesure de leur accumulation chez les animaux et leurs effets peuvent se décliner en anomalies congénitales, dégâts au niveau du foie, des reins ainsi que des séquelles neurologiques. L’OMS recommande de ne pas les utiliser lorsqu’il existe des alternatives et de nombreux gouvernements ont décidé de les interdire.
Les composés organostanniques (des composés organiques soudés à une molécule d’étain) font partie des substances régulièrement trouvées dans les tissus d’ameublement. On s’en sert pour fabriquer les mousses des coussins mais ils provoquent la stérilité chez les moules et les escargots de mer ainsi que des fausses-couches chez les rats.
Liens utiles
La santé dans la maison : http://www.sante-environnement.be/ Pesticides : http://www.pesticide.be/indexfr.php GreenFacts (en francais) : http://www.greenfacts.org/fr/index.htm La maison empoisonnée : http://perso.wanadoo.fr/la.maison.e... Bio construction : http://www.bio-construction.com/ La maison écologique : http://www.la-maison-ecologique.com/
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