Conso citoyenne

De l’Éthique dans notre Caddie

"Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants" Antoine de Saint-Exupéry

À toutes les étapes de la production, le commerce équitable est une garantie au respect des droits de l’homme et des règles fixées par l’organisation internationale du travail. Les petits producteurs reçoivent une juste rémunération de leur travail, de manière à assumer eux-mêmes leur développement.

Ce sont des produits alimentaires pour l’essentiel, mais aussi de l’artisanat. Plus de 1500 références sont disponibles dans les différents réseaux : les 150 boutiques solidaires d’Artisans du Monde, les Artisans du Soleil, Andines Nature etc.

En 1961, 1 planète était nécessaire si tous les humains avaient vécu comme un Français. En 1999, on est passé à 3 planètes. Notre empreinte écologique est directement liée à notre façon de nous nourrir, de nous déplacer, de nous loger...

Pour calculer votre empreinte écologique (mesure de la pression que vous exercez sur la nature), cliquez ICI

 

Agriculture intensive : Histoire d’une tarte industrielle aux cerises ... bon appétit !

Histoire d’une tarte industrielle aux cerises ... bon appétit !

Par Claude Bourguignon, agronome

Premier chapitre : La pâte

La farine

Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l’hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tetrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone puis arrosés au chlopyriphosmethyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.

La poudre levante

Elle est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Les corps gras

Ils reçoivent un anti-oxydant comme l’hydroxytoluêne de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Deuxième chapitre : La crème

Les œufs

Ils proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme l’alginate de calcium, des conservateurs comme l’acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça comme le glutamate de sodium. Elles reçoivent en plus des antibiotiques et en particulier des anticoccidiens. Les œufs avant séchage reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait

Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (F712) ou le monensin-sodium (F714), des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (F301), l’alpha-tocophérol de synthèse (F307), le buthyl-hydroxtoluène (F321) ou l’ethoxyquine (E324), des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (F405) ou le polyéthylène glycol (F496), des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), des composés azotés chimiques comme l’urée (F801) ou le diurédo-isobutane (F803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme F131 ou F142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

Les huiles

Elles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinées par action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°c avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème

Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Troisième chapitre : Les cerises

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides. Le sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Il ne reste plus qu’à vous souhaiter bon appétit !

Le label bio

Ce label garantit les critères suivants :

-  Pas d’utilisation de produits chimiques de synthèse.

-  Méthodes de travail fondées sur l’usage des matières organiques naturelles et sur la rotation des cultures.

-  Plan de conversion des terres de 2 ans avant ensemencement pour les cultures pérennes.

-  Utilisation des moyens de lutte biologique et d’intrants naturels dans les modes de transformation.

"Le mythe de l’agriculture industrielle : l’alimentation ne coûte pas cher" - The Ecologist

Date de publication : 22/10/02 - The Ecologist
Auteur : Andrew Kimbrell - Traduit par Virginie Jardin

Dans notre seconde adaptation de l’essai Fatal Harvest : the Tragedy of Industrial Agriculture (récolte fatale) qui se livre à une analyse iconoclaste de la propagande agroalimentaire, The Ecologist révèle le coût réel de la nourriture industrielle.

Les politiques, les dirigeants dans le domaine des affaires et les médias continuent d’affirmer aux consommateurs américains que leur nourriture est la moins chère du monde. Ils serinent tel un mantra que plus l’agriculture aura recours aux produits chimiques et aux moyens technologiques, plus il y aura de nourriture produite et plus les prix pour le consommateur seront bas. Ce mythe de la nourriture bon marché est utilisé de façon courante par l’industrie agroalimentaire comme une sorte de chantage économique à quiconque tentera de montrer du doigt les impacts dévastateurs de la production alimentaire moderne. Ce que l’on fait croire aux gens, c’est que sans le système industriel, ils n’auraient plus les moyens d’acheter à manger.

À l’aide de ce "grand mensonge", cette industrie a même réussi à dépeindre les partisans de la nourriture biologique sous les traits de riches élitistes qui ne se soucient pas du prix que vont devoir payer les pauvres pour leur alimentation. Si l’on analyse les choses un peu plus en profondeur, l’alimentation prétendument bon marché se révèle monumentalement coûteuse. Le mythe du "pas cher" ne tient absolument pas compte des coûts externes vertigineux de cette nourriture, coûts qui n’apparaissent pas sur les tickets de caisse des supermarchés. Les analyses conventionnelles sur le coût de l’alimentation feignent de ne pas voir les coûts sociaux et environnementaux qui ne cessent d’augmenter et qui sont actuellement payés par le consommateur et le seront également dans l’avenir. Les américains dépensent des dizaines de milliards de dollars en taxes, soins médicaux, en épurations de substances toxiques, en primes d’assurances et autres frais parallèles qui servent à subventionner les producteurs de l’alimentation industrielle. Si l’on prend en compte les préjudices sans cesse croissants que cause l’agriculture industrielle sur la santé, l’environnement et le domaine social, le véritable coût de cette production alimentaire pour les générations futures est incalculable.

Les coûts environnementaux

Le coût externe le plus significatif dû à l’agriculture industrielle provient de la destruction massive de l’environnement. L’utilisation intensive de pesticides et d’engrais pollue gravement l’eau, la terre et l’air. Ce problème de pollution ne cesse d’empirer car les insectes s’immunisent peu à peu contre ces produits chimiques et il faut donc utiliser de plus en plus de poisons. Pendant ce temps, les usines animales produisent 1,3 milliards de tonne de lisier (fumier) par an. Chargé en produits chimiques, antibiotiques et hormones, le lisier s’infiltre dans les rivières et les nappes souterraines - polluant les réserves d’eau potable et causant la mort de dizaines de millions de poissons.

L’utilisation massive de produits chimiques et de machines dans les fermes industrielles érode la couche arable de la terre - couche fertile à partir de laquelle poussent tous les fruits et légumes. Les Etats-Unis ont perdu la moitié de leur terre arable depuis 1960 et ils continuent d’en perdre 17 fois plus vite que la nature ne peut la créer. La biodiversité est aussi victime de l’attaque perpétrée par l’agriculture industrielle. La Food and Agriculture Organisation (FAO) des Nations Unies signale que 75% de la diversité génétique dans l’agriculture s’est éteinte durant le siècle dernier. Les récoltes en monoculture qui en résultent sont génétiquement limitées et beaucoup plus sensibles aux insectes, aux épidémies, aux maladies et au mauvais temps que ne le sont les cultures diversifiées. Il existe aussi en aval une pollution à grande échelle et causée par les distances de transport de l’alimentation industrielle. La nourriture qui se trouve dans l’assiette d’un habitant de l’Ouest des Etats-Unis aura parcouru en moyenne au moins 2080 kilomètres depuis le champ jusqu’à sa table. Les véhicules qui transportent de la nourriture dans le monde entier consomment des quantités massives de combustible fossile, exacerbant par là même les problèmes de pollution de l’eau et de l’air. Aujourd’hui, les consommateurs payent annuellement des milliards de dollars de coûts environnementaux qui sont directement imputables à la production alimentaire industrielle. Ceci n’inclut pas la perte irremplaçable et inestimable de la biodiversité et des terres arables, ni les coûts incalculables de problèmes tels que le réchauffement de la planète et la diminution de la couche d’ozone.

Les coûts sanitaires

Les analyses traditionnelles choisissent aussi d’ignorer le coût de la santé humaine après consommation de la nourriture industrielle. Les pesticides, les hormones et autres ajouts de produits chimiques contribuent à l’épidémie actuelle de cancers. Ne sont pas non plus pris en compte les dépenses et les jours de travail perdus par 80 millions de citoyens américains qui contractent chaque année des empoisonnements alimentaires. De plus, le prix sanitaire de la nourriture industrielle devrait prendre en compte les frais, la douleur et la souffrance de dizaines de millions de victimes de maladies, comme l’obésité et les maladies cardiaques causées par les régimes alimentaires de type fast-foods industriels. Pris dans leur ensemble, ces coûts médicaux représentent sans nul doute des centaines de milliards de dollars par an.

Selon le Département Américain de l’Agriculture, le secteur agricole compte parmi les métiers les plus sujets aux accidents du travail aux Etats-Unis. Tandis que le taux d’accidents du travail dans le domaine professionnel du secteur privé est de 4,3 pour 100.000, le taux dans les métiers de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche est de 24 pour 100.000. C’est presque 6 fois plus que la moyenne nationale. Pour les saisonniers, les conditions sanitaires sont encore pires. Selon Sandra Archibald de l’institut des affaires publiques (IPA) d’Hubert H Humphrey, en Californie, les saisonniers - qui sont aujourd’hui impliqués dans plus de la moitié de la production alimentaire aux Etats-Unis - sont 15 fois plus susceptibles de manifester des symptômes liés à l’exposition aux pesticides que les ouvriers agricoles non saisonniers. L’Environmental Protection Agency estime à 300.000 le nombre d’ouvriers agricoles qui souffrent chaque année d’un grave empoisonnement lié aux pesticides.

La perte de fermes et de communautés

Le bouleversement provoqué par l’agriculture industrielle sur des millions de fermiers et de milliers de communautés agricoles n’apparaît pas non plus dans les calculs habituels du coût de l’alimentation. Il y a 70 ans, il y avait presque 7 millions d’exploitants agricoles américains. Aujourd’hui, après l’invasion de l’agriculture industrielle, il n’en reste plus que 2 millions, alors que la population américaine a doublé. Entre 1987 et 1992, les Etats-Unis ont perdu en moyenne 32.500 exploitations agricoles par an, dont à peu près 80% étaient des structures familiales. À peine 500.000 exploitations agricoles ont aujourd’hui à leur actif 75% de la production alimentaire américaine. Pendant ce temps, dans les supermarchés, la nourriture prétendument bon marché devient plus coûteuse car l’agriculture industrielle inclut dans ses prix les coûts élevés des techniques ruineuses du traitement et de l’emballage des denrées. Mais l’argent ne va pas aux exploitants agricoles. La vaste majorité des profits se retrouve dans les poches d’intermédiaires associés qui extorquent l’argent des agriculteurs lorsqu’ils leur vendent des semences et lorsqu’ils leur achètent les récoltes dont ils gèrent ensuite le traitement.

La perte d’exploitants agricoles a aussi pour conséquence la perte de communautés agricoles et d’une certaine culture, sans compter les commerces que ces communautés faisaient vivre. Les coûts actuels liés à l’alimentation industrielle et à l’agriculture ne tiennent pas compte des allocations et autres contributions financières du gouvernement aux anciens agriculteurs et aux ouvriers agricoles poussés à la pauvreté. L’Office of Technology Assessment a mené une étude sur 200 communautés et a découvert que la pauvreté augmente à proportion égale de l’augmentation de la taille des exploitations agricoles. Tandis que la taille des exploitations agricoles augmente et que le droit à la propriété diminue (deux conséquences endémiques de l’agriculture industrielle), les conditions sociales dans les communautés locales se détériorent. Les commerces ferment et la criminalité augmente. Il est difficile de jauger en dollars la perte éprouvée par les agriculteurs et les communautés, mais il est évident que ce qui a été perdu est inestimable. Cependant, de nombreuses études ont évalué le coût de tels bouleversements à des milliards de dollars depuis la seconde guerre mondiale.

Les subventions

On prélève aux contribuables des milliards de dollars qui permettent au gouvernement de subventionner l’agriculture industrielle. Le maintien et la fixité des prix, les avoirs fiscaux, le lancement des produits sont autant de garanties pour le "bien-être" de l’agroalimentaire. Parmi les subventions les plus scandaleuses, on trouve les 659 millions de dollars du contribuable qui sont chaque année dépensés pour la promotion des produits de l’agriculture industrielle, dont 1,6 millions sont allés au MacDonald’s de 1986 à1994 pour aider à implanter leurs Chicken McNuggets sur le marché de Singapour, et 11 millions ont servi à la chaîne alimentaire Pillsbury pour promouvoir le Doughboy en dehors des Etats-Unis. En faisant l’addition, ces subventions augmentent de près de 3 milliards les coûts "dissimulés" de l’alimentaire et qui sont à la charge du consommateur américain.

Le mythe de l’alimentation industrielle bon marché et abordable ne survit que parce que ces coûts environnementaux, sanitaires et sociaux ne sont pas pris en compte dans les prix de l’alimentation industrielle. Lorsque l’on calcule le prix réel, il est clair que, loin d’être bon marché, le système actuel de production alimentaire aux Etats-Unis impose d’impressionnantes charges monétaires sur les générations actuelles et à venir. Par opposition, la production alimentaire non industrielle réduit ces coûts de façon significative et peut même en éliminer la plupart. D’autre part, les méthodes biologiques réduisent ou éliminent l’utilisation de beaucoup de produits chimiques sur la nourriture, ce qui diminue de façon considérable les risques de cancer et d’autres maladies, diminuant par là même le coût des soins médicaux. Enfin, l’agriculture de type développement durable à petite échelle fait renaître les communautés rurales et crée des emplois agricoles. Si les gens pouvaient seulement voir le véritable prix de la nourriture qu’ils achètent, il leur serait facile de décider quoi acheter. Contrairement à la nourriture industrielle, l’alternative biologique représente le choix de la longévité.

-  Pour lire l’original de l’article en anglais, cliquez sur ce lien : www.theecologist.org/archive_articl...

"Le mythe de l’agriculture industrielle : l’alimentation est sans danger, saine et nutritive"

Date de publication : 22/10/02 - The Ecologist
Auteur : Andrew Kimbrell - Traduit par Virginie Jardin

Pour conclure sur cette adaptation de Fatal Harvest : the Tragedy of Industrial Agriculture , The Ecologist révèle comment l’agriculture industrielle contamine notre nourriture à l’aide de pesticides et de dangereuses bactéries.

L’allée d’un supermarché moderne offre l’illusion parfaite d’une nourriture saine. L’uniformité est un label. Des dizaines de pommes sont à l’étalage, lustrées et polies de façon à revêtir un éclat uniforme. Très peu si ce n’est aucunes de ces pommes comportent la moindre éraflure, petite bosse ou autre trait distinctif. Juste à côté sont empilées des pyramides d’oranges, toutes teintées de la même couleur pour bien mettre en relief l’impression qu’elles sont mûres à point. Un client s’arrêtera peut-être pour comparer deux cœurs de laitues quasiment identiques sous cellophane, comme s’il essayait de différencier un être de son frère jumeau. Ailleurs, d’un bout à l’autre du magasin, des plats cuisinés s’étalent de toute part, sur des étagères parfaitement espacées ; leurs conserves, leurs pots et leurs boîtes, brillants et attrayants arborent les photographies colorées d’une nourriture extrêmement bien préparée et présentée. Rien n’a l’air menaçant, tout paraît sûr et même bon pour vous.

Mais comme avec tous les mythes de l’industrie agricole, les choses ne sont pas vraiment ce qu’elles paraissent. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont annoncé qu’entre 1970 et 1999 le nombre de maladies liées à l’alimentation a plus que décuplé aux Etats-Unis. Et selon la Food and Drug Administration (FDA) au moins 53 pesticides classés comme cancérigènes sont actuellement utilisés en grande quantité dans la majorité de notre alimentation d’origine végétale. Alors que l’industrialisation de l’alimentation s’étend, nous assistons à une explosion en ce qui concerne les risques sur la santé humaine et à une importante diminution de la valeur nutritionnelle de nos repas.

Augmentation des risques de cancer

L’utilisation, très largement répandue, de produits chimiques toxiques fait partie intégrante du système de l’alimentation industrielle. Cette contamination toxique de notre nourriture ne montre aucun signe de diminution. Depuis 1989, l’utilisation de pesticides dans son ensemble a augmenté de 8%, soit 60 millions de livres sterling (environ 41 millions d’euros). En termes de pourcentage, l’utilisation de pesticides qui laissent des résidus dans la nourriture a encore plus augmenté. D’autre part, l’ Environmental Protection Agency (l’EPA) annonce que plus d’un million de citoyens américains boivent de l’eau dans laquelle se trouvent des pesticides provenant d’exploitations agricoles industrielles.

L’inquiétude sanitaire majeure associée à cette dépendance aux produits toxiques est le cancer. L’EPA a déjà identifié plus de 165 pesticides potentiellement cancérigènes et de nombreuses mixtures chimiques n’ont toujours pas été testées. De plus, les résidus de ces pesticides potentiellement cancérigènes sont présents sur nos fruits et légumes. En 1998, la FDA a détecté des résidus de pesticides sur plus de 35% des aliments testés.

Beaucoup de produits américains se sont révélés plus toxiques que ceux d’autres pays. Ce qui est pire encore, c’est que les normes actuelles concernant les pesticides dans l’alimentaire n’incluent toujours pas une protection spécifique pour les fœtus, les bébés et les jeunes enfants - ce malgré des changements majeurs établis dans les lois fédérales de 1996 ayant trait aux pesticides et qui mentionnent de telles réformes. Beaucoup de scientifiques pensent que les pesticides jouent un rôle majeur dans "l’épidémie" actuelle de cancers chez les enfants américains.

Le risque de cancer n’affecte pas seulement les consommateurs. Cela met aussi en péril des dizaines de milliers d’agriculteurs, de travailleurs agricoles et de saisonniers. Une étude effectuée par le National Cancer Institute a démontré que les agriculteurs qui utilisaient des herbicides industriels avaient une probabilité 6 fois plus importante que les non-agriculteurs de développer la maladie d’Hodgkin, une forme de cancer.

En plus de risques de cancer, les pesticides peuvent causer une myriade d’autres problèmes de santé, en particulier chez les jeunes. Par exemple l’exposition à des composés neurotoxiques tels que les polychlorobiphényles (PCB) et les insecticides organophosphatés à un moment critique du développement peut causer des dégâts irréversibles au niveau du cerveau ainsi que du système nerveux et du système de la reproduction.

Augmentation des bactéries dans la nourriture

La production alimentaire industrielle a aussi donné lieu à une augmentation des maladies en rapport avec la nourriture autres que celles associées aux pesticides. Les chercheurs du CDC estiment que les agents pathogènes que l’on trouve dans la nourriture contaminent actuellement 80 millions de personnes par an et causent plus de 9.000 morts, ce pour les Etats-Unis seulement.

Cette augmentation est largement imputable à l’industrialisation de la production de volaille et de bétail. De nos jours, la plupart des produits carnés trouvent leur origine dans des "usines animales" où les animaux destinés à être mangés sont parqués et entassés dans des conditions d’une inhumanité effroyable.

Ceci a pour conséquence la vaste propagation de maladies entre animaux et la création d’une alimentation porteuse de maladies. Selon le CDC, les cas avérés de maladies dues à la salmonelle et les agents pathogènes E.coli (Escherichia coli) sont 10 fois plus nombreux qu’il y a 20 ans et les cas de Campylobactériose(1) ont plus que doublé. Le CDC n’a constaté la présence de ces agents pathogènes dans la viande qu’à la fin des années 1970 lorsque les "usines animales" sont devenues le moyen le plus répandu de produire la viande. Même nos fruits et légumes sont contaminés par ces agents pathogènes car ils sont exposés à des engrais porteurs de l’infection et aux eaux de vidanges. La contamination peut aussi se produire lors de la transformation industrielle et du convoyage qui s’effectue sur de longues distances.

Il se peut aussi que l’utilisation d’antibiotiques dans la production agricole animale accélère la hausse alarmante de résistance aux antibiotiques, dont certains dangereux agents pathogènes ont fait l’illustration. Les résidus de ces antibiotiques vétérinaires qui se retrouvent dans notre alimentation peuvent conférer une certaine résistance aux bactéries responsables d’une grande variété de maladies humaines. Les infections résistant aux antibiotiques sont actuellement la onzième cause de mortalité aux Etats-Unis. Guidés par les reportages des médias populaires, nous pourrions conclure un peu vite que les médecins - parce qu’ils prescrivent trop d’antibiotiques - sont les seuls à blâmer quant à cette résistance croissante. Cette opinion ne tient pas compte du fait qu’aux Etats-Unis, presque 50% des antibiotiques sont administrés aux animaux et non pas aux êtres humains.

Dans les années 1950, l’apparition des fast-foods, des plats cuisinés ou congelés a changé à jamais nos habitudes diététiques. Au moins 175.000 fast-foods ont surgi autour des stations services, des centres commerciaux et des petites épiceries de quartiers que l’on trouve dans les banlieues américaines dont l’extension perpétuelle est effrayante. Les dîners congelés, les repas emballés et les sandwichs à emporter ont, pour beaucoup de gens, remplacé le repas cuisiné à la maison. En conséquence, les gens consomment plus de calories, sucre et conservateurs que jamais, alors qu’ils réduisent leur consommation de fruits et légumes frais. Il n’y a rien de surprenant à ce que ces changements aient conduit à une augmentation accablante de l’obésité, du diabète de type 2 (non insulinodépendant), de l’hypertension artérielle et de maladies cardiaques au sein de la population américaine. Environ un américain sur trois est en surpoids et l’obésité atteint actuellement aux Etats-Unis des niveaux qui confèrent à l’épidémie.

Une étude menée par l’Université de New York et l’organisme à but non lucratif le Centre for Science in the Public Interest a stipulé que : " Les sucres ajoutés - que l’on trouve en majeure partie dans l’alimentation à base de sucreries comme les sodas, les gâteaux et les cookies - excluent la nourriture saine du régime alimentaire. On estime qu’actuellement, ce sucre compte pour 16% des calories consommées par l’américain moyen et 20% en ce qui concerne les adolescents. Il y a 20 ans, les adolescents américains consommaient presque 2 fois plus de lait que de soda. Aujourd’hui, ils consomment presque deux fois plus de soda que de lait. " De plus, le Ministre de la Santé américain a estimé qu’aux Etats-Unis, deux morts prématurées sur trois étaient liées au régime alimentaire.

Les nouvelles technologies : un fléau plus avenant

Lorsqu’ils sont confrontés à la crise sanitaire causée par leur nourriture, les fournisseurs de l’alimentation industrielle nous assurent que les nouvelles technologies industrielles offriront une solution rapide. En réponse à l’augmentation écrasante de maladies en lien direct avec la nourriture, l’industrie encourage l’utilisation d’irradiation pour aseptiser notre nourriture. Avec cette technologie, le hamburger moyen peut recevoir l’équivalent de millions de rayons X de façon à supprimer temporairement toute bactérie potentiellement dangereuse. Cependant, comme la viande circule dans toute la chaîne alimentaire - du fabricant au grossiste et du détaillant au consommateur - elle perd de sa "protection" et devient rapidement sujette à de nouvelles contaminations. D’autre part, de nombreuses études ont démontré que la consommation de viande irradiée pouvait être la cause de dégâts au niveau de l’ADN qui provoqueraient des difformités sur les animaux de laboratoire et sur leur progéniture. L’irradiation peut aussi détruire des vitamines et des substances nutritives essentielles présentes dans la nourriture, et cela peut aussi donner un goût et une odeur de rance à l’alimentation.

Contrairement aux déclarations du gouvernement américain, la nourriture industrielle n’est pas saine. En fait, elle devient de plus en plus mortelle et dépourvue de substances nutritives. En fin de compte, la sûreté alimentaire ne peut être atteinte par la seule entremise de décrets politiques ou par de rapides solutions d’ordre technologique. La dépendance accrue aux produits chimiques, au nucléaire ou aux OGM ne fera qu’intensifier le problème. La véritable solution est un retour aux pratiques agricoles biologiques et saines. Il s’avère que la production alimentaire sans danger pour l’environnement, humaine envers les animaux et enracinée dans la communauté et l’indépendance est aussi une production sans danger et nutritive pour les êtres humains.

-  Pour lire l’original de l’article en anglais, cliquez sur ce lien : www.theecologist.org/archive_articl...

Réimprimé avec autorisation, à partir de Fatal Harvest : the Tragedy of Industrial Agriculture, édité par Andrew Kimbrell, distribué par Island Press (www.islandpress.org)

Lexique

(1). La Campilobactériose est une maladie causée par la bactérie Campylobacter jejuni qui est actuellement la cause principale des cas d’intoxications alimentaires. La maladie est le plus souvent contractée par contact avec de la volaille crue ou mal cuite. Une seule goutte de suc gastrique d’un poulet contaminé suffit à attraper la Campylobactériose. De nombreuses volailles sont, sans que nous le sachions, contaminées par Campylobacter, c’est-à-dire que les poulets sont contaminés par la bactérie mais ne montrent aucun signe de maladie. Lorsqu’un poulet infecté est abattu, Campylobater peut se transmettre des intestins à la viande.

Sur le marché américain, plus de la moitié des poulets crus sont infectés par la bactérie. Campylobater est aussi présent dans les abats, en particulier le foie. Lorsque surviennent des contaminations plus massives de Campilobactériose, elles ne sont généralement pas associées à la volaille mais au fait d’avoir bu du lait non pasteurisé ou de l’eau contaminée. Le lait non pasteurisé peut être contaminé si les pis de la vache sont infectés par Campilobacter ou si le lait est contaminé par du lisier. Les matières fécales de vaches ou d’oiseaux sauvages peuvent contaminer les eaux de surface et les ruisseaux de montagne. Cette infection est courante dans les pays en voie de développement et les personnes qui voyagent dans des pays étrangers courent aussi le risque d’être infectées par Campylobacter. (Source : Everest)

Habitat : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Économisons l’électricité

Le saviez-vous ?

Selon l’Ademe, une famille de 4 à 5 personnes consomme 4 000 kilowatts heure en moyenne par an, hors chauffage et eau chaude. Les 2 premiers postes de consommation sont le froid (réfrigérateur et congélateur) et le lavage (lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge).

Selon un rapport sur l’état de la planète publié par le Worldwatch Institute en 2003, la consommation d’électricité est encore plus élevée ne descendant pas au dessous de la barre des 70%. 25% des émissions totales de CO2 au Royaume-Uni proviennent de nos foyers. Un foyer moyen produit 6 tonnes de CO2 par jour - plus que ne le ferait un banal véhicule.

Laisser ses appareils électriques en position veille peut représenter jusqu’à 10% de sa facture d’électricité. Une seule ampoule halogène consomme autant d’énergie que 2 lave-linge. En remplaçant 30% de vos ampoules classiques par des fluocompactes, vous réduirez votre consommation en éclairage de 80%.

Répartition de notre consommation d’électricité dans la maison

Consommation des appareils électriques au sein d’un foyer (hors chauffage et cuisson).

Congélateur : 20%
Éclairage : 14%
Sèche-linge : 14%
Réfrigérateur : 12%
Audiovisuel : 12%
Lave-linge : 7%
Autres : 7%

Un réfrigérateur antigaspi

Le congélateur et le réfrigérateur sont les plus gros consommateurs d’électricité du foyer, car ils fonctionnent 14 heures sur 24.

-  Achetez des appareils de classe A.

-  Un réfrigérateur peut augmenter sa consommation de 38% lorsque la température de la pièce passe de 18°C à 23°C. mieux vaut donc le placer loin des radiateurs et des fours. Placez le congélateur, si vous le pouvez, dans la cave ou le garage (si l’endroit n’est pas trop humide).

-  Gardez la température entre 3°C et 5°C : il n’est pas nécessaire de la diminuer au-dessous de 3°C, niveau où vous gaspillerez de l’énergie et donc de l’argent. Pour le congélateur, la température ne doit pas descendre en dessous de -18°C.

-  Placez un thermomètre dans le frigo ainsi vous garderez un œil sur la température.

-  Évitez l’accumulation de poussière sur les spires à l’arrière du réfrigérateur car votre consommation d’énergie pourra augmenter jusqu’à 30%.

-  Éloignez votre réfrigérateur de la glacière ou du chauffe-eau. .. ou alors laissez une bonne distance entre l’un et l’autre.

-  Attendez que vos plats chauds ou tièdes refroidissent avant de les mettre au réfrigérateur.

-  Faites dégivrer votre réfrigérateur régulièrement afin de le maintenir en bon état de marche sans perte d’énergie.

Les ampoules fluocompactes

Les eco-ampoules durent 12 fois plus longtemps que les ordinaires. Une ampoule de 11 watts et de 20 watts permettent une économie respective d’environ 53 euros et 90 euros. Attention : Évitez de les jeter dans la nature -chaque tube fluorescent contient une quantité suffisante de mercure pour polluer 30 000 litres d’eau dangereux pour la santé.

Quelques astuces antigaspi

-  N’oubliez pas d’éteindre la lumière quand vous n’en avez plus besoin.

-  Utilisez au maximum la lumière naturelle en plaçant vos plans de travail près des fenêtres.

-  Évitez les couleurs sombres sur les murs, elles absorbent la lumière, tandis que les couleurs claires la réfléchissent.

-  Pour une meilleure efficacité lumineuse, pensez à dépoussiérer vos ampoules : vous améliorerez de 40% leur flux lumineux.

Économisons l’eau

Le saviez-vous ?

97,2% de l’eau présente sur Terre est salée, donc impropre à la consommation. En France, 40% de l’eau potable provient des eaux de surface (rivières, lacs, sources), 60% est pompée dans les nappes phréatiques (eaux souterraines).

Il faut 6 litres d’eau pour faire une pinte de bière, 10 litres pour fabriquer un journal, 27 litres pour préparer une assiette de frites, 150 litres pour fabriquer un T-shirt en coton et 20 000 litres pour construire l’habitacle d’une voiture.

Attention aux fuites ! Un robinet qui fuit goutte-à-goutte perd environ 4 litre par heure (35 m3 par an). Une chasse d’eau qui coule représente 40 litres par heure (250 m3 à l’année). Il a été calculé qu’une famille moyenne au Royaume-Uni utilise maintenant près de 5 000 litres d’eau par semaine cependant environ 16% de cette quantité est perdue en fuites d’eau, soit 800 litres. Vérifiez votre compteur d’eau avant de vous coucher et re-vérifier-le au matin : s’il a augmenté, vous devez contrôler votre système d’eau. Plus d’infos : www.h2ouse.org

Répartition de notre consommation d’eau dans la maison

Un foyer moyen utilise 355 litres d’eau par jour :

Bains, douches, lavabos : 39%
W.C : 26%
Cuisine (dont 10% pour la vaiselle) : 17%
Linge : 12%
Divers (jardin, voiture...) : 6%

Quelques astuces antigaspi

L’eau est précieuse, ne la gaspillons pas.

-  Aux toilettes : Chaque fois que vous tirez la chasse, vous utilisez entre 15 et 20 litres d’eau potable. Par famille, le cumul à la fin de la journée dépasse les 100 litres. Vous pouvez réduire votre consommation d’eau en plaçant une brique dans le réservoir. En seulement un an, vous pouvez économiser jusqu’à 3 000 litres d’eau.

-  Dans la salle de bain : Vous gaspillez jusqu’à 4,5 litres d’eau rien qu’en laissant les robinets ouverts en vous brossant les dents. Réduisez votre consommation d’eau en refermant le robinet lorsque vous vous brossez les dents. Prenez une douche au lieu d’un bain. La première nécessite entre 30 à 60 litres d’eau tandis que le deuxième environ 150 litres. N’oubliez pas de couper l’eau, pendant que vous vous savonnez, vous économiserez plus de 10 litres d’eau de votre douche.

-  Dans la cuisine : Utiliser une bassine pour la vaisselle à la main. En moyenne, une vaisselle à la main peut nécessiter de 10 à 12 litres d’eau. Si vous devez acheter un lave-vaisselle, privilégiez un appareil de classe A. les plus performants des appareils modernes consomment de 15 à 20 litres d’eau.

-  Dans la buanderie : Faites une lessive uniquement lorsque le tambour de la machine est plein. Une seule lessive consomme jusqu’à 100 litres d’eau et une famille moyenne fait une lessive cinq fois par semaine soit 26 000 litres par an. Préférez une machine à laver se chargeant par devant plutôt que par le haut. Une machine moderne utilise moins de 50 litres d’eau par lessive (une machine plus ancienne en utilise deux fois plus).

Un sèche-linge est de 2 à 3 fois plus gourmand en électricité qu’un lave-linge. Laissez plutôt sécher votre linge sur un fil. Achetez un lave-linge de classe A, plus performant et écologique : Il lave mieux en consommant beaucoup moins et ont une plus grande longévité. Son surcoût à l’achat par rapport à un appareil de classe D sera très vite amorti.

Évitez de laver votre linge à 50°C. Ce n’est pas indispensable. En remplaçant le degré de lavage par 40°C seulement sur toutes les étiquettes de ses textiles, une entreprise peut réduire de 10% leur consommation d’énergie sur leur durée de vie. Si vous branchez votre lave-linge sur le robinet d’eau chaude de votre cuisine ou salle de bain, vous ferez des économies importantes.

Utilisons des produits d’entretien ménager naturels

Le saviez-vous ?

Vers les années 1980, la production chimique mondiale était 500 fois supérieure à celle de 1940. On utilise aujourd’hui entre 60 000 et 70 000 produits chimiques synthétiques différents chaque jour. On fait de plus en plus le lien entre ces produits que nous utilisons et l’augmentation du nombre des maladies. Les cas de cancer, par exemple, ont augmenté de 77% de 1981-82 à 1991-92. Plus de 400 produits chimiques toxiques (dont certains sont utilisés à la maison) ont été découverts dans le sang humain. Pour en savoir plus, lisez l’article : "Produits chimiques dans notre environnement (habitat, jardin)".

"T’as encore bu l’eau du robinet, Stefan !" - dessin de Andrzej Mleczko

Produits chimiques pour le nettoyage : attention danger

Évitez les produits contenant du chlore. Celui-ci est extrêmement corrosif et peut nuire à la peau, les yeux et autres membranes. Il peut irriter la peau, les yeux et les poumons et des recherches ont montré qu’il existait un lien entre l’exposition au chlore et les malformations à la naissance et le cancer. Si on le mélange à d’autres solutions détergentes, cela peut créer des gaz mortels. Les concentrations de chlore dans la haute atmosphère ont quadruplé ces 25 dernières années. Chaque atome de chlore libéré peut détruire des dizaines de milliers de molécules d’ozone. Les produits à base de chlore sont : la javel, les nettoyants désinfectants au chlore, les anti-moisissures et les nettoyants pour WC.

Beaucoup de produits nettoyants pour canalisations contiennent des produits toxiques et corrosifs tels que le sodium ou l’hydroxyde de potassium, l’acide chlorhydrique et les distillats de pétrole qui tuent la vie aquatique et rendent l’eau plus difficile à traiter financièrement.

Évitez les produits contenant du triclosan. Le triclosan est un produit chimique antibactérien composé d’un antibiotique que l’on utilise beaucoup à la maison pour protéger les ustensiles de cuisine, comme la planche à découper, des bactéries. L’emploi de plus en plus croissant d’antibiotiques est responsable de l’apparition de microbes tenaces.

Le perchoréthylène, cancérigène très connu, est présent dans de nombreux nettoyants pour moquettes et tapisseries. Ceux qui contiennent de l’hydroxyde d’ammonium devraient être évités également : ils ont une action corrosive et peuvent irriter les yeux, la peau et les conduits respiratoires.

Les produits pour cirer les meubles sont des distillats de pétrole non seulement inflammables mais aussi responsables de cancers de la peau et des poumons. Ils contiennent par ailleurs du nitrobenzène, un produit chimique extrêmement toxique et facilement absorbé par la peau.

Quelques astuces écolos

Curer les canalisations avec une solution d’eau bouillante, faire cuire de la soude et du vinaigre puis utiliser une ventouse feront tout aussi bien l’affaire.

Les produits adoucissants contiennent des phosphates qui, lorsque déchargés dans l’eau, favorisent l’amas excessif d’algues lesquelles à leur tour appauvrissent l’eau en oxygène éliminant ainsi toute vie aquatique et botanique. Pour chaque kilogramme de poudre de lavage utilisé, il faut 20 000 litres d’eau pour le traiter et pour que l’eau puisse être réintroduite dans le système de distribution en toute sécurité. Et de toute façon, ce n’est pas le détergent qui nettoie les vêtements sales mais l’eau : les écoballes sont de bonnes alternatives aux produits chimiques pour la lessive.

Plus de conseils et d’astuces au naturel ? lisez :

-  "Produits d’entretien ménager : Les meilleures recettes de grands-mères".

-  "Conseils : Produits d’entretien ménager (naturels, écologiques et économiques)".

Habitons un logement bio

Le saviez-vous ?

Nous consacrons plus de la moitié de l’énergie que nous produisons à la construction et à la maintenance des immeubles.

D’ici les 20 prochaines années, on estime que la consommation d’énergie mondiale augmentera de près de 60% à cause de la croissance de la population, de l’urbanisation, de l’économie et de l’industrie. en isolant mieux votre maison, vous pouvez réalisez jusqu’à 30% d’économies d’énergie.

Pollutions, déchets nucléaires, épuisement des ressources... Il devient indispensable de se tourner vers des énergies renouvelables, comme l’énergie solaire, pour la production de l’eau chaude et de l’électricité à usage domestique.

Le chauffe-eau solaire

Installez un chauffe-eau solaire : il peut permettre d’économiser jusqu’à une tonne d’émissions de CO2 par an dans une maison de taille moyenne. Le chauffe-eau solaire n’a pas besoin d’une forte énergie solaire pour fonctionner correctement, une lumière diffuse suffit. Pour en savoir plus, contactez Energie Solaire de France (ESF) : 0 800 00 30 40 (numéro vert).

L’électricité solaire

Pour ne plus, ou moins, dépendre du nucléaire, l’installation de panneaux photovoltaïques, qui produisent de l’électricité à partir du rayonnement solaire, est une bonne alternative. Pour en savoir plus, contacteez l’association Hespul, et lisez la fiche "Le photovoltaïque".

L’isolation naturelle et antigaspi

Privilégiez les isolants végétaux comme la fibre de chanvre (chènevotte), de la laine de cellulose (à base de papier recyclé) ou des panneaux de liège. La fibre de coco est également un isolant naturel mais son cout energétique reste important. En effet, fabriquée à partir de noix de coco, elle doit être transportée sur une longue distance avant d’arriver en France.

Le chauffage antigaspi

Le gaz naturel reste moins cher et moins polluant que le chauffage électrique.

-  N’encombrez pas vos radiateurs de bibelots et ne les cachez pas derrière un meuble.

-  Vous avez froid ? Mettez d’abord un pull. Un degré de trop correspond à 7% de consommation en plus.

Peintures écolos

Évitez l’emploi de peintures à base de solvants. Les brillantines peuvent contenir jusqu’à 50% de solvants et de composés organiques volatiles qui finissent par infiltrer l’air environnant tout au long de la durée de vie de la pose de ces peintures. L’OMS déclare que les décorateurs ont un risque de 40% d’être sujets au cancer des poumons du fait d’une exposition prolongée à ce type de peintures.

Utilisez des peintures sans solvants nocifs, sans métaux lourds, sans liants synthétiques : elles portent l’écolabel européen et NF Environnement. Elles sont à la chaux naturelle avec pigments naturels, ou à l’huile biologique. Pour en savoir plus : www.o2France.com

Meubles écolos

Privilégiez les meubles en bois portant le label FSC (Forest Stewardship Council). Il garantit une gestion des forets qui tient compte des aspects économiques, sociaux et écologiques.

N’achetez pas des meubles difficilement inflammables. Ils sont fabriqués avec des produits chimiques que l’on retrouve dans les fibres textiles, les ordinateurs et le plastique et qui ont pour but de combattre la propagation des flammes. Ils contribuent à polluer l’air à l’intérieur des locaux et se concentrent dans l’environnement car ils ne sont pas biodégradables. Leur emploi est interdit dans certains pays et quelques grands fournisseurs de meubles, comme Ikéa, ont cessé de les utiliser. Mais il serait préférable de toujours vérifier la politique d’une entreprise à ce sujet lorsque vous achetez vos meubles.

N’achetez pas des meubles provenant des forêts anciennes. Plus de 78% de ce type de forêts dans le monde ont été ratissées ou dégradées. Si vous remplacez vos meubles, demandez-en l’origine du bois au vendeur.

campagne Greenpeace pour sauver les forêts anciennes et contre la déforestation - 30.1 ko
campagne Greenpeace pour sauver les forêts anciennes et contre la déforestation

Infos et Astuces en vrac

Le four à micro-ondes consomme autant d’électricité, voire plus, qu’un four classique. Réservez-le au réchauffage plutôt qu’à la cuisson.

Une cuisinière au gaz naturel consomme, en moyenne, 2 fois moins d’énergie qu’une cuisinière électrique.

Certaines huiles essentielles sont efficaces dans le traitement insecticide du bois, comme l’essence de mirbane ou l’huile de bois de cèdre.

Un foyer moyen utilise 159 rouleaux de papier de toilette soit environ 1 km de papier par jour. Moins de 10% du papier toilette est recyclé - alors qu’il est probablement fabriqué à partir des forêts en financement durable de la Scandinavie, ces dernières remplaçant les anciennes régions boisées abritant des milliers d’espèces en dangers. Achetez du papier hygiénique recyclé.

Ne jetez pas les préservatifs dans les toilettes. Chaque année, près de 150 millions de préservatifs finissent dans les toilettes, bouchant les filtres de traitement de l’eau et provoquant un surplus d’eaux usées dans les fleuves et sur les côtes. Jetez-les plutôt à la poubelle, les préservatifs en latex étant biodégradables.

Liens utiles

-  "Guide malin de l’énergie chez soi" par l’ l’Observatoire des énergies renouvelables .

-  "Guide raisonné de l’éco-construction 2004 - 2005", un guide et annuaire professionnel qui liste de nombreux matériaux sains et écologiques dans toute la France et quelques pays voisins - publié par l’association Bâtir-Sain.

-  Vente produits solaires : http://www.boutiquesolaire.com

-  Association France énergie éolienne : http://www.fee.asso.fr

-  Association Négawatt : http://www.negawatt.org

-  Site sur l’habitat écologique : http://www.ideesmaison.com

-  Association Terre Vivante : http://www.terrevivante.org

-  Association Bâtir-Sain : www.batirsain.org

-  Bio construction : http://www.bio-construction.com/

-  La maison écologique : http://www.la-maison-ecologique.com/

Source

-  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

-  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

-  "Le guide vert du consommateur" par 60 millions de consommateurs (n°102, 2001).

Famille : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Privilégions l’allaitement maternel

Le saviez-vous ?

L’OMS estime que 1,5 millions d’enfants dans le monde meurent chaque année parce qu’ils ne sont pas allaités au sein. En effet, ils sont nourris avec des substituts de lait commercialisés mélangés avec de l’eau non potable. Un enfant habitant une région où l’eau n’est pas potable et nourri au biberon a jusqu’à 25 fois plus de risques de mourir d’une diarrhée qu’un enfant nourrit au sein.

À la naissance, le système immunitaire du nourrisson est loin d’avoir acquis toutes les potentialités qui seront les siennes plus tard. Le lait maternel est indispensable pour suppléer les défenses encore fragiles et incomplètes de son enfant. À lire le chapitre : "Immaturité du système immunitaire du nourrisson - importance de l’allaitement" du livre "Vaccinations, les vérités indésirables" par Georget M., éditions Dangles.

En savoir plus

-  Un forum sur l’allaitement : Le plaisir d’allaiter.

-  Un forum sympa pour les nouvelles mamans : http://forum.magicmaman.com

-  Le livre "Mon bébé bio, l’alimentation saine de la future maman et du bébé" de Ralf Moll et Ute Schain-Emmerich - Édition : Terre Vivante.

-  Le chapitre : "Immaturité du système immunitaire du nourrisson - importance de l’allaitement" du livre "Vaccinations, les vérités indésirables" par Georget M., éditions Dangles.

-  Le site web : http://www.babymilkaction.org.

-  "Une fondation contre le cancer rejette le don de 1million de livres de Nestlé".

-  Produits laitiers et Impérialisme.

-  McSpotlight on the Baby Milk Industry .

Éduquons nos enfants à l’écologie

Le saviez-vous ?

Un AK47 est si petit, léger et simple d’emploi qu’un enfant de 10 ans peut l’utiliser. Dans certains pays, on peut l’acheter pour seulement 20 dollars. Plus de 300 000 enfants dans le monde sont des enfants soldats. Depuis 1992, 2 millions d’enfants ont été tués et 6 millions blessés gravement dans des guerres : www.childsoldiers.org

Marche : Une bonne habitude à prendre dès l’enfance

Allez à l’école à pied ou en transport public plutôt qu’en voiture. À 8h50, 1 parent sur 5 emmène leur enfant à l’école. 1 enfant sur 4 se rend à l’école en voiture - c’est 2 fois plus qu’il y a 20 ans. Contrairement à ce que l’on croit, dans les embouteillages, les niveaux de pollution sont en réalité plus élevés à l’intérieur des voitures qu’à l’extérieur. Les enfants qui vont à l’école à pieds ou à vélo sont en général plus minces que ceux que l’on dépose à destination et sont plus attentifs en classe.

École : Tous les enfants n’y ont pas droit

L’instruction est un droit humain élémentaire. Il constitue l’un des moyens les plus efficaces d’enrayer le cycle de la pauvreté. Dans le monde, 120 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés. Au Népal, seulement 44% des enfants passe en secondaire et 4% en Angola.

Couches-Culottes : Les lavables et les jetables

Un bébé en utilisera en moyenne 5 480 au cours de ses premières années soit l’équivalent de 2 arbres. Chaque jour, on jette 8 millions de couches-culottes soit 4% dans l’enfouissement des déchets où il peut se passer 500 ans avant qu’elles ne se décomposent. Il existe également des risques que des virus provenant de fèces humaines s’infiltrent dans les réserves d’eau de la nappe phréatique. Jusqu’à 100 virus peuvent survivre pendant deux semaines dans des couches-culottes sales, y compris le virus actif de la polio excrété dernièrement par des nouveau-nés vaccinés. On estime le coût financier annuel des couches-culottes par enfant à 1 700 euros contre 430 euros pour des langes en tissu, lavage compris.

Pour en savoir plus sur les couches lavables (l’alternative des couches jetables), cliquez ICI. Visitez également le forum sur les couches lavables : http://couches-lavables.forumactif.com/.

Gardez les fesses de votre bébé aussi propre que possible -et n’utilisez pas de lingettes. Cela réduit les risques d’éruption cutanée pour votre enfant due aux produits chimiques présents dans l’urine et les fèces. Et si vous pensiez que les couches en coton présentaient plus de risques de causer une éruption cutanée, vous aviez tort. Une recherche faite par l’Association Médicale Américaine (American medical association) a montré qu’une éruption cutanée apparaissait dans 54% des cas où le bébé utilisait des couches jetables contre seulement 18% pour celui qui utilisait des langes. Les lingettes pour bébé contiennent beaucoup de produits chimiques tels que de l’alcool, des conservateurs, des parfums et des substances grasses -la peau d’un bébé est bien plus sensible à ce genre de produits que la vôtre.

Ne jetez jamais de couches-culottes dans les toilettes. L’agent chloré présent dans la couche peut polluer les voies navigables, nuire à la nature et au final aux êtres humains. Le gel super absorbant des couches-culottes jetables absorbe l’eau et ces dernières s’en gorgent tellement qu’elles finissent par bloquer les tuyaux. Toute couche-culotte terminant dans les égouts échouera forcément sur nos plages.

Jouets : Concilions éthique et écologie

Évitez les jouets en plastiques, surtout en PVC (Polychlorure de Vinyle) car ils peuvent contenir des phthalates, éléments chimiques nuisibles considérés comme responsables de l’altération du développement des testicules, de dommages au foie et aux reins. Certains jouets fabriqués en Asie contiennent jusqu’à 55% de phthalates en poids. On a découvert que les ouvriers fabriquant ces articles sont victimes d’un nombre important de cancers du foie et d’autres cancers. Certains chercheurs considèrent que les risques de cancer du foie chez les ouvriers travaillant avec du plastique vinyle sont 200 fois plus élevés que la moyenne. Privilégiez les jouets en bois. Besoin d’idées achat jouets bios et issus du commerce équitable : visitez le site Bio Respect et Le site Commerce équitable

Les enfants devraient jouer avec des jouets, pas les faire. Michael Eisner, président Disney reçoit un salaire de 133 millions de dollars par an, soit 63 000 dollars par heure. Un ouvrier bengalais devrait travailler pendant 210 années à la confection des vêtements Disney à raison de 12 cents l’heure pour gagner ce que Eisner touche en une heure. Lorsque des ouvriers bengalais vinrent aux Etats-Unis pour révéler leur situation au grand jour, ils déclarèrent plus de 15 heures par jour, 7 jours par semaine, qu’ils n’avaient pas droit aux allocations familiales, qu’ils se faisaient battre et n’étaient payés que 15 cents pour chaque chemise Disney à 17,99 dollars cousue. Disney répondit à cette attaque en annulant leur commande dans ce pays provoquant ainsi le licenciement de toutes les femmes couturières.

En 1996, des enfants haïtiens travaillant à la chaîne étaient payés l’équivalent de 1 centime d’euro l’heure pour fabriquer des pyjamas Pocahontas pour Disney. L’organisation international du travail estime que plus de 100 millions d’enfants travaillent dans le monde.

Campagne pour arrêter l’exploitation des ouvriers par Disney : http://www.nlcnet.org/campaigns/sha...

Éducation à l’écologie

Pour apprendre l’écologie aux enfants :

-  Fiche Conseil "Le cartable écologique"

-  Le site Réseau École et Nature : http://www.ecole-et-nature.org/

-  Le site Educ-Envir http://www.educ-envir.org/

-  Le calendrier des gestes écolos (par France 5 et WWF) : http://education.france5.fr/ecolo/

-  Devenez un protecteur de la nature par Panda Junior : http://www.panda-junior.com/

-  Lire le coup de cœur du site Econo Ecolo pour le jeu L’Odyssée Sibérienne : http://www.econo-ecolo.org/spip.php...

-  "Nature sans frontières" (FRAPNA) : http://www.frapna.org/

-  "La Rivière m’a dit..." (FRAPNA) : http://www.frapna.org/site/region/i...

-  "La Forêt m’a dit..." (FRAPNA) : http://www.frapna.org/

-  "La sécurité des sorties nature" (FRAPNA) : http://www.frapna.org/

-  "Mare, où es-tu ?" (FRAPNA) : http://www.frapna.org/

-  " Une seule solution : réduire nos déchets ! " : livret pédagogique (FRAPNA) : http://www.frapna.org/

-  "Le jeu de l’eau" (FRAPNA) : http://www.econo-ecolo.org/spip.php...

N’achetons pas de NAC

NAC : Nouveaux Animaux de Compagnie, comme les oiseaux, poissons, reptiles, arachnides ...

Acheter un NAC c’est contribuer directement à leur persécution, surexploitation et disparition.

Le saviez-vous ?

D’après l’étude FACCO / Sofres 2004, plus de 51% des foyers français possèdent au moins un animal familier. La France est au premier rang des pays possesseurs d’animaux de compagnie en Europe avec près de 65 millions de chiens, chats, oiseaux, poissons et autres rongeurs. Le nombre des chiens est estimé à 8,51 millions et celui des chats à près de 10 millions.

Les 6,8 millions de chiens britanniques produisent 900 tonnes d’excréments par jour, l’équivalent de 15 millions de saucisses.

Une chatte non castrée peut avoir une progéniture de 50 millions de petits et de descendants réunis si elle aune deux portées de six chatons chacune.

Aux USA, environ 70 000 chiots et chatons naissent chaque jour. Approximativement 13 millions de chats et chiens sont euthanasiés chaque année.

En France, 100.000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. En 2002, il y a eu une augmentation de 25 % des abandons par rapport à 2001.

Répartition des animaux de compagnie en France en 2004

(en million)

Poissons : 35,89 (classifiés NAC)
Chats : 9,94
Chiens : 8,51
Oiseaux : 6,59 (classifiés NAC)
Lapins et rongeurs : 3,77 (classifiés NAC)

La vie carcérale des NAC

Il n’existe aucune statistique sur le nombre exact de reptiles (tortues, iguanes, serpents), de scorpions, d’araignées... qui vivent en bocal comme ornementation dans les salons français, mais au vu du développement exponentiel des vivariums dans les animaleries, on en déduit que ce commerce est toujours aussi prospère.

Ne mettez pas un animal en bocal ou dans en cage - juste pour la satisfaction égoïste de POSSEDER un animal "original" - Vous aimez les oiseaux, les reptiles et autres arachnides ? Observez-les donc dans leur habitat en non en boîte. Pour en savoir plus, lisez l’article "Les reptiles dans les zoos".

L’hécatombe pour agrémenter un salon

Évitez tout achat d’animal exotique : pour qu’un nombre d’individus arrivent jusqu’à l’animalerie, le taux de perte durant le transport est énorme. Par exemple, le perroquet gris du Gabon, espèce communément vendue en France, peut enregistrer une perte de 70% des individus sur l’ensemble du circuit commercial. . ce taux de mortalité massif ne fait qu’augmenter les prélèvement dans leur habitat en vue de satisfaire la demande et de compenser les pertes survenues au cours du transport.

Des animaux de compagnie écolos

Le secteur animalier dans le monde représente 27,5 milliards de dollars et ce chiffre pourrait atteindre 40 milliards d’ici 2010. - Les multinationales (Nestlé et Purina - Protect & Gamble et Iams, Mars Masterfoods et Pedigree etc...) ... proposent de la nourriture provenant des abattoirs - ce qui contribue indirectement à l’exploitation et la souffrance de milliards d’animaux de ferme chaque année. De plus ces compagnies proposent de la nourriture de très mauvaise qualité - déchets d’abattoir, de restaurants (huiles), de supermarchés (dates expirées) , de cadavres de chiens et chats euthanasiés provenant de fourrières et refuges, d’animaux malades impropres à la consommation humaine (tumeurs cancéreuses visibles)... pour en savoir plus, lire l’article "Ce que contient réellement la nourriture pour animaux domestiques ", ainsi que le livre "Food pets die for - Shocking facts about pet food" par Ann N. Martin (Editions NewSage Press - 2003).

Pour en savoir plus sur la nourriture des animaux de compagnie, lisez également l’article : "Nourriture pour animaux de compagnie : L’alternative éthique".

Les chats domestiques peuvent représenter une menace pour la vie sauvage, en particulier les oiseaux, les grenouilles et les campagnols. Selon un sondage réalisé en 1997, on estime que les 7,5 millions de chats domestiques du Royaume-Uni pourraient tuer au moins 300 millions d’animaux et d’oiseaux par an. Mettre une petite clochette autour de leur cou pourrait contribuer à réduire ce nombre de façon significative. Une enquête menée par Royal Society for the Protection of Birds (Association nationale de protection des oiseaux - RSPB) a montré qu’une clochette permettait de réduire les actes de prédateurs de 35% et de 44% lorsqu’il s’agit d’un collier à ultrasons. Essayez également de garder vos chats à la maison la nuit lorsque les oiseaux sont en période de reproduction.

Source

-  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

-  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

Shopping : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Magasinons éco-éthique

Le saviez-vous ?

Les différents éléments qui composent un jean sont transportés sur 65 000 km avant d’être assemblés.

Plus de 14 milliards de prospectus et de journaux gratuits sont distribués chaque année en France, soit près de 5% de nos déchets ménagers.

18 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année en France, soit plus de 500 par seconde. Ces sacs produisent 72 000 tonnes de déchets, dont l’élimination coûte plus de 100 millions d’euros par an. Laissés dans la nature, ils mettront entre 100 et 400 ans à se dégrader.

Produits locaux et de saison

Privilégiez les produits locaux et de saison. Pensez à la quantité de ressources gaspillées et à la pollution engendrée par le transport par bateau - et de plus en plus par avion- des marchandises partout dans le monde. Le Royaume-Uni utilise 1,6 milliards de litres d’essence pour transporter de la nourriture (pour humains et pour animaux) et émet plus de 4 millions de tonnes de CO2. Le coût global des transports peut représenter 16% de plus que le prix de la nourriture contre 3% pour celui de la nourriture organique ayant poussé localement. L’industrie alimentaire mondiale présente d’autres aspects négatifs comme celui d’encourager les mono-cultures agricoles, ceci au détriment de la biodiversité locale ce qui a provoqué la fermeture d’épiceries indépendantes, de boulangeries, etc.

Bijoux

N’échangez pas des bijoux qui ont été fabriqués à partir de matériaux creusés par de la main-d’œuvre bon marché et exploitée. Des gisements de diamants exploités par des groupes insurgés de Sierra Leone et d’Angola peuvent provoquer la misère de millions de gens, alors que l’or est exploité avec du cyanure, élément extrêmement toxique aussi bien pour l’homme que pour l’environnement. Il n’existe actuellement aucun moyen de savoir si un diamant taillé a été légalement exploité ou non. Pour en savoir plus, lirez l’article "Les diamants sont les meilleurs amis des rappeurs... des terroristes et des esclavagistes"

Si vous désirez avoir une bague en diamant, achetez-en une d’époque. www.silverchilli.com offre toute une gamme de bijoux en argent créés par des artisans mexicains pour des prix plus que raisonnables. Vous pouvez également acheter des bijoux issus du commerce équitable en cliquant ICI

Fleurs (bouquet)

Les roses que vous achetez chez le fleuriste ou au supermarché ont probablement été cultivées sous une serre à l’autre bout du monde à un prix social et environnemental élevé. En Colombie, avec une industrie des fleurs d’une valeur de 600 millions, 2/3 des ouvriers souffrent de maladies dues à une exposition aux pesticides. 1/5 des produits chimiques utilisées dans ce secteur sont cancérigènes ou toxiques dont l’usage est restreint aux Etats-Unis.

Recyclons nos déchets ménagers

Le saviez-vous ?

Les Français produisent 2 fois plus de déchets ménagers qu’il y a 40 ans.

Les emballages représentent 30% du poids et 50% du volume de nos déchets.

Chaque Français produit en moyenne 440 kg d’ordures ménagères par an, soit 1,2 kg de déchets par jour.

L’emploi des lingettes multiplie par 12 vos dépenses liées aux produits d’entretien et génère par an et par foyer 23 kg de déchets, contre 1,16 kg avec des nettoyants classiques.

Le dégazage d’une décharge peut durer jusqu’à 100 ans.

L’incinération de 7 tonnes de déchets produit de l’énergie équivalent à 1 tonne de pétrole.

Que contient notre poubelle ?

(source Ademe)

Matières fermentescibles : 29%
Papiers cartons : 25%
Divers : 25%
Verres : 13%
Plastiques : 11%
Métaux : 4%
Textiles : 3%

Environ 15% des déchets sont recyclés. Le reste est destiné à l’incinération (26%) ou à la décharge.

Valoriser plutôt que jeter

Recyclez vos déchets. Non seulement le recyclage présente des avantages environnementaux, mais il permet également de créer des emplois. Pour chaque million de déchets recyclés, le secteur d’enfouissement des déchets crée de 40 à 60 emplois, celui de l’incinération 100-290 emplois et celui du recyclage 400-590 emplois.

Le fait de recycler juste une bouteille en verre permet d’économiser assez d’énergie pour alimenter un poste de télévision pendant une heure et demie. À chaque tonne de verre recyclée, on économise 135 litres d’huile et 1,2 tonnes de cendres, de sable et de calcaire.

Si vous achetez une boisson contenue dans une bouteille en plastique, ne la jetez pas dans la nature. Au Royaume-Uni, on utilise 15 millions de bouteilles par jour (chiffre colossal) dont seulement 3% sont recyclées. Le fait de recycler juste une bouteille en plastique par jour peut permettre d’économiser l’énergie nécessaire à l’alimentation d’une ampoule électrique de 60 watts pendant 6 heures. Si la bouteille est faite de PET (Polyéthylène Téréphthalate), un plastique facilement recyclable, amenez-le à l’usine de recyclage de votre ville.

Papier

La fabrication de papier recyclé nécessite 20 fois moins d’arbres, 100 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie que celle du papier blanc.

Privilégiez le papier recyclé. Seul 25% du papier mondial est recyclé. Si ce chiffre s’élevait à 50% jusqu’à 8 000 000 hectares de forêts dans le monde pourraient être épargnés de la destruction.

Piles (batteries)

10% seulement des piles sont recyclées en France.

La plupart des piles contiennent des métaux toxiques comme le cadmium, le mercure et le nickel qui se répandent dans l’environnement lorsqu’on les jette. Quand vous achetez des piles, choisissez des alcalines au manganèse car elles ne contiennent pas de métaux lourds toxiques. Et pourquoi ne pas acheter un chargeur solaire : http://www.boutiquesolaire.com/bout...

Un foyer moyen utilise 21 piles par an ce qui s’élève à environ 650 millions pour tous les foyers du Royaume-Uni. De cela, environ 20 000 tonnes finissent à l’enfouissement des déchets chaque année. Les piles contiennent des métaux qui peuvent causer de sérieux problèmes de pollution. Le cadmium, par exemple, n’est pas biodégradable et ne peut être détruit. S’il contamine la chaîne alimentaire, il peut nuire au foie, aux reins et au cerveau des humains et des poissons.

Chaque année dans le monde, plus de 15 milliards de piles sont produites puis vendues. La plupart d’entre elles sont des alcalines non rechargeables ou au lithium. Aucune pile n’est biodégradable. Par conséquent, toutes les piles usées ne feront que s’empiler dans les décharges publiques partout dans le monde. De piles rechargeables peuvent être utilisées jusqu’à 1000 fois et la technologie ne cesse d’avancer. Certaines piles rechargeables sont même recyclables.

Habillons-nous éco-éthique

Le saviez-vous ?

la culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde, alors qu’elle représente un peu moins de 3% des surfaces cultivées.

La production de 1 kg de coton nécessite 7 000 à 29 000 l d’eau.

Entre 14 et 25 bouteilles en plastique entrent dans la composition d’un pull en polaire.

85% des textiles finissent au milieu des déchets ménagers alors qu’il existe des conteneurs partout en France où les déposer.

Vêtements éthiques

Des ouvriers peuvent travailler jusqu’à 60 heures par semaine pour un bas salaire, dans des conditions risquées, où des enfants âgés de moins de 15 ans peuvent être employés et les syndicats interdits.

www.sweatshopwatch.org fait la liste des entreprises dont vous devriez éviter les produits.
consultez également la charte "Le code de conduite modèle" du Collectif de l’éthique sur l’étiquette www.ethique-sur-etiquette.org

Vêtements écologiques

Des tissus synthétiques comme le nylon et le polyester, fabriqués à partir de produits pétrochimiques non renouvelables. Ils utilisent de grandes quantités d’eau et d’énergie et mettent très longtemps à se bio dégrader. Le coton, également, n’est pas aussi naturel qu’on pourrait le penser puisqu’il s’agit de la culture sur laquelle est vaporisé le plus de pesticide dans le monde. En 1995, en Alabama, près de 250 000 poissons furent tués après que la pluie ait déversé dans un lac à proximité des doses mortelles d’insecticides provenant des champs de coton. Les insecticides étaient utilisés pour traiter des bourgeons infestés de vers, conséquence probable de la vaporisation des cultures avec l’insecticide Malathion - destiné à éliminer les charançons de la capsule- qui a également tué les prédateurs naturels des vers.

Privilégiez des matières comme le lin et le chanvre. Elles sont légères, absorbent l’humidité et sont anallergiques. Le coton biologique est plus souple et doux que le coton "classique", de plus, il intègre une démarche de commerce équitable.

Soin et hygiène : Les gestes écolos

Préférez les rasoirs électriques aux jetables. Notre obsession d’une peau douce a des effets dévastateurs sur l’environnement. Chaque jour, la société Bic vend 10 millions de rasoirs jetables, qui atterrissent dans les décharges. Une fois arrivés là, ils ne s’auto-biodégradent pas et peuvent même émettre des produits chimiques qui contamineront le sol et l’eau. Évitez d’en acheter et préférez-leur le rasoir électrique ou traditionnel. De plus, lorsque vous vous rasez, évitez d’utiliser de la mousse, du gel ou de la crème dépilatoire car ils contiennent des Alkylphénols et du thioglycolate de potassium. Le premier cause des troubles hormonaux tandis que le second est un dérivé d’acide thioglycolique classé parmi les éléments extrêmement toxiques aux Etats-Unis.

Chaque année, les hommes et les femmes peuvent absorber jusqu’à 2 kilos de produits chimiques à cause de l’utilisation d’articles de toilette et cosmétiques. Si vous pouvez réduire la quantité de crème, lait hydratant et de maquillage que vous utilisez ou bien vous orienter vers les produits bios et naturels, vous en retirerez de plus grands bénéfices. Allégez votre boîte de maquillage, jetez les vieux produits que vous n’avez pas utilisés et choisissez ceux qui n’agressent ni votre corps ni l’environnement.

Tout savoir sur les cosmétiques et produits d’entretien ménagers responsables, les conseils et astuces pour fabriquer soi-même des produits naturels, lisez :

-  Soins du visage : Composition produits dans le commerce + conseils produits naturels à faire soi même.

-  Soins des cheveux : Composition produits dans le commerce + conseils produits naturels à faire soi-même.

-  Maquillage : Composition produits en grande surface + conseils produits naturels.

-  Produits d’entretien ménager : Les meilleures recettes de grands-mères.

-  20 façons de supprimer les produits chimiques dans nos cosmétiques et produits de soin.

La rubrique "Cosméto responsable" de VegAnimal.info est une mine d’infos, conseils et recettes.

Liens utiles

La boutique solaire : http://www.boutiquesolaire.com/
Artisans du Monde : http://www.artisansdumonde.org/
Liste des points de vente de produits du commerce équitable en France : http://www.commercequitable.org/fra...
Société Commerce Equitable.com : http://www.commercequitable.com/
Association Ethnik.org : http://www.ethnik.org/
Equi terre : http://www.equiterre.com/
Vtements coton bio : http://www.modetic.com/

Source

-  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

-  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

-  "Le guide vert du consommateur" par 60 millions de consommateurs (n°102, 2001).

Alimentation : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Mangeons bio et équitable

Le saviez-vous ?

La façon de se nourrir a un impact déterminant sur l’environnement : L’alimentation représente à elle seule 30% de l’empreinte écologique en France. Pour calculer votre empreinte écologique (mesure de la pression que vous exercez sur la nature), cliquez ICI

L’empreinte écologique d’une tomate cultivée hors sol en serre chauffée est 10 à 20 fois supérieure à celle d’une tomate cultivée en plein champ.

Les aliments constituant le repas du dimanche typique pourraient avoir été transportés sur plus de 78 000 km - soit deux fois le tour du monde - rejetant par la même occasion 37 kilos de dioxyde de carbone. Vous pouvez réduire ce trajet en achetant des produits près de chez vous.

L’agriculture bio en France

En 2000, on a estimé que si 30% de la terre était cultivée de façon biologique, 16 000 nouveaux emplois pourraient être créés, Le nombre d’oiseaux augmenterait de 10%, celui des papillons de 25% et 11,5 millions d’hectares de terres arables ne seraient plus traitées aux pesticides. Malheureusement, l’agriculture bio ne couvre que 1,7% des surfaces agricoles utiles en France, contre 10% en Italie.

Selon le rapport 2004 de l’Observatoire Economique de l’Agriculture Biologique :

-  Fin 2004, la France comptait près de 540 000 ha de terres cultivées en mode de production biologique, soit près de 2% de la surface agricole utile nationale. Sur ce total, les surfaces en bio progressent de plus de 18% par rapport à 2003. Mais, les surfaces en conversion baissent.

-  Après avoir connu une progression ininterrompue depuis 1995, le nombre d’exploitations certifiées bio s’élève à 11 025 en 2004, soit quasiment au même niveau qu’en 2003.

-  En 10 ans, le nombre d’agriculteurs bios a triplé et les surfaces certifiées bio ont été multipliées.

Pour en savoir plus sur le bio en France, cliquez ICI

Dangers des pesticides

Évitez le chocolat fait à base de résidus de lindane. Le lindane est un dangereux pesticide qui a été interdit d’utilisation au Royaume-Uni en 2002. Il est extrêmement dangereux autant pour ceux qui l’utilisent que pour ceux qui y sont exposés - que ce soit dans l’environnement ou dans les aliments. Cependant, il est encore utilisé en Afrique notamment dans l’industrie du cacao. Ainsi, il se peut qu’il y ait des résidus de ce produit dans vos barres de chocolat. Plus d’infos : www.Pan-uk.org/banlindane

Pour en savoir plus :

-  "Produits chimiques dans l’alimentation".

-  "20 façons de supprimer les produits chimiques dans notre alimentation".

-  "Histoire d’une tarte industrielle aux cerises ... bon appétit !".

Achetons local et de saison

Un fruit importé hors saison par avion consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison : 1 kg de fraises d’hiver peut nécessiter près de 5 l de gasoil pour arriver dans votre assiette.

Astuce : Faites-vous livrer toutes les semaines un panier bio de fruits et légumes bio de saison - exemple avec Le campanier.

Consommation animale : La planète dans notre assiette

"Mangez moins de viande et vous sauverez la planète" - C’est l’avertissement lancé par Jonathon Porritt, président de la Commission Britannique du Développement Durable dans le rapport “The Global Benefits of Eating Less Meat”.

"L’agriculture intensive animale exige toujours plus de terre, d’eau et de pesticides employés pour cultiver soja et autre fourrage pour l’alimentation des animaux. Le résultat est l’une des plus grandes crises environnementales auquel nous faisons maintenant face" : déclara Mr Porritt, également directeur des Amis de la Terre et le co-président de Greenpeace. "Les politiciens s’occupent d’un symptôme dégradant environnemental après l’autre, sans prendre le temps de réfléchir aux causes de ces incessants symptômes".

En 40 ans, la consommation de viande par an et par personne est passée de :
Europe : 56 à 89 kilos
USA : 89 à 124 kilos
Chine : 4 à 54 kilos
Japon : 8 à 42 kilos
Brésil : 28 à 79 kilos

La consommation animale (viande et produits laitiers) a quadruplé en 4 décennies et la Banque Mondiale prédit qu’elle augmentera encore de 50 % d’ici à 2020. Il y a déjà 2 fois plus de poulets que d’humains sur la planète, plus d’un milliard de porcs, 1.3 milliards de bovins et 1.8 milliards d’ovins - dont la plupart mangent plus d’aliments qu’ils n’en produisent.

Au niveau mondial, la consommation de viande s’élève à 38 kg par an et par habitant. À comparer aux 88 kg consommés chaque année par un Européen et aux 92,5 kg consommés par un Français.

En France, on peut globalement considérer que sur les 30 millions d’hectares de surface agricole utile, environ les 2/3 sont destinés à l’alimentation animale, soit directement, soit après transformation, souvent par le canal de l’industrie des aliments composés.

Il faut 10 kg de fourrage (soja, céréales...) pour produire 1kg de viande de bœuf, 100.000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de bœuf (seulement 900 litres pour 1 kg de blé).

Plus de 20% des poissons pêchés servent à nourrir des animaux d’élevage (piscicultures, porcheries...).

Une enquête de l’ONU du 09/09/2004 indique qu’il faut 7,000 litres d’eau pour produire 100 grammes de bœuf, par opposition à 550 litres pour produire assez de farine pour confectionner un pain.

Environ 23,750 kilomètres carrés de forêt tropicale humide ont été détruits entre août 2002 et août 2003, selon les statistiques provenant du gouvernement brésilien cité dans The New Scientist. La plus grande partie de ce déboisement est pour la production de bœuf (viande) ou de soja pour le fourrage (nourriture des bovins).

Près des 3/4 de la consommation mondiale de céréales sont employés pour nourrir les animaux de ferme. Une part croissante de blé est employée pour le fourrage dans les pays industriels - 45 % de son utilisation totale dans l’UE.

Selon l’étude "Water, More Nutrition Per Drop" réalisée par le SIWI (Stockholm International Water Institute) et le IWMI (International Water Management Institute ) :une alimentation carnée exige 1.2 millions de litres d’eau par an - 70 fois plus que les 18.250 litres employés pour les besoins domestiques d’un ménage moyen par an. Tandis qu’une alimentation végétalienne (vegan) utilise environ 40.000 litres d’eau par an.

Pour en savoir plus :

-  “Hungry world must eat less meat" (BBC).

-  "Les consommateurs de viande pompent l’eau mondiale" (The Guardian).

-  "Pourquoi les véganes avaient raison depuis le début" (The Guardian).

-  "La demande de bœuf accélère la destruction de la forêt amazonienne" (The Guardian).

-  "Consommation animale : La planète dans notre assiette" (The Observer).

-  "La ruée vers l’eau" (Associated Press).

La consommation de poissons sur la sellette

Sur une échelle mondiale, nous consommons 91 tonnes de fruits de mer par an et plus de 200 millions de personnes préfèrent manger des produits issus de la pêche pendant toute leur vie. Mas nos mers souffrent de cette intense activité : 15% des stocks mondiaux d’aliments issus de la pêche sont surexploités et 10% sont soit sévèrement diminués soit en augmentation. Selon les biologistes Ransom A. Myers and Boris Worm, il resterait dans l’océan seulement 10% des réserves de gros poissons que l’on trouvait dans les années 1950, des poissons tels que le thon, l’espadon, le marlin et les gros poissons de fond tels que la morue, le flétan, la raie et le flet.

Pour en savoir plus :

-  "Comment notre consommation de poisson est en train de changer la planète".

-  "Aquaculture, Pisciculture : les "porcheries" industrielles aquatiques".

-  "Pêche intensive, le sabordage des océans".

Fermes industrielles : Les monstruosités de l’agrobusiness

Clonage des animaux de ferme comme Genesis, la vache clonée à partir de la célèbre vache laitière, Zita, aux Etats-Unis. Plus de 1000 animaux de ferme sont clonés dans ce pays et un lobby agricole est pressé de mettre en vente le matériel génétique issu de ces animaux, ce qui peut vouloir dire que nous boirons bientôt du lait cloné. Les animaux clonés semblent être davantage exposés à l’obésité et au diabète. Plus d’infos : www.organicconsumers.org/patent/clo....

Saviez-vous qu’une poule de batterie n’avait souvent pas plus d’espace pour tenir debout qu’une feuille de papier de format A4 ? Ou que les muscles d’un poulet de chair se développaient plus rapidement que leurs os, les empêchant de marcher correctement ? Ou encore qu’on oblige les vaches laitières à mettre bas tous les ans pour une production continue de lait ? Qu’on garde les cochons dans des porcheries tellement denses qu’ils ne peuvent quelquefois pas se mouvoir ? Et qu’il est fréquent de transporter des animaux sur plus de 2000 km jusqu’à l’abattoir et que leur gorge n’est parfois pas suffisamment entaillée, rendant leur agonie longue et douloureuse ?

Visitez la rubrique "Animaux d’élevage" du site VegAnimal pour en savoir plus.

Buvons bio et équitable

L’industrie des boissons alcoolisées utilise autant de pesticides que l’industrie alimentaire. On traite le houblon, par exemple, 12 à 14 fois par an avec une moyenne de 15 pesticides différents. Les vaporisateurs d’insecticides sont censés minimiser la croissance des mauvaises herbes dans les cultures de houblon, mais ils éliminent également la flore environnante.

77% du marché des boissons non alcoolisées sont contrôlés par 2 sociétés : Coca Cola et PepsiCo. Elles se sont imposées dans le Tiers-Monde en envahissant le marché des boissons produites localement et en remplaçant les boissons saines du régime de l’alimentation des enfants par les leurs. L’ingrédient actif du coca est l’acide phosphorique qui peut dissoudre un steak en 2 jours ou un ongle en 4 jours. Déjà en 1969, on pouvait lire " bébé Fanta " sur la fiche de diagnostic médical de 54% des bébés hospitalisés pour malnutrition à Ndolo au Zambie. Leurs parents leur avaient fait boire du Coca et du Fanta en croyant qu’il s’agissait des meilleures boissons qui soient pour leurs enfants - symptomatique d’un problème touchant tout le Tiers-Monde.

L’eau en bouteille n’est non seulement pas meilleure, mais elle coûte également beaucoup que ce soit à nous, consommateurs, ou à l’environnement. En 1997, l’Organisation Agricole et Alimentaire (food and agricultural organisation - FAO) a déclaré que l’eau en bouteille n’était pas plus claire ni plus nutritive que l’eau du robinet. Elle coûte 2 fois plus cher que l’essence, 3 fois plus que le lait et 10 000 fois plus que l’eau du robinet. Ajoutez à cela les 1,5 millions de tonnes de plastique utilisés tous les ans pour fabriquer les bouteilles -chacune desquelles mettrait des années avant de se bio dégrader. Et quand on pense que la Compagnie des Eaux ne débourse pas un sou pour extraire l’eau tandis que 1,1 milliards de personnes vivent sans système d’approvisionnement adéquat, cela ne vous incite-t-il pas à préférer l’eau du robinet ?

En 1992, le marché mondial du café représentait 30 milliards de dollars -dont 8 milliards pour les producteurs. En 2002, ce chiffre atteignait 50 milliards tandis que la part des producteurs restait la même soit une baisse de 24%. En réalité, le prix du café, du thé et du cacao proposé par ces derniers n’a pas augmenté en termes réels depuis 40 ans. De plus, les prix internationaux de ces produits sont si bas que, très souvent, ils descendent en dessous de leur prix de production, obligeant ainsi les agriculteurs à entrer dans une spirale de dettes et de misère. Pendant ce temps, les compagnies de café réalisent de gros bénéfices -entre 1997 et 2000, Starbuck a vu son profit tripler et atteindre 181 millions de dollars. À l’heure actuelle, les systèmes pour un commerce plus équitable représentent seulement 1% du marché alors qu’il en existe un bon nombre.

Utilisez des thermos pour conserver votre café. Cela vous évitera de refaire chauffer la bouilloire à chaque fois que vous voulez en boire.

Boycottons les fast-foods

L’année 2003 fut mauvaise pour McDonald’s. D’abord, des scientifiques ont déclaré que consommer dans ses restaurants était aussi dangereux pour la santé que fumer (menus trop gras et sucrés). Puis, un officier de police a dû être hospitalisé suite à la présence de bris de verre dans son hamburger, une fusillade a éclaté dans un restaurant à Buenos Aires après la découverte de bactéries dans la nourriture, un autre a été incendié par des manifestants anti-activistes en Grèce, un Américain a déclaré avoir trouvé du chewing-gum dans sa salade et des campagnes successives ont empêché l’ouverture d’autres restaurants au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Australie. En 2002, l’entreprise a été condamnée à verser 6,85 millions de dollars à des groupes de végétariens et d’hindous après que des arômes de viande ont été découverts dans des frites végétariennes.

En savoir plus :

-  La face cachée de McDonald www.mcspotlight.org.

-  Malbouffe : une épidémie d’obésité planétaire.

-  "McDonald’s : Profits en baisse de 71%".

-  "Victoire de "McLibel 2" à la Cour Européenne des Droits de l’Homme".

-  Les dangers du Fast-Food.

-  Le livre : "Les empereurs du Fast-Food : Le cauchemar d’un système tentaculaire" par Schlosser E. (2002) - Autrement. 367 pages. ISBN 0-141-00687-0

Source

-  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

-  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

-  "Le guide vert du consommateur" par 60 millions de consommateurs (n°102, 2001).

Transport : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Le saviez-vous ?

Pour fabriquer une voiture, il faut 40 000 l d’eau en moyenne.

Aujourd’hui, 30 millions de véhicules roulent en France. Depuis 1990, les émissions de CO2 dues aux transports ont bondi de 22%.

80% des habitants du globe n’ont pas de voiture.

En milieu urbain, la voiture constitue la première source de pollution de l’air : 85% de la pollution par le plomb, 73% pour le monoxyde de carbone, 72% pour les hydrocarbures, 69% pour les oxydes d’azote et 24% pour le gaz carbonique.

Un véhicule âgé de 16 ans pollue autant que 100 voitures neuves. Les véhicules de plus de 10 ans représentent 20% du parc français.

Les ralentissements de la circulation coûtent environ 21,4 milliards d’euros chaque année au Royaume-Uni.

L’empreinte écologique d’un 4x4 est plus de 2 fois supérieure à celle d’une voiture familiale équivalente en nombre de places.

Dessin de Paul Pribbernon - 32.2 ko
Dessin de Paul Pribbernon

Privilégions le covoiturage

Chaque jour, plus de 10 millions de sièges vides bloquent les routes, les trajets de véhicules transportant une seule personne représentant 60% du total des trajets. Si seulement la moitié des conducteurs se faisait déposer une fois par semaine (co-voiturage), on pourrait réduire le taux de pollution de 10% et le nombre d’embouteillages de 29%. Sites de covoiturage : covoiturage.net 123voiture.com, covoiturage.com

Privilégions le vélo et les transports en commun

Évitez de prendre votre voiture pour un trajet de moins de 2 km : un quart des déplacements est inférieur à 1 km, et le premier km pollue 2 fois plus que les autres.

Les transports en commun consomment 5 fois moins d’énergie par passager qu’une voiture particulière.

Un litre d’essence peut transporter une personne conduisant une grosse voiture sur 6,4 km, sur 8,8 km pour une petite voiture, sur 49,6 km pour un bus de 40 passagers et sur 54,4 km pour un train de 300 voyageurs.

Donnez-vous pour objectif de vous rendre sur votre lieu de travail ou chez vos amis à vélo et ce une fois par semaine. Commencez par de petits trajets et augmentez progressivement la distance, tandis que vous vous y habituez. L’Association médicale britannique pense que pédaler pendant 30 minutes par jour peut augmenter l’espérance de vie et même nous apporter une forme physique équivalente à celle d’une personne âgée de dix ans de moins.

Évitons le gaspillage des ressources

Les voitures particulières représentent aujourd’hui 12,5% des besoins en énergie en France.

Le GPl est plus propre et plus économique que les hydrocarbures "classique". De nouvelles technologies vertes pour remplacer le pétrole sont en cours de développement : comme l’huile de jojoba, le gaz naturel, la pile à combustible ...etc. pour en savoir plus, visitez moteurnature.com - Le site de l’automobile écologique .

En passant de 130 à 120 km/h, vous réduisez de 10 à 20% votre consommation de carburant.

La climatisation entraîne une surconsommation de 15 à 20%.

Le lavage au jet d’une voiture consomme 100 à 200 l d’eau potable. En prenant quelques seaux d’eau et une éponge, vous en utiliserez 10 fois moins.

Sur une distance de moins de 500 km, les trajets en avion génèrent environ 3 fois plus de CO2 par passager que les trajets en train.

Chaque année, le secteur de l’aviation produit pratiquement autant de CO2 que toutes les activités humaines en Afrique. Un vol longue distance peut produire plus de CO2 par passager que la moyenne rejetée en un an par un automobiliste du Royaume-Uni. Par conséquent, des scientifiques ont prévu que d’ici 2015, l’activité aérienne aura détruit plus de la moitié de la couche d’ozone annuellement.

recyclons les Pneus

Combien de pneus utiliserez-vous dans votre vie ? que ce soit 20 ou 200, sachez que ces pneus subsisteront dans une décharge pendant environ 400 ans avant de commencer à se décomposer. Chaque année, 40 millions de pneus usés sont jetés au rebut au Royaume Uni - en Europe, ce nombre s’élève à 200 millions. Lorsque vous retournez des pneus usés au garage, pensez à demander si celui qui les récupérera adhère au plan du recycleur responsable. Les pneus sont fabriqués à partir de gomme, de pétrole, de sulfure et d’oxyde de zinc, ce qui les rend extrêmement durables.

La production mondiale de pneus dépasse 800 millions par jour. Avec des centaines de produits incluant le papier, tapis de souris et dessous de verre, les pneus n’ont nul besoin de finir dans le tas d’ordures. La gomme recyclée des pneus peut également servir à fabriquer des tapis de souris, des semelles et des talons de chaussures, des pédales de vélos, les bouts des béquilles et des cannes, voire même des tapis roulants et des chambres à air des vélos. Plus d’info, www.remarkable.com.

Sources

"Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

"Le guide vert du consommateur" par 60 millions de consommateurs (n°102, 2001).

"Go Mad ! Go make a difference : 2" The Ecologist (Think Publishing 2003).

Travail : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

Dossier compilé par VB
Addition de recherche et traduction par Lucia

Le saviez-vous ?

La certification ISA 1 4000 garantit que l’entreprise de biens ou services a mis en place un système de management environnemental pour son organisation interne, avec des objectifs de réduction d’impacts sur l’environnement. pour en savoir plus, visitez www.iso14000.com.

La fabrication du papier recyclé nécessite 20 fois moins d’arbres, 100 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie que celle du papier blanc.

Une photocopieuse peut consommer jusqu’à 80% de son énergie en mode attente. Préférez les machines portant le label Energy Star, qui intègre des dispositifs d’économie d’énergie.

Petits gestes quotidiens

Les écrans de veille ne permettent pas de faire des économies d’énergie. En réalité, ils utilisent parfois plus d’énergie que lorsque vous utilisez l’ordinateur. Si vous n’utilisez pas votre ordinateur pendant plus d’une heure, basculez-le en mode veille prolongée ou bien éteignez-le. Le moniteur d’un ordinateur laissé allumé toute la nuit gaspille autant d’énergie qu’une imprimante reproduisant 800 feuilles de format A4.

Les plantes d’intérieur sont des climatiseurs naturels et peuvent venir à bout de 80% de la pollution interne en 24 heures.

Évitez les gobelets en plastique. Au Royaume-Uni, 5 milliards de gobelets en plastique sont jetés à la poubelle chaque année. Si vous faites partie de ces consommateurs coupables, vous pouvez vous repentir en utilisant des crayons fabriqués à partir de ces gobelets recyclés.

Éteignez votre ordinateur lorsque vous quittez le bureau. Les employés qui ne l’ont pas fait ont coûté plus de 128 millions d’euros à leur employeur en 2002. Pire, durant la nuit, ces ordinateurs ont lâché une quantité impressionnante de CO2 dans l’environnement, soit 2,8 millions de tonnes. Pensez donc à toujours éteindre votre ordinateur avant de rentrer chez vous ou à le faire lorsque vous ne l’utilisez pas si vous travaillez à domicile.

Privilégiez le covoiturage, si votre collègue de bureau ou votre voisin de palier part travailler dans la même direction que vous.

Dans le bâtiment, prenez l’escalier plutôt que l’ascenseur pour vous rendre à de courtes distances.

N’oublions pas le recyclage

Un ordinateur peut aussi être recyclé. Chaque année, 100 millions d’ordinateurs sont vendus et 1 million finissent dans les décharges. Si vous pensez que vous ne pouvez plus rien tirer de votre ordinateur, sachez qu’il peut encore servir dans une autre situation.

Recyclez les cartouches d’encre. Plus de 7 millions de cartouches d’encre et 40 millions de cartouches pour photocopieuse sont utilisées chaque année. 90% sont jetées à la poubelle, générant ainsi 60 000 tonnes de déchets non dégradables, alors qu’elles pourraient être recyclées.

Un employé de bureau utilise en moyenne 20 000 feuilles de format A4 par an dont la majeure partie est jetée à la poubelle. Il faut savoir que chaque tonne de papier recyclé sauve environ 17 arbres, 2 080 litres de pétrole et 5 m3_de déchets dans une décharge. Transformer vos papiers de brouillon en bloc-notes et utilisez le recto et le verso des feuilles lorsque vous faites des photocopies ou que vous réalisez des rapports.

Faites recycler vos disques compacts. Ne les jetez pas. Donnez-les à un magasin de charité ou à une école près de chez vous ainsi ils pourront être réutilisés. Une autre solution consiste à les pendre dans vos arbres fruitiers pour tenir les oiseaux éloignés.

Éthique, même au bureau

Faites sensation au bureau en demandant du café et du thé étiquetés "commerce "équitable". Au cours de ces 3 dernières années, le prix mondial du café a baissé de plus de 50% et le prix sur le marché des matières premières a souvent chuté en dessous de leur prix de revient, contraignant les agriculteurs à travailler plus longtemps et plus dur pour des bénéfices moindres.

Redécouvrez le véritable goût du thé et du café en buvant dans un vrai mug (tasse en porcelaine). Ils auront un meilleur goût que si vous les buviez dans un gobelet en plastique. De plus, vous ne vous brûlerez pas les doigts et ferez des économies sur l’achat de verres en plastiques.

Découvrez pourquoi les Indiens accusent la société Coca-Cola de polluer leurs réserves d’eau ou bien ce qui se produit dans les magasins de vêtements Nike en Chine sur : www.corpwatch.org

Liens utiles

Les formations sur l’écologie et les entreprises : Comité 21 : www.comite21.org et Association Orée : www.oree.com.

Association ASAH : www.collectif-asah.org.

Source

-  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

-  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

20 façons de supprimer les produits chimiques dans notre alimentation

Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

Traduction par Carine Dos Santos


  1. Mangez bio. C’est la seule manière vraiment efficace de réduire l’exposition aux pesticides.

  2. Evitez les aliments comportant des additifs, surtout chez les enfants : ils devraient pouvoir développer un vrai sens gustatif avec des aliments naturels au cours des premières années et les parents devraient absolument éliminer les additifs suivants : le glutamate de sodium (E621, destiné à renforcer le goût dans les soupes et viandes, n.d.t.), le 5’-ribonucléotide disodique (E635), les édulcorants artificiels, le benzoate de sodium (E211, Sel de sodium de l’acide benzoïque, utilisé comme agent conservateur, n.d.t.), le dioxyde de soufre (E220, Le dioxyde de soufre est souvent utilisé comme antiseptique et antioxydant pour conserver des fruits entreposés, n.d.t.), les colorants comme le jaune de quinoléine (E104), le Bleu N. 1 (E133), le jaune orangé ( E110, Colorant de synthèse dérivé du goudron de houille, largement utilisé en alimentation : pâtisseries, boissons gazeuses, desserts à la gélatine, céréales, etc., n.d.t.), la carmoisine (E122), le Ponceau 4R ou le rouge cochenille A E124) et l’indigotine (E132). Tout savoir sur les ADDITIFS ALIMENTAIRES (liste) : Leur codification, leur description, leurs caractéristiques, les risquent qu’ils présentent en cliquant ICI

  3. Écrivez à vos députés pour exiger des règles d’étiquetage plus strictes : http://www.info-europe.fr/document....

  4. Soutenez le programme Food for Life, qui vise à améliorer la qualité de la nourriture servie à l’école. On peut consulter le dossier Doctissimo sur les cantines scolaires : http://doctissimo.fr/html/nutrition...

  5. Mangez autant de produits de saison que possible. Cela réduira votre exposition aux antifongiques et antibactériens utilisés pour augmenter la durée de vie des denrées en magasins. Inscrivez-vous à une liste locale de livraison de fruits et légumes.

  6. Lorsque les produits bio ne sont pas disponibles, souvenez-vous que certaines denrées ont moins de résidus de pesticides que d’autres. Les bons candidats comprennent les aubergines, les poivrons, les choux, les pois congelés, l’ail, les poireaux, les courges, les radis, les navets, le maïs sucré et les rutabagas. Le gouvernement a récemment découvert de forts taux de résidus de pesticides dans les épinards, les pommes et le céleri.

  7. Faites attention au poisson. Tous les poissons et crustacés contiennent des traces de mercure, mais pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge il vaut mieux éviter certains poissons. (VegAnimal.info vous invite à supprimer totalement le poisson de votre alimentation - cliquez ICI pour en savoir plus)

  8. Lavez tous les fruits et légume frais sous l’eau courante pour réduire l’exposition au pesticides mais si l’emballage porte la mention “prêt à servir ".

  9. Épluchez les fruits et légumes. Enlevez les feuilles extérieures des légumes feuillus.

  10. Enlevez la graisse de la viande et la peau du poulet et du poisson : les résidus de pesticides peuvent s’agglutiner dans le gras. (VegAnimal.info vous invite à supprimer totalement la viande de votre alimentation - cliquez ICI pour en savoir plus).

  11. Mangez varié et achetez à divers endroits. Cela vous évitera une exposition trop forte aux produits chimiques qui s’accumulent dans certains aliments.

  12. Utilisez moins de film alimentaire quand vous stockez de la nourriture. Il contient des agents plastifiants qui peuvent entrer dans les aliments. L’Agence sanitaire conseille d’éviter d’emballer des aliments très gras comme les fromages dans du film alimentaire et de ne pas s’en servir avec des aliments chauffés au micro-onde.

  13. Méfiez vous des produits se vantant d’être " peu sucrés " ou " sans sucre ". Ils peuvent contenir des édulcorants artificiels.

  14. Lorsque vous prenez un en-cas, essayez de remplacer les plats préparés, les chips et les bonbons par des bâtonnets de légumes, des galettes de riz ou des fruits frais.

  15. Surveillez et contrôlez les heures auxquelles vos enfants regardent la télé. Les fabricants d’aliments traités font une pub agressive entre 16h et 18h. Au Royaume-Uni, soutenez la campagne contre les pubs pour aliments mauvais pour la santé adressées aux enfants (www.sustainweb.org) et écrivez à la Commission Télévisuelle Indépendante : http://www.ofcom.org.uk/.

  16. Réduisez votre consommation d’œufs, bios ou non jusqu’à ce que le gouvernement enquête de façon plus approfondie sur les lasalocides, antibiotiques favorisant la croissance, de plus en plus présents dans les œufs. (VegAnimal.info vous invite à supprimer totalement les œufs de votre alimentation - pour en savoir plus, cliquez ICI).

  17. Attendez vous au pire lorsque la composition mentionne des termes vagues comme " arômes " ou " colorants ". Faites de même avec le mot " goût ". La différence entre les en-cas " goût fromage " et " aromatisé au fromage " est que le second ne contient pas de fromage du tout.

  18. Rappelez-vous que les règles d’étiquetage énoncent que si un produit ne contient aucun fruit, son fabricant ne peut illustrer l’emballage avec des images de fruits frais, plus particulièrement pour les yaourts.

  19. Écrivez à vos députés pour qu’ils obligent les fabricants de vin et de bière à adhérer aux mêmes exigences d’étiquetage nutritionnel que les fabricants d’aliments.

  20. Regardez et apprenez. Lisez les étiquettes et apprenez ce que signifient les mots, noms de produits chimiques et nombres.

    Produits chimiques dans l’alimentation

    Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

    Traduction par Carine Dos Santos

    Des pesticides vaporisés sur les récoltes de légumes aux polluants trouvés sur les produits de la mer, des colorants artificiels dans les boissons fruitées pour enfants aux arômes ajoutés aux chips, nous absorbons de plus en plus de produits chimiques créés par l’homme à travers ce que nous consommons.

    Le Dr Charlie Clutterbuck, expert en santé et sécurité et membre de l’ACP (Advisory Committee on Pesticides, le Comité de Conseil sur les Pesticides), déclare que les facteurs de sécurité sont arbitraires. "Il n’existe aucune science à leur sujet. Nous disons que nous ne sommes pas sûrs, alors ajoutons un facteur de sécurité. Les estimations se basent sur des tests animaliers qui sont extrapolés à l’humain, avec toutes sortes de sauts et de fossés. Même en tant que membre du comité, je me bats pour obtenir des données."

    Des marges de sécurité sont fixées sur la base que c’est la dose qui fait le poison. Mais certains experts pensent à présent que le temps d’exposition, plutôt que la dose en elle-même peut poser problème. Ils soulignent qu’au fur et à mesure que des preuves s’accumulent, de très petites quantités de certains produits chimiques semblent progressivement n’avoir aucun effet. On peut également parler d’un effet "cocktail". Vyvyan Howard est toxico pathologiste spécialisé chez les fœtus à l’Université de Liverpool et également membre de l’ACP. Ses recherches ont démontré que certains pesticides testés sont plus toxiques lorsqu’ils sont combinés que seuls. La Food Standards Agency (Agence Sanitaire et Alimentaire, n.d.t.) a récemment demandé au Comité de Conseil sur les Pesticides d’envisager la possibilité d’un effet cocktail. Ils ont demandé plus de recherches.

    Les composés organophosphorés sont arrivés après la guerre et ont été développés à l’origine par les Allemands comme agents neurotoxiques. Les pesticides, le plastique, les déodorants, les parfums, les agents blanchissants et stérilisants, les produits réfrigérants, les conservateurs du bois et les solvants sont tous à base de composés organochlorés. Le DDT (dichlorodiphenyltrichloréthane) fait partie des pesticides.

    On cite : Les chlorofluorocarbones, qui ne sont pas toxiques mais largement responsables de la destruction de la couche d’ozone, les polychlorobiphényles, largement utilisés comme isolants électriques et réfrigérants jusqu’aux années 1970, date à laquelle ils ont été interdits car on les a identifiés comme cancérigènes, les dioxines et furannes, les produits chlorés dégagés involontairement par la combustion des déchets et les procédés industriels comme le blanchiment de la pulpe avec du chlore pour fabriquer du papier. (Les dioxines et furannes peuvent perturber le système endocrinien et sont cancérigènes.)

    Jusqu’à leur interdiction en 1981 en Europe, on injectait régulièrement des œstrogènes anabolisants au bétail, occasionnant une importante exposition entre les années 1950 et 1970. On les utilise toujours aux Etats-Unis. Les pratiques dans la production laitière ont également changé. L’élevage intensif sous-entend que les vaches sont en lactation continuelle, même en période de gestation, et elles produisent des hauts niveaux d’œstrogènes.

    Il est peu surprenant de constater qu’en raison de la pollution des océans, les poissons sont aussi contaminés mais certains produits chimiques s’infiltrent dans le poisson d’élevage par d’autres voies. Selon les Amis de la Terre en Ecosse, un élevage de saumon classique nécessitera l’emploi de plus de 25 produits chimiques différents, y compris des antibiotiques, des désinfectants et des produits antimicrobiens.

    On peut aussi nourrir le saumon avec des colorants, généralement de la canthaxanthine ou de l’astaxanthine afin de rendre leur chair plus rose. Le saumon sauvage devient normalement rose pâle lorsqu’il emmagasine la pigmentation des crustacés et autres vies marines dont il se nourrit. Dans les élevages, les agriculteurs choisissent la couleur qu’ils souhaitent donner au saumon grâce au SalmoFan, un éventail d’échantillons de plusieurs nuances de rose et qui précise pour chacune d’entre elles la dose de colorant nécessaire à l’obtention de la couleur souhaitée. "Les gens s’habituent tellement à l’aspect du saumon d’élevage que s’ils ont la chance de voir un saumon sauvage, il leur paraît incroyablement pâle" selon Dan Barlow, chef de recherche chez les Amis de la Terre en Ecosse.

    Certains médicaments utilisés contre les parasites comme le pou du poisson qui peut décimer des élevages entiers, sont si toxiques qu’ils sont interdits si les poissons sont destinés à la consommation. Ils sont par contre autorisés pour l’élevage de poissons d’ornement. Les derniers chiffres publiés par le Comité Vétérinaire des Résidus (couvrant l’année 2002) ont relevé des traces d’un produit antiparasite appelé "vert malachite" en salmoniculture.

    Une gamme de médicaments, pour la plupart destinés à combattre les infections à propagation rapide, est généralement utilisée dans l’élevage de volailles en les mélangeant à la nourriture des poulets. Selon le Comité de surveillance, des niveaux inacceptables de certaines substances (y compris du nicarbazin et du lasalocide) sont utilisées dans les élevages industriels de poulet. Sa dernière enquête a estimé qu’un poulet sur dix possédait un taux de nicarbazin supérieur à la limite.

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    Tout savoir sur les ADDITIFS ALIMENTAIRES (liste) : Leur codification, leur description, leurs caractéristiques, les risquent qu’ils présentent en cliquant ICI

    Produits chimiques dans notre environnement (habitat, jardin)

    Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

    Traduction par Carine Dos Santos

    Au Jardin

    En essayant de transformer notre modeste bout de terrain en petit coin de paradis, nous vaporisons tout un arsenal de pesticides sur les mauvaises herbes et les insectes et gavons nos plates-bandes d’élixirs de croissance. Pour enrichir cette bombe à retardement toxique, nous arrosons le tout d’anti-limace. En résumé, les jardins actuels sont des endroits dangereux.

    Récemment, un rapport canadien cinglant sur la sécurité des pesticides a exposé tout un catalogue de maladies associées à leur utilisation, du cancer aux maladies neurologies en passant par la stérilité Les conclusions étaient si accablantes que les médecins canadiens recommandent aux gens d’éviter les pesticides autant que possible, particulièrement à la maison. Certains enfants risquent de développer une leucémie aiguë en cas d’exposition aux pesticides au cours de la grossesse ou de la petite enfance. L’effet " cocktail " est l’un des aspects qui inquiète le plus les scientifiques, en effet des substances peuvent sembler parfaitement sûres lorsqu’elles sont isolées mais peuvent être source de problèmes si elles se combinent.

    Une recherche menée à l’université de Liverpool a, par exemple, prouvé que le glyphosate, un célèbre désherbant, peut causer des dégâts sur les cellules nerveuses en développement s’il est mélangé à certains produits. D’autres études ont démontré que la fertilité des souris est dégradée par les mélanges de désherbants et les pyréthrinoïdes mêlés à plusieurs solvants peuvent les rendre bien plus néfastes. Ces interactions pourraient n’être que la partie visible de l’iceberg. La capacité de ces pesticides à agir comme des hormones, utilisées en infimes quantités par notre corps, explique leur puissance. Ils peuvent de cette façon interférer sur la reproduction ou le développement à des niveaux bien plus bas que ce qui est à présent étudié.

    Quels sont les problèmes spécifiques identifiés ? Pour les parents et futurs parents, le comportement similaire aux hormones des pesticides est un souci particulier. "De nombreux pesticides et produits ménagers peuvent affecter le travail des hormones et certains affectent la croissance du fœtus à des niveaux qui ne semblent pas toucher les adultes" explique le Dr Vyvyan Howard du département de toxicologie de l’université de Liverpool. "Une femme enceinte transmet à son enfant une partie des substances chimiques, tout d’abord par le placenta puis par l’allaitement."

    On a également établi le lien entre pesticides et cancer : une étude sur des scottish terriers visant à déterminer les raisons de leur fort taux de cancer de la vessie a révélé que les chiens se couchant sur de pelouses traitées au désherbant avaient des taux de cancer jusqu’à 7 fois plus importants que les chiens se couchant sur des pelouses non traitées. On craint également que les pesticides ne puissent déclencher la maladie de Parkinson. Des incidences inhabituelles de cette maladie ont été relevées dans les zones rurales, où les pesticides sont utilisés en grandes quantités dans les fermes. Le problème se déclare à présent dans les foyers urbains, chez des gens exposés aux pesticides dans leur jardin ou à la maison ont 70% de chances supplémentaires de développer la maladie de Parkinson.

    L’Union Européenne a donné des directives plus strictes. Elle a ordonné une revue de tous les produits chimiques de jardinage en vente avant 1994 afin d’évaluer leur sécurité. L’année dernière, plus de 80 produits de jardinage ont été retirés de la vente. Ces produits comportaient des ingrédients tels que le dichlorprop, la trifolium ou le sel d’ammonium. Au 31 mars 2004, on demande aux jardiniers de s’être défaits de ces produits sur les sites mis à disposition par les autorités.

    Les pesticides ne sont pas le seul danger dans le jardin. Les produits de préservation du bois sont également prévus pour tuer les insectes et les champignons et, comme dans le cas des pesticides, un grand nombre des bons vieux produits nocifs utilisés pour le bois est interdit depuis longtemps. La créosote (utilisé pour conserver le bois, n.d.t.), produit de base des jardiniers, a finalement été retirée de la vente l’an dernier mais le bois de construction déjà traité est légal. Les autorités affirment que le retrait était purement " préventif " en raison de la présence d’agents cancérigènes potentiels dans la créosote mais précisent que le bois traité ne pose pas de problème tant que l’on évite une manipulation prolongée ou une exposition de la peau nue. Il en va de même avec le bois traité avec le CCA (Cuivre, Chrome, Arsenic), interdit en juillet 2004.

    Utiliser des bois durables comme le chêne serait une alternative aux produits de conservation car ils renferment leurs propres conservateurs. On trouve également des pesticides naturels. L’huile d’ail repousse les limaces et les escargots. L’huile de citronnelle, l’extrait de citron, l’huile d’écorce d’orange l’huile de pépins d’orange le poivre ou le trognon de maïs en poudre sont aussi des répulsifs.

    Étagère

    Les panneaux de particules sont souvent constitués d’adhésif urée-formol en raison de ses propriétés agglutinantes. Le formaldéhyde est un gaz instable sans couleur (on peut le sentir dans l’air à environ 4 parties par million et son utilisation est extrêmement variée : de la saumure aux explosifs). L’inhalation de quantités même infimes de ce gaz peut provoquer des maux de gorge, une toux et une insuffisance respiratoire. A des niveaux supérieurs, ils peuvent être fatals. Il est également très irritant pour la peau et peut entraîner une dépigmentation ou une desquamation. Si vous recevez du formaldéhyde dans les yeux, il peut avoir des dégâts graves allant jusqu’à la cécité.

    On soupçonne qu’une exposition chronique ne se révèle cancérigène. Les expériences ont indiqué qu’inhaler du formaldéhyde peut déclencher des cancers des cavités nasales chez les rats. Des données à long-terme ont précisé que des personnes exposées à des taux élevés de cette substance sur leur lieu de travail (les préparateurs funéraires et les employés de scieries par exemple) étaient très touchées par le cancer du nez.

    Grille pains

    Il ne s’agit pas de la machine en elle-même mais de l’utilisation qui en est faite. Si vous aimez les toasts extra-croustillants, sachez que vous risquez d’augmenter vos risques de cancer. Les toasts brûlés (de même que les viandes grillées ou fumées) contiennent des niveaux élevés de benzopyrène, un cancérigène célèbre. Cette substance jaune et cristalline, présente dans le goudron de houille et la fumée de cigarette, est produite lorsqu’une matière organique ne brûle pas suffisamment.

    Elle peut aussi provenir de la cuisson des aliments dans un four incrusté de nourriture brûlée. Le benzopyrène fait partie du groupe des hydrocarbures aromatiques polycycliques à l’origine de dégâts sur l’ADN en s’accrochant à certaines parties de la molécule. L’ADN se répare tout seul mais une zone endommagée peut entraîner des mutations lorsque les cellules du corps se divisent par la suite et donc déclencher un cancer.

    Panneaux de fibres

    Les MDF ou fibres de moyenne densité sont un matériau composite fabriqué à partir de fibres collées ensemble et qui contient du formaldéhyde, responsable de cancers chez les animaux et donc probablement cancérigène pour l’homme. Il irrite également la peau, les yeux et les muqueuses. Même une brève exposition à de faibles concentrations peuvent déclencher des crises d’asthme chez les personnes sensibles. Couper, percer et usiner du MDF génère de grandes quantités de poussière ; on a démontré le lien entre l’inhalation de ces poussières et l’asthme ainsi que le cancer. On a largement parlé de ces risques et les bricoleurs sont invités à prendre des précautions, comme porter un masque et ouvrir portes et fenêtres.

    Peintures

    Les peintures contiennent un liquide qui permet d’étaler un pigment solide sur une surface et qui s’évapore par la suite. Traditionnellement, ces solvants liquides comportent des composés organiques volatiles nocifs comme le toluène, agent potentiellement cancérigène liée à des dégâts durables au niveau du foie et des reins, ainsi que du xylène, qui peut affecter la moelle osseuse et provoquer des dommages chez le fœtus. Ces solvants s’évaporent dans l’air au fur et à mesure que la peinture sèche ; ce procédé dure plusieurs semaines, bien après la disparition de l’odeur caractéristique de " peinture fraîche ".

    Les peintures à base d’eau ne contiennent pratiquement aucun solvant mais paradoxalement, les bricoleurs peuvent recourir à de plus grandes quantités de solvants pour nettoyer les surfaces avant de pouvoir les appliquer (les solvants biologiques des peintures les plus toxiques dissolvent facilement la graisse et la saleté). Les peintures à base d’eau peuvent également contenir des additifs pour faciliter la dispersion du pigment coloré.

    Les peintures les plus récentes ont tendance à être à base d’alcool et dégagent moins de vapeurs nocives et sont donc beaucoup moins toxiques. Mais on trouve encore certaines peintures satinées comprenant des solvants hydrocarburés et qui produisent des vapeurs plutôt néfastes.

    Une bonne ventilation est indispensable et on doit éviter de peindre par une journée de froid avec les fenêtres fermées et le chauffage allumé. Il en va de même pour certains vernis qui contiennent des solvants toxiques semblables aux anciennes peintures.

    Poêle à frire

    Un article du Veterinary Record publié en 1975 rapportait un cas alarmant : la mort d’un oiseau à cause d’une poêle à frire. " 5 perruches calopsittes sont mortes en 30 minutes après exposition aux fumées d’une poêle à revêtement anti-adhésif, le polytétrafluoréthylène, ayant accidentellement surchauffé. Au bout d’une heure, leur propriétaire a développé des symptômes de la " fièvre des polymères " mais s’est rétabli au cours des 24 heures suivantes. "

    Début 2004, le WWF a rapporté que des centaines d’oiseaux domestiques mourraient chaque année aux Etats Unis en raison des fumées dégagées par des poêles anti-adhésives en surchauffe ; les propriétaires étaient également contaminés par les polymères. On n’a pu prouver aucun dégât humain dû à ce type de revêtement jusqu’à présent mais les écologistes pensent qu’il s’agit d’une simple question de temps avant de devoir jeter nos poêles anti-adhésives. Il existe cependant peu de revues de pairs permettant d’étoffer leurs déclarations.

    Poussières domestiques

    Nos maisons hébergent une combinaison variée de produits chimiques que les scientifiques commencent à peine à comprendre. Il peut y avoir 10 fois plus de pollution dans nos foyers qu’à l’extérieur. Les poussières domestiques sont formées d’un mélange de pesticides, métaux lourds, ignifuges, solvants et substances pouvant affecter les hormones. Ils constituent un danger toxique que les scientifiques entreprennent d’étudier mais que nous inhalons depuis notre naissance.

    Les résultats d’une partie d’une étude menée à Cape Cod dans le Massachusetts (U.S.A.) ont été publiés fin 2003. Les scientifiques se sont rendus dans 120 foyers de la région et ont prélevé des échantillons de poussière domestique afin de les transporter en laboratoire pour les analyser. Les résultats ont révélé un cocktail alarmant de 66 produits chimiques connus pour leurs effets sur le fonctionnement hormonal ainsi que pour leur influence sur le développement de tumeurs cancéreuses du sein.

    Les échantillons de poussière contenaient également 27 pesticides, pour la plupart interdits depuis des années, une profusion dangereuse de métaux lourds ainsi que d’autres agents cancérigènes connus. Les petites quantités de toxines présentes n’ont pas servi à calmer leurs inquiétudes. "Malgré un faible niveau individuel, les éléments additionnés peuvent avoir un effet." déclare Ruthann Rudel, expert en toxines environnementales à l’institut Silent Spring du Massachusetts et auteur principal de l’étude.

    La poussière ne provoque pas seulement une tempête outre-Atlantique. En 2003, une étude semblable dans des foyers britanniques, menée par des scientifiques du laboratoire Greenpeace de l’Université d’Exeter reprend un scénario tout aussi effrayant. L’étude était concentrée sur 5 groupes de substances chimiques, toutes reconnues comme cancérigènes, toxiques ou nocives pour les fonctions reproductrices ou le système immunitaire. Les tests ont permis de découvrir 35 substances dangereuses dans les poussières domestiques, appartenant toutes à l’un des 5 groupes.

    Mais ce n’était pas tout. Des tests plus poussés ont révélé 140 autres substances chimiques dans cette même poussière, y compris des ignifuges, des solvants et des additifs d’essence. Le rapport en découlant a déclenché des études dans d’autres pays européens. Une fois encore, on a obtenu un résultat identique : la poussière est parsemée d’un lourd mélange de substances nocives.

    Le fait de ne pas avoir conduit ces études plus tôt est peut-être encore plus inquiétant que les résultats obtenus. L’étude de Cape Cod était la première à s’intéresser aux substances repérées dans la poussière. De même, l’étude de Greenpeace au Royaume-Uni était sans précédent. "C’est la première fois que nous acquérons de telles informations car on n’y prêtait tout simplement aucune attention auparavant." affirme David Santillo, responsable scientifique de l’étude.

    John Roberts est chercheur indépendant. Installé à Seattle, il est l’un des spécialistes mondiaux reconnus en matière de toxines présentes dans la poussière. L’intérêt de Robert pour la poussière domestique s’est éveillé en 1974 alors qu’il comparait la toxicité des poussières sur la route avec celle des foyers. À sa grande surprise, il a découvert que la poussière domestique était bien plus toxique que celle de la rue. La poussière a différentes origines. Selon Roberts, l’agent principal est le sol et toutes les particules que nous transportons sous nos chaussures et sur nos vêtements. Les autres particules, y compris la pollution due à la circulation et le pollen, entrent simplement par nos fenêtres ouvertes.

    Les pesticides et autres substances chimiques synthétiques trouvent leur chemin vers la poussière après utilisation. Les sprays insecticides sont les pires contrevenants, mais d’autres produits ménagers apportent leur contribution à la somme des produits qui forment la poussière. D’autres particules proviennent des textiles lorsqu’elles tombent des tissus d’ameublement ou des vêtements. Les téléviseurs et les ordinateurs apportent également leur contribution : lorsqu’ils chauffent, ils libèrent des composés organiques volatiles qui refroidissent par la suite et rejoignent ce mélange complexe qu’est la poussière. Ajoutez à cela une demi-douzaine de souches de bactéries, une multitude de spores de moisissure, une belle poignée de cellules de peau morte, les carcasses et déjections d’acariens et vous obtenez la composition générale de votre poussière. Avec le temps, le recouvrement toxique qu’elle forme devient une sorte d’empreinte digitale de votre style de vie, un souvenir pelucheux de ce qui entre chez vous.

    Roberts pense que la haute toxicité des poussières domestiques est en partie due aux types de particules que nous traînons sous nos chaussures. Des petites parcelles, qui mesurent environ 20 millièmes de millimètre, sont plus susceptibles de coller à vos chaussures et puisque les petites particules disposent d’une surface assez grande, elles sont plus toxiques que les grandes particules.

    “C’est ma meilleure explication” dit-il. " Nous savons que les gens qui ne retirent pas leurs chaussures ou qui n’utilisent pas de paillasson ont des niveaux de toxines plus élevés chez eux." La contamination par le plomb est un cas typique. Des études ont démontré que la poussière chez certaines personnes peut contenir des taux de plomb 10 fois supérieurs au sol de leur jardin.

    En avril 2004, le WWF a publié les résultats de tests sanguins de 39 députés britanniques et de 8 personnes de 17 autres pays. Sur plus de 100 substances toxiques testées, parmi lesquelles le DDT (dichlorodiphényltrichloréthane) et d’autres pesticides organochlorés (diphényles polychlorés, ignifuges, phtalates et composés perfluorés), on en a retrouvé 76 dans le sang des personnes concernées. L’un des directeurs du WWF, Karl Wagner, avait des taux inhabituels de DECA, un ignifuge, dans le sang. Le niveau détecté était 8 fois supérieur au maximum précédemment relevé chez un ouvrier régulièrement en contact avec ce matériau.

    “J’étais choqué car je n’ai jamais travaillé avec ce produit” témoigne Wagner. Selon Santillo, l’étude Greenpeace des foyers britanniques pourrait fournir le coupable. Des ignifuges comme le DECA servent à protéger les meubles et autres biens domestiques, mais peuvent être libérés dans votre intérieur. Vous trouverez du DECA dans le sang de presque tout le monde, quel que soit l’endroit mais comment entre-t-il dans notre corps ?

    " Si l’on observe la poussière de près, on constate que le DECA est probablement le composé bromé le plus abondant. La poussière peut certes expliquer certains cas, lorsque les scientifiques trouvent des substances chimiques dans le sang, mais ne permet pas d’expliquer la provenance de ces matières." explique Roberts.

    On a également détecté toute une gamme d’autres substances présentes à la fois dans le sang et dans la poussière. L’étude du WWF a décelé des phtalates, un groupe de composés ayant un effet notoire sur le système reproductif, dans le sang des personnes examinées. De la même manière, l’étude de Santillo a noté des traces de phtalates dans chaque échantillon de poussière provenant des foyers britanniques visités. Mais les corrélations n’éclairent pas la présence de ces produits dans le sang. Les ignifuges peuvent entrer dans le corps de la même façon qu’ils se mêlent à la poussière, comme les gaz libérés par les tissus.

    Il n’est pas vraiment surprenant de constater que la poussière n’est qu’un amalgame des détritus les plus raffinés de la vie moderne, mais la présence de certains produits interdits depuis longtemps dans les foyers inquiète certains scientifiques. Au cours de l’étude de Cape Cod, Rudel a découvert que la poudre DDT, l’un des insecticides les plus efficaces mais aussi des plus ravageurs pour l’environnement, faisait partie des insecticides les plus présents dans la poussière malgré une interdiction vieille de 30 ans. Les foyers britanniques en renfermaient également. Les scientifiques pensent qu’il entre probablement dans les foyers par le biais du sol pollué, ce qui donne une indication du temps nécessaire à la dégradation de certaines toxines dans l’environnement.

    La présence de substances interdites est une plaie pour ceux qui veulent stopper leur exposition aux toxines, tout comme cela montre qu’interdire un produit ne signifie pas qu’il va disparaître de nos foyers du jour au lendemain. Mais Rudel déclare que ce n’est pas une excuse pour rester les bras croisés. Il faudrait au contraire forcer les entreprises à se concentrer plus sérieusement sur les substances chimiques qu’elles utilisent dans les produits ménagers et les remplacer si possible, par des matières moins nocives. "Constater que certains produits chimiques interdits depuis des années sont toujours présents dans les foyers suggère que nous devons procéder à des tests plus substantiels avant leur commercialisation car on ne s’en débarrasse pas en se contentant de les interdire."

    Que devons-nous faire alors ? Roberts conseille en premier lieu d’investir dans un bon paillasson et prendre l’habitude de retirer nos chaussures dès qu’on passe la porte d’entrée. Le contrôle de la poussière est plus facile si on nettoie bien les tapis et les meubles rembourrés, ce qui minimise également le problème de la dispersion de nuages de poussière lorsqu’on vaque à ses occupations.

    Téléviseur

    Votre télé peut représenter un danger pour votre santé. Elle n’est pas seulement bourrée d’ignifuges bromés (voir la partie " tissus d’ameublement ") influant sur le fonctionnement hormonal des animaux, mais ses circuits imprimés sont pleins de phénols et de formaldéhyde. Les polychlorés biphényles sont interdits mais on les utilisait dans l’équipement électronique auparavant. Si vous avez une vieille télé ou un vieil ordinateur, les composés chimiques se sont tranquillement évaporés avec la surchauffe de l’appareil en cas d’utilisation prolongée. Etant une molécule stable, elle restera dans votre maison pour longtemps.

    Les fabricants d’électronique ont cessé de les utiliser à la fin des années 1970 mais ils sont très certainement toujours présents dans l’environnement aujourd’hui. Les polychlorés biphényles peuvent agir de multiples façons sur les processus biologiques : ils peuvent interférer sur les hormones de la thyroïde et sur l’intelligence. Des chercheurs américains ont démontré en 1996 que des enfants exposés à des niveaux de polychlorés biphényles légèrement supérieurs à la moyenne au cours de la grossesse avaient un retard de 2 anssur leur âge quand ils avaient 11 ans.

    Tissus d’ameublement

    De nombreux canapés hébergent des produits chimiques reconnus dangereux. Les coupables en chef sont les ignifuges bromés (une protection utile si l’on fait tomber sa cigarette sur le sofa mais potentiellement dangereux s’ils s’accumulent dans le corps).

    On utilise plus de 70 composés différents mais les plus communs sont le diphényléther polybromé et l’hexabromocyclododécane. Ils affectent le fonctionnement des hormones au fur et à mesure de leur accumulation chez les animaux et leurs effets peuvent se décliner en anomalies congénitales, dégâts au niveau du foie, des reins ainsi que des séquelles neurologiques. L’OMS recommande de ne pas les utiliser lorsqu’il existe des alternatives et de nombreux gouvernements ont décidé de les interdire.

    Les composés organostanniques (des composés organiques soudés à une molécule d’étain) font partie des substances régulièrement trouvées dans les tissus d’ameublement. On s’en sert pour fabriquer les mousses des coussins mais ils provoquent la stérilité chez les moules et les escargots de mer ainsi que des fausses-couches chez les rats.

    Liens utiles

    La santé dans la maison : http://www.sante-environnement.be/
    Pesticides : http://www.pesticide.be/indexfr.php
    GreenFacts (en francais) : http://www.greenfacts.org/fr/index.htm
    La maison empoisonnée : http://perso.wanadoo.fr/la.maison.e...
    Bio construction : http://www.bio-construction.com/
    La maison écologique : http://www.la-maison-ecologique.com/

    20 façons de supprimer les produits chimiques dans notre environnement

    Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

    Traduction par Carine Dos Santos


    1. Prenez garde aux produits chimiques dans les peintures, solvants et produits d’entretien que vous achetez. Si possible, achetez des peintures à faibles émissions ou évitez d’utiliser des produits chimiques si une alternative naturelle existe.

    2. Coupez le gaz naturel chez vous. Les fuites sont une cause commune d’exposition.

    3. Utilisez des alternatives naturelles dans votre jardin à chaque fois que vous le pouvez.

    4. Remplacez vos draps synthétiques par du coton biologique et lavez les souvent avec du bicarbonate de soude à la place des lessives du commerce. Utilisez également du lin.

    5. Débarrassez-vous des tapis et moquettes. Vous diminuerez la quantité de poussière et les moisissures chez vous.

    6. Si votre maison est climatisée, assurez vous que tout est installé correctement et que l’équipement est à la bonne taille par rapport à votre maison. Un climatiseur trop puissant se mettra tout le temps en marche et l’air à l’intérieur sera plus humide ce qui peut augmenter la moisissure.

    7. Ouvrez plus souvent vos fenêtres. A moins de vivre au centre ville bien sûr. Dans ce cas, investissez dans un ventilateur et un filtre à air. Assurez-vous d’acheter des filtres qui se nettoient facilement ou remplaçables.

    8. Ne faites pas sécher votre linge à l’intérieur. L’eau des vêtements doit aller quelque part et restera probablement dans l’air de votre maison et pourra s’infiltrer dans vos murs. Ceci permettra à des légions de spores de moisissure de se développer, chacun rejetant ses propres composés toxiques dans l’air.

    9. Utilisez un déshumidificateur si vous le pouvez.

    10. Stockez tous vos produits chimiques dangereux à l’extérieur ou évitez le contact avec les aliments. L’essence, les peintures, les solvants et les colles doivent être conservés à l’extérieur. Les produits d’entretien ne doivent pas être entreposés à proximité des légumes.

    11. Achetez du bicarbonate de soude car cette poudre merveilleuse dissout la saleté et la graisse, enlève les taches des tapis et neutralise les odeurs fortes.

    12. Munissez vos robinets de filtres en carbone ou en céramique afin d’avoir de l’eau pure pour boire, laver et faire votre lessive.

    13. Utilisez toujours des récipients en verre pour les boissons, des couverts en acier pour manger et de la porcelaine ou de la céramique pour la vaisselle.

    14. Si vous êtes bricoleurs, portez toujours un masque lorsque vous manipulez des produits chimiques ou que vous coupez du bois pour réduire les quantités de fumée et de poussière qui entrent dans vos poumons.

    15. Lavez vos rideaux aussi souvent que possible. Ou mieux, remplacez les par des stores. Ils absorbent non seulement moins de toxines et de poussière mais il est peu probable qu’ils aient été traités avec des ignifuges.

    16. Ne fumez pas à l’intérieur. Les particules de fumée s’incrusteront dans vos meubles et tissus d’ameublement détériorant la qualité de l’air.

    17. Si vous assemblez des étagères ou rénovez votre maison, n’utilisez pas de panneau de particules. La colle servant à maintenir les particules ensemble contient du formaldéhyde qui s’installera dans votre intérieur.

    18. N’utilisez pas d’eau de javel avec de produits contenant de l’ammoniaque. En réagissant, ils peuvent produire un gaz nocif débilitant, la chloramine.

    19. Retirez vos chaussures à la maison ou achetez un paillasson afin de ne pas traîner de produits chimiques (y compris ceux interdits depuis des années) dans toute la maison.

    20. Emmenez votre aspirateur vers des territoires inexplorés...comme votre matelas, qui héberge généralement entre 100,000 et 10 millions d’acariens.

      Jardin : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète

      Dossier compilé par VB
      Addition de recherche et traduction par Lucia

      Astuce conseillée par les jardiniers écolos britanniques : Pour protéger votre potager des limaces et des escargots sans empoisonner les hérissons ou la terre de produits chimiques corrosifs, saupoudrez de flocons d’avoine autour des plants.

      Dessin de Ionna - 17.9 ko
      Dessin de Ionna

      Lorsque vous achetez des meubles de jardin en bois, évitez de choisir ceux fabriqués en bois de feuillu tropical tel que le tek qui est en voie rapide de disparition.

      Économisons l’eau dans notre jardin

      Le saviez-vous ?

      Un arroseur utilise de 300 à 650 litres d’eau par heure. Si on le laisse fonctionner pendant 8 heures la nuit, cela représente 2 400 litres. Utilisez un arrosoir plutôt qu’un arroseur rotatif.

      Certaines techniques permettent de diminuer l’arrosage du jardin :

      -  Le binage est indispensable. Il désherbe, aère la terre et lui permet de conserver son humidité : 1 binage = 2 arrosages. Biner régulièrement et surtout après une forte pluie, pour éviter un ruissellement à l’arrosage suivant.

      -  Le paillage consiste à recouvrir le sol d’écorces, de paillettes de lin, de compost, de tontes de gazon séché ou d’une bâche de plastique. Protégé du vent et du soleil, le sol perd moins d’eau.

      -  Plantez des haies. Elles augmentent la rétention en eau du sol et coupent le vent, ce qui réduit l’évaporation.

      -  Choisissez vos plantes en fonction de leur soif potentielle et de la pluviométrie de votre région. Par exemple, des graminées qui ne nécessitent pas d’arrosage peuvent remplacer le classique gazon.

      -  Récupérez l’eau de pluie. Elle est gratuite et bénéfique pour les plantes. Si votre toit mesure 60 m2 et si la pluviométrie est de 700 mm/an, vous recueillerez 42 000 litres.

      -  Bien doser l’arrosage. Il vaut mieux arroser longuement une seule fois par semaine que brièvement plusieurs fois. En automne et au printemps, arrosez le matin. En été, attendez la soirée.

      -  Adoptez la bonne technique d’arrosage. L’arrosage au pied des plantes est la technique la plus économe en eau.

      Utilisons les engrais avec parcimonie

      Le saviez-vous ?

      Les engrais contribuent à l’appauvrissement du sol à long terme, car la matière organique n’est pas remplacée. Utilisez les avec parcimonie. De plus l’azote des engrais de synthèse vendus en grande surface produit des résidus sous forme de nitrates toxiques qui contaminent les nappes phréatiques et attirent les parasites.

      La bonne utilisation des engrais

      -  L’azote est l’élément de base pour la nutrition des feuillages.

      -  Le phosphore favorise la croissance des fruits, des légumes et des fleurs. Il renforce la résistance des plantes au froid et aux maladies.

      -  Le potassium aide la plante à lutter contre les gelées, la sécheresse et les maladies. Essentiel à la croissance des fleurs, il favorise le développement des racines et l’accumulation des réserves.

      -  Le magnésium aide à la formation de la chlorophylle.

      -  Le calcium favorise la résistance des tissus végétaux.

      Les engrais pour un jardin bio

      Des plantes qui produisent des engrais verts sont par exemple : Le trèfle, les épinards et la luzerne (tous de très bons fixateurs d’azote). quand les plants atteignent de 10 à 15 cm, enfouissez-les dans le sol, à environ 15 cm de profondeur.

      Les engrais organiques sont par exemple : Les algues, la corne broyée, le tourteau de ricin, la poudre de lave etc...

      Pour éviter l’utilisation des engrais

      -  Aérer la terre grâce au binage et au désherbage.

      -  Faire tourner les cultures. Alternez les cultures d’une année à l’autre, notamment le potager.

      -  Amender le sol avec du terreau ou du compost.

      Fabriquons notre propre compost

      Le saviez-vous ?

      Il est possible de composter 20 à 30% de nos ordures ménagères. Les français produisent 7 millions de tonnes de déchets verts chaque année. Si chaque français compostait 25% de déchets, cela correspondrait à 80 kg/an. 1 kg de déchets organiques = 300 g de compost.

      Qu’est ce qu’un compost ?

      Le compost est un processus de transformation des déchets organiques en produit comparable à l’humus, qui nourrit la terre.

      Quels déchets utiliser ?

      Le compostage concerne tous les déchets organiques :

      -  Les déchets verts, comme les épluchures de fruits et légumes, marc de café (y compris son filtre), le thé (même en sachets), tontes de gazons, pousses vertes.

      -  Les déchets bruns, comme les branchages et tailles de haies en petits morceaux, feuilles mortes, paille, papier, carton, copeaux de bois non traité.

      Comment faire un compost ?

      Tout savoir pour réaliser son propre compost : Lisez la fiche technique "Faire son compost, Composter ses déchets pour un jardin et des plantes vertes en forme" - par Univers nature.

      Lisez également le guide "Composter au jardin, c’est facile !" : 16 pages pour apprendre à faire son compost soi-même et obtenir un engrais gratuit tout en réduisant d’environ 1/3 la poubelle de déchets ménagers.

      Choisissons les plantes de notre jardin

      Le saviez-vous ?

      Une tondeuse à gazon à essence pollue plus en une heure de temps que 40 voitures réunies. Utilisez plutôt une tondeuse électrique ou encore mieux une tondeuse mécanique. Attention, le gazon demande également plus d’eau et plus de traitements contre les mauvaises herbes que d’autres espèces végétales. Transformez votre gazon en prairie, ainsi, vous verrez s’y déveloper une flore et une faune plus riches... qui faciliteront en outre son entretien.

      Plantez des arbres : Les arbres contribuent énormément à notre environnement. Un hectare de région boisée absorbera les émissions de carbone de 100 voitures familiales par an. Et un seul grand hêtre peut fournir assez d’oxygène pour le besoin quotidien de 10 personnes.

      Les plantes utiles au jardin

      Voici quelques plantes utiles pour réaliser des purins végétaux.

      La consoude : engrais organique à forte teneur en potasse.

      La fougère : insecticide naturel contre les pucerons lanigères et les cochenilles.

      La prèle : fongicide contre les maladies comme le mildiou, rouille, tavelure, oïdium...

      La tanaisie : insecticide contre les pucerons, les acariens du fraisier, la mouche du chou...

      L’ortie : engrais vert (riche en minéraux, vitamines et oligo-éléments), insecticide (contre les parasites, prévient les maladies cryptogamiques), activateur de compost, activateur de croissance des plantes. Tout savoir sur le purin d’ortie : Lisez la fiche technique " Faire et utiliser du purin d’ortie " - par Univers nature.

      N’utilisons pas de pesticides

      Le saviez-vous ?

      La plupart des gens associent les pesticides à l’agriculture. Pourtant, 80% de notre exposition à ceux-ci a lieu dans nos maisons et nos jardins : une cuillère à café de pesticide pourrait nuire à 200 000 personnes par jour. De plus en plus d’agriculteurs favorisent la culture sans engrais chimiques ni insecticides tandis que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir acheter des produits biologiques. Il est par conséquent très surprenant que notre utilisation de pesticides dans nos jardins augmente de plus de 75% entre 1998 et 2001. Réduire votre utilisation fera grand bien à votre jardin, cela vous permettra d’économiser de l’argent et vos efforts et donnera une chance aux prédateurs naturels de vous débarrasser de vos insectes nuisibles.

      Pour en savoir plus sur l’impact des pesticides sur l’environnement et notre santé, lisez l’article : "Produits chimiques dans notre environnement (habitat, jardin)"

      N’utilisons pas d’herbicides

      Au lieu d’utiliser des produits chimiques polluants pour la flore et la faune : la meilleure option est le préventif :

      -  Binez régulièrement pour ne pas se laisser dépasser.

      -  Le paillage empêche toutes les graines de germer.

      -  Posez sur le sol pendant 3 à 4 semaines une bâche. Elle étouffe les "mauvaises herbes" en les privant de lumière et d’air.

      -  Ne laissez surtout jamais les "mauvaises herbes" monter à graines.

      Attention : L’atout des "mauvaises herbes" est qu’elles servent de refuge aux insectes auxiliaires. Laissez-les donc pousser dans un coin de votre jardin. Le plantain, par exemple, est un vrai régal pour les oiseaux, grands consommateurs de chenilles et de moucherons.

      Protégeons la vie sauvage

      -  Les chauves-souris sont les prédateurs des moustiques et moucherons. Une chauve-souris mange près de 3 000 moustiques et moucherons par nuit. Installez une cabane pour chauve-souris pour les attirer et les héberger dans votre jardin. Comment fabriquer soi-même des abris (nichoirs, cabanes...) pour chauves-souris, écureuils, oiseaux... etc ? Téléchargez le guide technique de l’installation de structures pour favoriser la petite faune, en cliquant ICI

      -  Les coccinelles mangent des pucerons. Elles en consomment jusqu’à 8 000 par jour. Encouragez leur reproduction dans votre jardin en leur installant une habitation en bouleau argenté laquelle peut en héberger une centaine.

      -  Les grenouilles sont également les prédateurs naturels des limaces. Encouragez-les à habiter votre jardin en leur bâtissant un refuge en pierres. La grenouille est un animal protégé sur le territoire français depuis 1976.

      -  Les hérissons sont des insectivores grands consommateurs d’escargots et limaces. N’utilisez pas de granulés anti-limaces, vous risquez d’empoisonner les hérissons qui consommerons des limaces intoxiquées. En été, s’il n’y a pas de point d’eau proche, placez une gamelle remplie d’eau propre, cela évitera aux hérissons de partir en chercher ailleurs en risquant leur vie sur la route ou dans un jardin empoisonné. Si vous avez un gros chien, attention, il pourrait bien ne faire qu’une bouchée d’un hérisson.

      Attention les enfants, les hérissons n’aiment ni le lait ni le pain. Près du quart des hérissons une fois nés meurent avant de quitter leur nid, la moitié du reste ne survivent probablement pas à leur première hibernation, selon la société britannique pour la préservation des hérissons. Si vous voulez nourrir des hérissons, donnez-leur de la nourriture pour chien ou chat en conserve (sauf à base de poisson), du fromage râpé, des céréales et des cacahuètes pilées.

      Le hérisson est également un animal protégé et en voie de disparition. Il existe en France un refuge-hôpital spécialisé dans la protection de cet animal : " Le sanctuaire des Hérissions" 7 rue de la Noye - 80440 FOUENCAMPS - 03.22.09.21.03 - web : http://herisson.nom.fr/

      -  Favorisez la venue des insectes auxiliaires (coccinelles, carabes, chrysopes, punaises, etc...) qui détruiront efficacement et naturellement les pucerons, chenilles, acariens et autres insectes "indésirables" en plantant des fleurs riches en pollen et en nectar. Laissez des petits abris naturels ou confectionnez-en et surtout évitez les insecticides chimiques.

      Liens utiles

      -  Terre vivante : http://www.terrevivante.org/

      -  Terre et humanisme : http://terrehumanisme.free.fr

      -  Guide comment jardiner sans pesticides : http://www.mce-info.org/publication...

      -  Guide des petits animaux qui aident le jardinier http://www.mce-info.org/publication...

      -  Semailles : http://semaille.com/

      Source

      -  “Go Mad ! - Go make a difference : 2”, The Ecologist (Think Publishing 2003).

      -  "Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien" par WWF (édition Seuil pratique, 2004).

      -  "Le guide vert du consommateur" par 60 millions de consommateurs (n°102, 2001).

      Polémique autour du concept de Commerce Équitable : la parole aux opposants et un droit de réponse

      Le texte " 10 objections majeures au commerce équitable " par Bruno Clémentin et Vincent Cheynet fut publié le 17 mars 2003 sur http://ecolo.asso.fr/. L’argumentaire repose sur une critique violente qui semble être quasi-exclusivement dirigée contre Max havelaar. Dans le souci d’équilibrer ce débat, nous y avons ajouté la réponse de Thomas Mur, de Paris Equitable (association parisienne de promotion du label Max Havelaar) publié sur le site http://www.sashipamelba.com/idees/m....

      10 objections majeures au "commerce équitable"

      Les arguments en faveur du "commerce équitable" ont été largement développés. Notre propos n’est donc pas ici de les rappeler mais, de développer un contre argumentaire à ce commerce dit " équitable ". La capacité à accepter la critique, à recevoir la contradiction, à engager un débat sont le gage d’une démarche évolutive.

      Réponse

      Bonjour,

      Ces objections sont pertinentes et c’est avec plaisir que je propose ici des réponses (qui n’engagent que moi :o) . Étant militant pour un commerce équitable garanti par le label Max Havelaar, mes réponses et mes arguments sont axées sur la façon de faire du label. Et non sur le commerce équitable en général.

      1 - Le commerce " équitable " est inéquitable. En effet, pour qu’un échange soit réellement équitable, les conditions de protections sociales et de rémunération des individus qui produisent devraient être identiques à celles des personnes qui consomment.

      Exemple : selon le site Max Havelaar www.maxhavelaarfrance.org, au prix actuel, il faut 300 ans à un Manuel, producteur local en Colombie, pour gagner 15 000 euros (environ la rémunération moyenne annuelle chez nous). Manuel reçoit, au nom du commerce équitable, d’après les chiffres fournis par "Max Havelaar", 3 fois plus que ce que lui donne le marché*, il ne lui faudra donc plus, au prix du marché équitable que. . . 100 ans ! Pour être vraiment équitable, le prix du paquet de café (de 250g, dans l’exemple Max Havelaar) devrait être acheté 100 fois plus cher ; 19 euros, et être vendu à Pierre, en France, 21,8 euros. Pierre ne le paye aujourd’hui que. . . 2 euros 35. Ce commerce est donc simplement " moins inéquitable ".

      Les coûts d’importation, de torréfaction et de distribution restent, eux, quasiment identiques.

      * L’excédent de revenu par rapport à un producteur " classique " est de 4 euros par mois selon la revue Silence.

      Réponse

      Tout à fait juste.

      2 - Le commerce équitable favorise la concurrence déloyale

      Exemple : Marie fabrique des chapeaux sur le plateau du Larzac. Elle les vend sur le marché à Millau. Sur ce même marché, Jacques propose des chapeaux* estampillés " commerce équitable " moitié moins cher que ceux de Marie. L’association qui importe les chapeaux vendus par Jacques ne paye pas, comme tous les commerçants, le transport à son coût réel : le kérosène des avions et le gas-oil des bateaux n’est pas taxé. Cette association de " commerce équitable " profite aussi, dans une moindre mesure que le commerce classique certes, des faibles rémunérations et de l’absence de protection sociale des pays producteurs et jouent sur la force de l’euro. Enfin, Jacques n’est pas payé : salarié du Crédit Lyonnais, il occupe son temps libre en faisant du bénévolat pour cette association. Résultat : Jacques met en faillite l’activité de Marie, avec d’autant plus de force qu’il le fait avec la meilleure conscience possible, sûr de contribuer à un monde meilleur.

      Réponse

      Max Havelaar ne fait pas de commerce. M.H. contrôle les entreprises utilisant son label, et fait du marketing pour se faire connaître. Le marketing bénévole est contestable. Nous le jugeons néanmoins nécessaire tant que le label n’est pas connu de la population. De plus, notre marketing ne porte préjudice qu’à des poids lourd du commerce (donc pas Marie), que nous souhaitons amener à devenir équitables.

      Au fond, cette remarque est surtout une critique du commerce associatif. Ou bien des problèmes de mise en place du commerce équitable, mais non du commerce équitable lui-même.

      3 - Le commerce équitable ne tient pas compte des coûts écologiques

      Exemple : Patricia achète une " banane équitable *". Elle la paye 1 euro. Patricia pense ne manger qu’un fruit tropical alors qu’elle consomme aussi du kérosène, énergie nécessaire pour acheminer le fruit du Costa-Rica jusqu’à chez elle**. Ce kérosène n’étant pas taxé, le coût de l’impact écologique du transport n’est pas prix en compte dans son achat. Et la peau de la banane ? Celle-ci est perdue pour le sol du Costa-Rica qu’elle aurait du enrichir en compostant !**

      * Max Havelaar importe aussi par exemple du miel ou du riz, produit que l’on trouve dans nos régions.

      ** Max Havelaar importe des dictatures zimbabweénne et kenyanne en Suisse des fleurs " commerce équitable ". Ces fleurs sont réfrigérées et acheminées en avion pour rester fraîches ! La culture des fleurs se fait sous serres avec force produits toxiques comme les pesticides qui sont connus pour provoquer chez les ouvriers à leur contact des évanouissements, des allergies, des eczémas, des affections respiratoires, des problèmes de vue, pour les femmes : des fausses couches, des naissances prématurées, etc. Ces conditions de travail sont dénoncées par les ONG. (Source revue Silence numéro 274, p.24).

      *** Ce sont ainsi d’énormes quantités d’humus qui sont perdues pour les pays producteurs.

      Réponse

      Dans le cas de M.H., le commerce est fait par des entreprises normales, qui paient des taxes normales. Si aucun cadre juridique n’est en place pour préserver l’environnement, c’est un problème dû à l’imprévoyance de l’économie internationale. La vocation du commerce équitable est de corriger le rapport de force en faveur des producteurs de pays pauvres. Pas en faveur de la nature. Le commerce équitable n’est pas une solution complète et suffisante à tous les problèmes du développement. La restauration de l’environnement est un autre combat.

      Les améliorations environnementales mises en place par Max Havelaar ont pour but de ne pas polluer la nature dont dépend directement le producteur. Elles n’ont donc pas vocation à protéger l’environnement à l’échelle de la planète.

      Si des fleurs sont produites dans des conditions sociales et environnementales non décentes, alors cette production est critiquable et il faut la corriger. M.H. travaille pour éviter ce type de situation. Le personnel de M.H. n’a pas la prétention d’être parfait, et la surveillance de la part d’autres associations est la bienvenue. Cependant, ça ne donne pas matière pour une critique du principe du commerce équitable (labellisé ou non).

      4 - Le commerce équitable favorise l’appauvrissement de la biodiversité

      Exemple : Patricia est en train de finir de manger sa banane " commerce équitable ". Elle a aussi acheté un pamplemousse, une orange, et. . . une pomme. La diversité de sa corbeille de fruits étant à l’échelle du globe, Patricia néglige alors à la biodiversité locale. Alors que sa région comptait cinquante espèces de pomme voici vingt ans, il n’en demeure plus que cinq aujourd’hui.

      Réponse

      Cette remarque est une critique de la mondialisation. Le commerce équitable propose une solution pour un rapport de force Nord / Sud plus sain. Il propose une voie pour améliorer la mondialisation. Mais on ne peut pas lui imputer tous les torts de la mondialisation. Le label M.H. ne légitime pas non plus la mondialisation - même s’il y croit -, puisqu’il n’est pas un représentant de qui que ce soit.

      5 - Le " commerce équitable " accompagne la " déculturation " de la production

      Exemple : Quand Michel va en Inde, il est heureux de trouver une culture différente de la sienne, enraciné dans son milieu. L’habillement fait partie intégrante de cette diversité des cultures et cette diversité culturelle fait la richesse de la Terre. Toute la production fait ainsi partie de la culture vivante des peuples*. Azimuts, entreprise d’habillement " commerce équitable ", importe en France des vêtements de style tropicaux. Imaginons la tête du Népalais qui en arrivant à Paris se trouve face à des personnes habillées en. . . habitant des tropiques. Gageons qu’il repart aussitôt, déçu. L’idéologie dominante mène au renoncement à sa propre culture.

      * Le terme " exception culturelle " limitant la culture aux Arts et à notre seul pays, constitue, à cet égard, un scandale.

      Réponse

      Idem que pour la réponse 4.

      6 - Le "commerce équitable" nous éloigne de l’essentiel : re-localiser l’économie

      Exemple : Loba est paysan en Côte-d’Ivoire. Il cultivait son champ pour se nourrir et alimenter son village (culture vivrière) puis, son gouvernement l’a obligé à produire des fèves de cacao pour les exporter en France (culture de rapport). Loba est alors devenu dépendant du cours mondial du cacao mais, grâce aux bénéfices réalisés en vendant les fèves, la Côte d’Ivoire a pu acheter des avions de chasse à la France. Malheureusement, le cours du cacao ayant beaucoup baissé, Loba se trouve au bord de la famine. Grâce au " commerce équitable ", Loba a un peu moins faim (il reçoit maintenant juste assez d’argent pour acheter la nourriture. . . qu’il produisait avant) et la Côte d’Ivoire peut continuer à acheter des tanks à la France, mais le retour à l’autosuffisance alimentaire s’est à nouveau éloigné. . . et Loba ne connaît toujours pas le goût du chocolat : un produit réservé pour les riches Occidentaux.

      Réponse

      Le commerce équitable selon Max Havelaar oblige les " petits producteurs " à s’associer en coopératives. Une coopérative est un plus gros producteur, plus à même de résister aux manipulations politiques. C’est donc, au contraire, une solution pour que les producteurs puissent produire ce qu’ils souhaitent produire.

      7 - Max Havelaar cautionne la grande distribution

      Exemple : Monsieur et Madame Grandval avaient un peu mauvaise conscience en se rendant en voiture à Auchan le samedi. Ils savaient que, d’une part, cela ne favorise pas leur coopérative, les paysans au marché ou encore les commerces de proximité, et que, d’autre part, il faisait tourner la grande distribution avec toutes ses conséquences : déshumanisation, impact écologique (automobile obligatoire pour y aller, transport routier, flux tendus, agriculture intensive). . ., mal-économie, etc., etc. Ils savaient aussi très bien que ce type de distribution dans les pays riches est la cause de bien de maux dans les pays du Sud. Mais, désormais, grâce au paquet de café Max Havelaar* qu’ils déposent à la fin de leurs courses dans leur chariot plein à raz bord, ils ont maintenant en plus bonne conscience. Auchan s’est en effet servi de cet argument en y axant une large partie de sa communication.

      * Ainsi, Max Havelaar ne cesse de se réjouir d’être distribué dans un nombre croissant de grandes surfaces. A cause de celles-ci, entre 1966 et 1998, selon l’INSEE, la France a perdu 17 800 boulangeries-pâtisseries (44%), 73 800 épiceries (84%), 3 500 fromageries (76 %), 1 300 librairies, 4 700 commerces de chaussures (50 %), 4 300 quincailleries (46 %), etc.

      Réponse

      En achetant régulièrement un produit garanti équitable par Max Havelaar, en grande distribution ou ailleurs, vous permettez à un producteur d’un pays pauvre de vivre dignement. Le jour où tous les produits seront équitables, c’est l’ensemble des producteurs (des pays riches et pauvres) qui vivront dignement. Avant d’arriver à ce lendemain idéal, il faut commencer par quelques produits seulement.

      À part ça, la conscience du consommateur appartient au consommateur. C’est à lui qu’il appartient de décider si un paquet de café équitable légitime son train de vie ou non.

      8 - Le " commerce équitable " cautionne la mondialisation

      Renée est une vielle militante écologiste. Elle se bat depuis 50 ans pour les cultures vivrières et contre les cultures de rapport. Elle ferraille contre l’uniformisation du monde, contre la volonté de l’Occident d’étendre son anti-culture marchande au reste de la planète, contre le " commerce " des pays riches. Pour elle, le " commerce équitable " est une véritable catastrophe. En effet, comment combattre encore la mondialisation si on lui pose des pastilles vertes, des " labels étiques ", si on cautionne ce système si fondamentalement destructeur qui détruit la nature et opprime une multitude d’humains sur la planète* ? Comment alors amener une critique constructive qui remettre en cause les problèmes à leurs racines et non une fausse contestation qui n’a pour conséquence que renforcer ce système ?

      * Dans la lettre de Max Havelaar La tasse Max, l’organisation se félicite de sa présence et d’être écouté au. . . forum économique de Davos. " Quant à Porto Alegre, " on ne prêche plus contre la mondialisation mais pour une autre mondialisation. " La tasse de Max, numéro 12, mars 2003.

      Réponse

      Les produits labellisés par Max Havelaar sont produits dans des conditions sociales et environnementales améliorées. En quoi serait-ce critiquable par les écologistes ? Serait-il préférable de polluer plus afin de faciliter l’action des associations écologistes ? Il me semble au contraire que c’est une bonne chose de rajouter ces critères au commerce. J’invite Renée et tous ceux qui souhaitent comprendre notre action à venir rencontrer les groupes locaux de Max Havelaar. Les valeurs que l’on défend sont compatibles avec celles des associations écologistes, comme en témoigneront les écologistes qui participent à notre mouvement.

      9 - Le commerce équitable est une forme du néocolonialisme*

      Exemple : Patrick arrive à la retraite. Après avoir passé sa vie à polluer la planète dans une grande entreprise de chimie, il se dit qu’il pourrait occuper sa retraite en faisant quelque chose " pour les autres ", et notamment pour ces pauvres noirs. En plus, le commerce équitable lui permettra de joindre l’utile à l’agréable en voyageant à travers le monde.

      Nathalie, elle, a 29 ans. Elle ne veut pas travailler dans une multinationale classique. Elle choisit donc de travailler chez Max Havelaar. Ainsi, elle a tous les avantages d’une entreprise classique plus l’éthique. Et, comme Patrick, elle adore les aéroports.

      Patrick et Nathalie sont, sans vouloir l’accepter, la version actuelle de nos anciens missionnaires. Ceux-ci apportaient une caution morale au vol des ressources naturelles et à l’esclavage des pays du Sud. Avant de vouloir " faire le bien ", Patrick et Nathalie ne se sont pas demandé comment d’abord " ne pas nuire ". Ainsi, tous les deux continuent, avec les 1 % de la planète les plus riches, à prendre l’avion ou bien encore à aller aux sports d’hivers, sans se poser de question sérieusement sur les conséquences qu’implique leur mode de vie. Dans leur station de ski respective, très fiers, Patrick et Nathalie parlent à leurs amis de ces paysans andins qui sont " si gentils ". Ils ne dédaignent pas de temps en temps " faire la morale " et pousser un coup de gueule contre ce monde " qui va si mal ".

      * " Qui dit commerce équitable dit développement. " La tasse de Max, numéro 12, mars 2003.

      Réponse

      La clef du commerce équitable, c’est la transparence. Le consommateur et le producteur sortent de l’ombre et se connaissent. L’un sait pour qui il produit. L’autre sait par qui c’est produit. Le consommateur et le producteur ne sont plus dans un rapport dominant / dominé (ou donneur / assisté) orchestré par des intermédiaires opaques. Ils vont vers une logique saine de partenariat.

      Le commerce équitable n’existe que si la démarche vient simultanément des deux côtés. Par exemple, il ne peut rien pour un producteur qui ne s’organise pas par lui-même. Ce n’est donc pas le pays riche qui tend la main au pays pauvre, mais les deux pays qui se serrent la main. Manuel, Loba, Patrick et Nathalie cautionnent et défendent tous ensemble un commerce où chacun y gagne.

      Quand au besoin bien humain de se mettre en avant, il n’est pas la spécificité du commerce équitable.

      10 - Le "commerce équitable" participe à l’idéologie de la soumission

      Exemple : Thierry milite dans une association de commerce équitable depuis 17 ans (son salaire est 10 fois celui de Loba en Côte d’Ivoire). Il connaît bien les objections au commerce équitable des militants écologistes radicaux, comme Renée. Mais Thierry travaille et ne veut pas remettre en cause toutes ses longues années de labeur acharné. Au lieu de prendre en compte des remarques de ses contradicteurs, il choisit de les insulter : " Vous voulez que chacun reste chez soi ! ? ", etc. Thierry ne cesse de parler de " réalisme " de " stratégie " et de " pédagogie ". Thierry finit par être le meilleur allié de la soumission au " réalisme économique ". Sans forcément s’en rendre compte, Thierry a fait passer dans son échelle des valeurs les lois de l’économie avant le principe moral et le Système se nourrit d’abord de toute les fausses contestations qui légitiment le primat de l’économie. C’est le retour à la case départ.

      Réponse

      Insulter : c’est un problème de personnalité de Thierry.

      Réalisme : le commerce équitable est applicable dès aujourd’hui. En ce sens, c’est une action réaliste.

      Stratégie : le commerce équitable est un outil pour une meilleure mondialisation. Là encore, il n’a pas la prétention d’être le plus efficace, ou suffisant. Nous proposons un outil et non une stratégie.

      Pédagogie : le commerce équitable selon Max Havelaar n’est pas paternaliste. Au contraire, il ne peut profiter qu’aux producteurs ayant la volonté de s’organiser. Même si M.H. peut fournir l’expertise pour y arriver, il y a peu de pédagogie dans son commerce équitable.

      Économie, principe moral, Système : Effectivement Max Havelaar souhaite améliorer le système capitaliste. Pas le remplacer. Chacun ses convictions n’est-ce pas ?

      "Les coulisses du commerce équitable - Mensonges et vérités sur un petit business qui monte"

      Par Angeline Benoit, du journal 20 minutes

      Christian Jacquiau, ancien expert-comptable, s’était déjà attaqué à la grande distribution. Dans son dernier ouvrage, publié cette semaine, il a choisi d’enquêter sur "Les Coulisses du commerce équitable", aux Editions Mille et une Nuits.

      Vous venez de publier un livre sur le commerce équitable, pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

      Dans un précédent ouvrage, sur la grande distribution, je me suis penché sur les dysfonctionnements du commerce mondial : les importations à bas prix, les fournisseurs mal payés, etc. Avec le commerce équitable, je pensais avoir trouvé une alternative séduisante.

      Qu’est-ce qui rend le commerce "équitable" ?

      Cela veut dire que le prix d’un produit permet à ses producteurs d’en vivre. Mais il n’existe aucune définition officielle. D’où un débat entre ceux qui ont une approche plutôt caritative, " aider les pauvres du Sud ", et ceux qui veulent remettre en cause les règles du commerce traditionnel, en réintroduisant les préoccupations sociales au Nord comme au Sud.

      Que peut-on acheter dans ce secteur ?

      En théorie, tout. Dans les faits, cela concerne d’abord le café, et quelques denrées agricoles comme le cacao, le thé, des fruits, et plus récemment le coton. Ce sont des produits qui viennent du Sud et qui sont surtout consommés au Nord. A l’origine, les ventes concernaient l’artisanat, mais elles sont restées marginales.

      Que reprochez-vous à Max Havelaar ?

      Grâce à une communication massive, cette association créée par des missionnaires hollandais à la fin des années 1980 se fait passer pour l’inventeur du commerce équitable, ce qui est faux, et pour un label, ce qui est également faux. Max Havelaar est une marque commerciale privée qu’on retrouve partout, à tel point que le grand public a fini par l’identifier à l’équitable.

      Ce sont là des questions de forme, non ?

      Pas du tout, car derrière ces mensonges, on découvre des dérives. Max Havelaar a adopté une définition a minima du commerce équitable pour redorer le blason de la grande distribution et de multinationales comme McDonald’s ou Accor, tous connus pour leurs piètres pratiques sociales. L’exemple de Dagris est éloquent. Son coton équitable africain, estampillé Max Havelaar, a servi de monnaie d’échange à des privatisations d’entreprises cotonnières et ouvre la porte aux OGM.

      Peut-être, mais cela profite à de petits producteurs des pays du Sud...

      C’est parfois le cas, mais pas toujours. Il n’existe pas d’organisme de contrôle indépendant de Max Havelaar. Ce dernier impose des frais aux producteurs, qui paient pour le label, et pour être dans une coopérative. Par contre, il n’offre aucune garantie sur les volumes vendus. Ce système ne permet pas d’échapper à la pauvreté, et il n’est pas toujours plus intéressant. Au Mexique, on a vu des paysans renoncer à l’équitable.

      Que répond Max Havelaar à vos critiques ?

      Pour eux, le commerce équitable s’arrête aux portes de l’exploitation agricole ou de l’usine. Ils mettent aussi en avant leurs réalisations, comme des écoles ou des dispensaires. Ils se satisfont de construire un îlot d’équitable dans un océan d’inéquitable.

      Mais le 100 % équitable existe-t-il ?

      Oui, et c’est à lui que les marchands de bonne conscience font le plus de tort. Ainsi, la société Andine vend du café torréfié en Colombie pour que ce pays bénéficie aussi des recettes de la transformation. Dans le textile, Azimut vend des vêtements en assurant l’équité de toute la filière. Ils jouent la transparence en indiquant leurs coûts, leurs prix et leurs marges. D’autres, comme la marque de café Malongo, s’y refusent.

      Recueilli par Angeline Benoit

      ©2006 20 minutes

      Pour aller plus loin :

      FAQ Max Havelaar France


      VegAnimal.info - Consommation Citoyenne et Responsable - Commerce Equitable et Agriculture Biologique
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