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Cobaye humain et sida - Il ne fait pas bon être pauvre et orphelin, même dans le pays le plus riche du monde
Des enfants positifs au VIH - certains âgés seulement de 3 mois - sont enrôlés dans des expériences toxiques sans le consentement de leur tuteur ou famille. Dans les cas où des parents refusent de donner à leur enfant le "traitement", ces derniers sont placés automatiquement en institution. En effet, Le service d’aide sociale à l’enfance de la ville de New York (Administration for Children’s Services) n’exige pas d’ordonnance du tribunal pour placer en institution des gamins séropositifs afin qu’ils soient forcés à prendre ces traitements expérimentaux. Le reporter de la BBC, Jamie Doran rencontra un garçon qui a passé la plupart de sa vie à Incarnation Children’s Center, une institution basée à Harlem. Le dossier médical, obtenu par ce journaliste, prouve que le garçon a bien été inscrit à ces tests médicaux. "Je n’ai pas voulu prendre ces traitements" déclara le garçon, "mais si vous voulez sortir de là, vous devez faire ce qu’ils disent." Le garçonnet témoigna également sur la façon écœurante dont les enfants sont traités par le personnel de l’institution Incarnation quand ils refusaient d’obéir aux règles. "Mon ami Daniel n’a pas aimé prendre ces médicaments, alors ils lui ont mis un tube dans son estomac." DR David Rasnick de l’université de Berkeley qui a étudié les effets des médicaments HIV sur des patients - en particulier les enfants - indique que ces drogues sont "mortelles." De plus selon DR Rasnick : "Les jeunes ont un système immunitaire qui n’est pas encore complètement développé jusqu’à leur adolescence", ce qui les rend encore plus vulnérable à la haute toxicité de ces produits. Alors, pourquoi ces enfants sont-ils la cible de l’administration ? Est-ce simplement parce qu’ils ne peuvent pas se défendre ? Au début de l’enquête, l’ACS a indiqué qu’aucun enfant n’est choisi pour des essais médicaux sans un long processus dans la prise de décision, mais a refusé de faire plus de commentaires. Pendant des mois, la BBC a essayé d’obtenir des informations des personnes responsables de ces essais cliniques, mais aucun n’a voulu témoigner. Les compagnies qui fournissent les médicaments pour ces essais sont les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux : Pfizer, Merck et Glaxo SmithKline. Seul le britannique GSK a daigné répondre à la BBC, en affirmant que tous les tests suivent des standards rigoureux et sont conformes aux lois et réglementations locales. Selon les lois fédérales, le consentement, pour que des enfants participent aux tests médicaments, doit être donné par leurs parents. Mais si cet enfant se retrouve dans une institution gérée par les autorités new-yorkaises, qui prend alors la décision pour l’enfant ? À l’heure d’aujourd’hui (novembre 2004), l’administration new-yorkaise continue toujours d’enrôler de force des enfants pauvres pour tester des médicaments VIH, hautement toxiques et douloureux .Pour en savoir plusLe reportage : GUINEA PIG KIDS, fut diffusé le 30 novembre 2004 sur BBC2. Pour lire la transcription du reportage, cliquez ICI
Photo : Garfield, le petit-fils de Regina Mousa (gauche) est HIV positif et fut placé de force dans une institution car sa grand-mère refusait qu’il continu de prendre des médicaments hautement toxiques. Aujourd’hui, Regina n’a plus de nouvelles de Garfield et ne sait pas ou il a été placé. Article sélectionné et traduit par l’équipe de VegAnimal.info et StopVivisection.info. |