Captivité en spectacle

Zoos - Cirques : Pitoyables Prisons

"Le fait d’enfermer dans une cage des animaux libres et fiers est l’un des procédés les plus abominables de la colonisation" Aragon

Vous êtes contre les cirques avec animaux ? Affichez-le en portant le T-shirt contre les numéros d’animaux dans les cirques de VegAnimal

cliquez sur l’image pour accéder à la boutique - 22.9 ko
cliquez sur l’image pour accéder à la boutique

 

Le zoo de Monte-Carlo : Misère parmi l’opulence

Fiche pédagogique "Monaco Zoo" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

Installé sur le flanc sud du rocher en dessous du palais, dominant le port et les yachts des millionnaires, ce petit zoo ne semble pas être à sa place au milieu de cet endroit rempli de richesses et de glamour. La minuscule principauté du nord de la côte méditerranéenne a le mode de vie le plus riche, mais celui-ci n’est pas partagé avec les résidents de ce zoo tellement archaïque.

La première impression que donne ce zoo est celle de revenir au temps des ménageries, à une époque pas si éloignée, ou aucune attention n’était accordée aux besoins des animaux. Les enclos sont minuscules, avec peu, voire même aucun enrichissement ou stimulation possibles. Les règles de sécurité semblent plus que précaires, puisque le public peut être en contact direct avec certains des animaux, dont les singes ( !) et un adulte orang-outan très puissant.

Les visiteurs peuvent même acheter des biscuits à l’entrée pour nourrir les animaux ( !) De telles pratiques peuvent non seulement augmenter les risques de blessures, pour le public, de propager des maladies entre animaux et humains, ou encore, entre animaux eux-mêmes au sein du zoo. Il est bien triste voir des visiteurs taquiner les animaux, comme le tigre blanc.

Deux léopards sont détenus dans une structure circulaire de type volière, dotée d’une petite pièce où ils peuvent accomplir tout besoin naturel. Une structure similaire se trouve collée à celle-ci, elle emprisonne deux panthères. Le tigre blanc a un enclos très exposé au public et, comme tant d’animaux du zoo de Monaco, il montre un comportement typiquement stéréotypé, comme celui de marcher de long en large.

Un orang-outan vit seul dans une petite cage circulaire, avec pour uniques compagnons, des jouets en plastique. On raconte que ce singe viendrait d’un laboratoire de vivisection des Etats-Unis.

Un autre animal très sociable qui vit dans le confinement et l’isolation, c’est l’hippopotame du zoo, dont la pathétique petite piscine contraste avec la coûteuse cour de récréation des millionnaires, remplie de yachts, qui s’étale derrière celle-ci.

Tous les enclos ne donnent pas d’abri contre la chaleur intense. Ceux renfermant les chinchillas et les oiseaux, apparaissent crasseux.

Monaco est l’un des bastions européens pour la promotion des cirques avec animaux dont la vitrine est le festival international annuel du cirque de Monte-Carlo, soutenu par de la famille princière. Ce lien cirque et zoo est manifeste : par exemple, plusieurs animaux pensionnaires du zoo de Monte-Carlo, comme la panthère et l’hippopotame, proviennent d’un cirque.

Il semble qu’il n’y ait pas grand-chose à faire pour ces animaux, si ce n’est de fermer le zoo et de les emmener ailleurs. Ainsi Ciselé dans le flanc de la falaise de Monte-Carlo, il n’y a aucun espoir d’agrandir les enclos ou de considérablement enrichir la vie des animaux y résidant.

Cet article vient d’une enquête menée par l’association britannique CAPS. Cette association fondée en 1957, est spécialisée dans la lutte contre l’exploitation des animaux dans les cirques et les zoos au niveau mondial. Elle a besoin de votre soutien en lui envoyant par exemple des photos de zoos et de cirques. Elle pourra ainsi faire une mise à jour de ses fiches pédagogiques, faire des enquêtes et alerter les médias et l’opinion publique.

-  Pour contacter l’association CAPS et soutenir son œuvre : CAPS

-  Pour protester contre le zoo de Monte-Carlo, vous pouvez écrire à l’ambassade de Monaco de votre pays. Pour la France : Ambassade de Monaco, 22 Bld Suchet 75116 Paris - Fax : 01 45 04 45 16

-  Adresse du zoo de Monte-Carlo : Jardin Animalier Esplanade Rainier III, Fontvieille 98000 Monaco - Tél. : +377 93 25 18 31

-  Toutes les photographiques de cette page ont été prises en 2001 et ont un copyright (CAPS).

Les reptiles dans les zoos

Fiche pédagogique "Reptiles in Zoos" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

Protégez mon  milieu naturel  - Boycottez les Vivariums !   - 34.2 ko
Protégez mon milieu naturel - Boycottez les Vivariums !

L’idée reçue que les reptiles, ainsi que les amphibiens, poissons et tant d’autres, n’ont pas autant de besoins que les mammifères, les oiseaux, humains inclus, est en train de disparaître. Des études ont montré que les reptiles sont tout à fait conscients de leur environnement. Mais ceci n’est qu’une partie, le plus important étant que ces animaux " remarquent " aussi, biologiquement, ce qui manque à leur monde originel. Un " plan " de ce qu’est la vie à l’état sauvage serait comme codé dans chaque animal. Un reptile né en captivité peut également avoir des regrets ou des besoins liés à sa vie sauvage.

Des créatures sensibles

Les reptiles, plus particulièrement les espèces exotiques, ont une sensibilité spécifique quant à leur environnement ; comme celui d’avoir besoin d’un complexe d’habitats thermiques, de changement d’humidité, de phases de clarté et d’obscurité et bien d’autres. Ne pas satisfaire ces besoins cause un stress et, selon l’individu, même une petite contrariété peut être la cause de maladies et mener à la mort.

Des principes de base liés à ces faits sont connus depuis des années, mais les problèmes sont toujours présents. Il y a à cela énormément de raisons, l’une d’entre elles est que nous n’avons qu’une minuscule connaissance de ce qui rend la vie des reptiles confortable dans la nature. Il n’y a donc aucune surprise à ce qu’on ne puisse reproduire en captivité une vie sauvage que l’on ne connaît pas. Les reptiles supportent très mal la captivité et les congélateurs des zoos, ainsi que les labos qui ont un très grand nombre d’animaux morts pour le prouver. Et cela, même avant d’aborder le sujet de leur comportement naturel.

L’observation de reptiles vivant en liberté a montré que, sans prendre en compte ce que les zoos, amateurs ou autres, disent, ces animaux sont souvent très actifs - ils utilisent et ont besoin de beaucoup d’espace. Que dire de plus, simplement parce qu’un animal est petit, comme un bébé lézard, ne signifie pas qu’il sera à son aise dans un petit espace ; les petits reptiles sont aussi actifs que les adultes de plus grandes espèces.

Problèmes en captivité

Il y a beaucoup de problèmes de trouble psychologique chez les reptiles en captivité. Beaucoup de zoos refusent d’admettre qu’ils ont des problèmes, mais c’est habituellement parce qu’ils ne connaissent que trop peu le sujet et ne le prennent pas assez au sérieux. Des signes de comportement anormal et de stress psychologique chez les reptiles se retrouvent dans tous les zoos.

Certains symptômes sont assez évidents, comme celui de voir les animaux escalader ou gratter la cloison de verre, car ils ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas sortir, ou encore des lézards ou des serpents qui tournent en rond dans leur enclos, puisqu’ eux aussi veulent sortir.

Un autre problème de comportement est celui de la sédentarité, l’animal passant sa vie, somnolant, derrière un rocher. Ceci est bien souvent un signe de stress - l’animal pourrait essayer de patienter par rapport au mauvais environnement dont il est prisonnier. Bien évidemment, il ne se réveillera pas un jour, libéré de sa cage. Vous trouverez des exemples de ces comportements dans la vidéo de CAPS " Sad eyes & Empty lives ".

L’incapacité et le désintérêt des zoos à reconnaître et à faire face à ces problèmes comportementaux/ psychologiques chez les reptiles font que des maladies chez ces derniers se déclenchent et ils meurent. Les reptiles ont besoin d’un environnement spacieux, pas d’être enfermés dans un zoo.

Lorsque les zoos se disent impliqués dans " la préservation ", ce n’est généralement qu’un écran de fumée - une tentative pour paraître important et acceptable. En fait, la préservation dans les zoos est plutôt une énorme perte de temps, d’argent et d’autres ressources - et très peu de zoos ont l’honnêteté de l’admettre. Presque aucun zoo n’est actuellement, directement impliqué dans un projet de défense des reptiles et beaucoup sont même écartés d’une quelconque participation car les antécédents de leurs animaux sont peu clairs. Même s’ils devaient élever des reptiles avec succès, ils n’ont aucun refuge naturel sûr où ils pourraient réintroduire les animaux.

Malgré la propagande menée par les zoos, le nombre d’espèces de reptiles " réintroduits " par ces derniers, peut se compter sur les doigts d’une main. Et puisque ces animaux n’ont été " replacés " que quelques années auparavant, les projets eux-mêmes n’ont pu être approuvés par le temps.

Il y a aussi le sérieux risque d’introduire des maladies dans la nature : Il n’est pas possible de sérieusement protéger des reptiles captifs ou d’autres animaux, et de s’assurer qu’ils n’ont aucune maladie.

Maladies

En général, les maladies apparaissent seulement lorsqu’elles sont déclenchées par des évènements ou signaux précis. Encore pire, les micro-organismes pathogènes (déclencheurs des maladies), tellement répandus chez les reptiles qu’on les retrouve dans tous les zoos du monde entier. Les zoos sont au courant et savent qu’ils abritent des formes virulentes et bien connues qui ont été transmises d’un zoo à l’autre lors d’échanges d’animaux. C’est pour cette raison que chaque animal qui est ou serait renvoyé de la captivité à l’état sauvage est une bombe à retardement de germes potentiels. Qu’ajouter à cela, si ce n’est que lorsque ceci se produit, puisque c’est statistiquement possible, il est impossible au zoo de déclarer que c’est un accident, puisqu’ils étaient prévenus.

Pour une infime partie de ce que coûte les projets d’un zoo, d’immenses espaces d’habitats naturels pourraient être acquis, équilibrant ainsi la balance naturelle de la vie sauvage. En effet, si les zoos étaient convenables, ils pourraient vendre beaucoup de leurs capitaux et utiliser l’argent récolté pour la protection de l’habitat et de la vie sauvage. Tout ce qui est nécessaire, c’est un peu de générosité. Mais à la place, il semble qu’ils ne puissent même pas assumer leur propre zoo.

Protégez mon milieu naturel  - Boycottez les Vivariums !   - 37.2 ko
Protégez mon milieu naturel - Boycottez les Vivariums !

Pédagogie

Les zoos disent former les gens à propos des reptiles. Pourtant, un reptile dans un milieu artificiel donne juste une grossière caricature de la façon qu’ont ses geôliers d’estimer son mode de vie. Peu d’information de qualité existe sur la manière de vivre des reptiles dans la nature rend impossible à un zoo de montrer, quoi que ce soit de valable concernant ces derniers. Au lieu de cela, un nombre incalculable d’études effectuées sur les reptiles des zoos montre que leur vie a une vague ressemblance avec ce que l’on connaît d’eux à l’état sauvage.

Il n’y a aucun moyen de fournir des informations à l’insuffisante littérature des panneaux que l’on trouve sur les cages des animaux qui, de toute façon, est inexacte la plupart du temps. Mettre un tas d’informations à propos des reptiles sur les cages des zoos ne résout pas le problème. Les gens ne se bousculent pas pour les lire. Les études des zoos concernant les visiteurs de " la maison des reptiles " en est arrivée à la conclusion que, sans considérer le nombre d’efforts mis dans l’information sur les cages, le public ne passe que quelques secondes devant chacune pour n’y apprendre que très peu, si ce n’est rien.

Que transmettent réellement les zoos ? Ils donnent l’impression à énormément de gens que le fait de mettre des animaux en cage est acceptable. Des gardiens de zoo mal informés affirment au public que les animaux ne remarquent même pas la cage. La plupart rejetterait cette information aujourd’hui, mais d’autres partent, croyant que s’ils ramènent un iguane et le gardent comme le fait un zoo, il n’y a aucun problème mais Il y en a pourtant un.

Recherche

Peu de zoos sont impliqués dans des programmes de recherches dirigés par des scientifiques avec des objectifs particuliers. Il est vrai que dans les domaines vétérinaires et anatomiques, certains travaux ont mené à quelques découvertes dans le diagnostique de maladies, le traitement, la chirurgie et la prévention de problèmes. Mais presque toute cette énergie montre que ces problèmes sont, en premier lieu, dûs à la captivité. Il est dit que " les recherches effectuées en captivité concernent les captifs ".

Les recherches des zoos touchent aussi des sujets comme la génétique et l’agriculture - projets vraiment utiles aux zoos ou à l’industrie agroalimentaire ? Et à cause de la nature des zoos, le minuscule nombre de vraies recherches doit être vu au mieux avec scepticisme.

Divertissement

Si l’on revient à l’époque Victorienne, on se rend compte que les zoos ont tout d’abord été créés comme divertissement. C’étaient des spectacles insolites de la pire espèce. De plus, peu s’interrogeait sur la souffrance des animaux dans les zoos et encore moins et bien moins étaient connus la nature et les besoins des animaux. Le défi pour les gardiens de zoos était " l’animal va-t-il survivre ? ", laissé seul sans aucun confort. Les animaux exotiques étaient gardés dans des cages rudimentaires et la politique d’information était d’exhiber toute forme de vie hors du commun, arrachée à son milieu de vie naturel. C’était juste une attraction très brutale.

Une centaine d’années plus tard, on serait tenté de se demander si les choses ont vraiment changé.

Marineland ou Cirque aquatique

Fiche pédagogique "Marineland" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

Marineland, un autre nom pour cirque...

Sur la côte méditerranéenne, près de Cannes (Antibes), se trouve Marineland, un gigantesque "parc d’amusement marin". A cet endroit, entre les piscines et les chutes d’eau, les golfs d’aventure et les zoos pour enfants, on trouve "la maison" des orques (aussi connue sous le nom de baleines tueuses), des dauphins, phoques, otaries, requins, et une variété d’autres vies marines. Cet été, des investigateurs de CAPS rejoignirent les foules qui se pressaient dans le parc et ont découvert, à leur plus grand désarroi, que Marineland n’est rien d’autre qu’un cirque de plus.

Les orques sauvages parcourent des distances de plus de100 miles par jour, atteignant une vitesse de 30 miles de l’heure. Les mâles peuvent vivre jusqu’à 50 ans et les femelles 80 ans. Les familles peuvent vivre en groupe, à l’intérieur duquel les mères restent avec leur progéniture.

Les orques sauvages vivent dans un monde de sons, chaque groupe possède même son propre dialecte, et ils attrapent leurs proies en utilisant des lieux de résonance. Les orques sont faits pour vivre en mer et ils ont évolué pour faire partie de cet écosystème complexe.

En captivité, leur vie est presque universellement stérile et improductive. Afin de rendre cet étrange environnement encore plus difficile à affronter, ils sont gardés au sein de groupes sociaux non naturels. Ce n’est donc pas surprenant de voir les orques en captivité souffrir de blessures, maladies et mort prématurée.

Il y a 6 orques adultes qui donnent des représentations à Marineland. Kim II, Sharkane et Freya ont tous 3 été capturés à l’état sauvage sur les côtes Islandaises. Shouka, Valentin et Inouk sont eux, nés à Marineland. On a annoncé que Sharkane aurait mis au monde un petit cette année. Il se nomme Wiki, serait né en Juin, mais nos investigateurs ne l’ont pas vu lors de leur visite à Marineland.

Nous ne pouvons même pas imaginer le traumatisme pour ces baleines qui sont arrachées de leurs étendues sauvages pour pénétrer dans ces prisons stériles. Il en est de même pour les jeunes baleines, qui malgré tout ce que leur instinct doit leur dicter, ne connaissent rien d’autre que les aquariums anonymes dans lesquels elles sont nées.

David Taylor, le vétérinaire International de zoo qui apparaît dans une série diffusée sur Channel 5, "Flying vets", est le vétérinaire en charge des soins des cétacés à Marineland. Dans le programme TV, David Taylor visitait Marineland et déclarait : "Je pense que tous les dauphins et toutes les baleines que je vois dans les Marinelands et les zoos, sont heureux. Nous ne remarquons aucun signe de stress et pourtant nous y faisons attention, nous n’essayons pas de vaguement interpréter leur comportement, mais grâce à des prélèvements réguliers d’échantillons de sang, nous cherchons les produits chimiques qui seraient libérés s’il y avait du stress dans le corps. C’est une vie agréable ici, intéressante et on s’en occupe mieux que de la reine d’Angleterre."

Sam Scott, chirurgien vétérinaire et conférencier sur la thérapie du comportement animal, l’éthologie et le bien-être des animaux en captivité commente les propos de Taylor : "Je présume qu’il fait principalement référence au taux de cortisol. Premièrement, avons-nous les paramètres des dauphins non stressés pour comparer ? Deuxièmement, le cortisol n’est pas une mesure du stress fiable chez aucun animal. Les petits, par exemple, libèrent plus de cortisol avant d’être nourris avec du lait qu’ils ne le font lors de transports. Sont-ils énormément stressés lorsqu’ils sont nourris - ou attendent-ils avec impatience d’être transportés ? Le cortisol n’est absolument pas un indicateur de stress à lui seul. Néanmoins, il peut y avoir d’autres produits chimiques auxquels il se réfère et je serais curieux de savoir lesquels et aussi sur l’interprétation de quels essais ils sont basés puisque nous ne possédons aucun échantillon sauvage pour comparer - mais même s’ils les avaient comparés avec ceux de, disons, Keiko (l’orque de " Sauvez Willy "), dans ses pires moments, même cela ne serait pas fiable.

L’aquarium est divisé en cinq piscines et contient un total de 44 millions de litres d’eau salée. La station de purification peut filtrer 9 000 mètres cubes d’eau par heure. Un mur de glace de 64 mètres de long et 4,6 mètres de haut offre, d’après les prospectus de Marineland, une " vue panoramique des fonds marins ". Cela semble beaucoup, mais la piscine principale ne fait que 11 mètres de profondeur, bien peu pour un orque qui en fait déjà 7 à lui tout seul.

Les orques donnent 4 représentations par jour dans un stade qui peut contenir 4 000 personnes. Le premier est à 11h 15 et ils finissent enfin après le spectacle de 21h30. L’aquarium est divisé en 5 parties, le plus grand étant réservé aux spectacles. Lorsqu’ils ne donnent pas de représentations, les orques passent la plus part de leur temps dans les plus petites piscines.

Les spectacles d’orques furent filmés par les investigateurs de CAPS en août. Nous fûmes abasourdis par le côté "festif" de l’atmosphère dans le stade des orques, tandis que les baleines s’acquittaient de leur routine. La foule était encouragée à une quasi " frénésie " par le présentateur, qui les incitait à faire des " holas" du même genre que celles faites aux matchs de foot ou aux concerts de rock. Avec une musique assourdissante et des acclamations alors que le spectacle allait commencer, c’était clairement du divertissement, pas de la pédagogie. En effet, le public venait bien pour se divertir.

C’était un cirque aquatique vu sous son pire aspect. Les entraîneurs ne montraient pas le comportement naturel des orques au public, au contraire, ces animaux étaient conditionnés à simplement exécuter un spectacle. Marineland a clairement pris la direction du " sensationnel ", les entraîneurs étaient dans l’eau avec les orques et il y avait beaucoup de contacts physiques, les chevauchant, s’agenouillant sur eux, se tenant debout sur eux et bien plus.

Le commentaire était parfois difficile à entendre à cause de la musique très forte. Nous nous sommes demandé ce que font les baleines de cette intrusion dans leur monde sonore et aussi ce que les gens retiennent de leur rencontre avec les orques. Les spectateurs ont sûrement appris, tout comme avec le dresseur de lions qui travaille avec les lions " féroces " du cirque, qu’il est acceptable de garder ces terrifiants animaux dans des aquariums, afin qu’ils soient dominés par leurs entraîneurs, juste parce que c’est une journée de sortie sympa.

Il y avait quelques "astuces" du Marineland afin de donner au spectacle avilissant un air un peu plus " sérieux ". L’aquarium, dans lequel les cétacés vivent est appelé un enclos et ils ne représentent pas des tours mais des comportements. Ceci incluait "faire des vagues avec leurs nageoires et leur queue", "s’incliner devant le public", sauter hors de l’eau pour attraper un poisson dans la bouche de l’entraîneur, et donner une tape de la queue. Un tour serait la description exacte.

Les enfants aiment être éclaboussés et mouillés et à Marineland, cela est encouragé. Les enfants étaient invités à descendre au bord de la piscine et il était ordonné aux orques de nager le long du bord éclaboussant d’eau tout autour. L’eau qui mouille les enfants, bien souvent sur leur visage, peut bien évidement, être contaminée avec des excréments et de l’urine. Un dauphin produit plus de 3,78 litres d’urine et 1,4 kg de pertes fécales. Multipliez cela par le poids d’un seul orque et vous obtenez énormément de matière à contamination. Un orque mâle peut peser jusqu’à 5 tonnes et une femelle jusqu’à 3,5 tonnes. Il y a 6 orques qui utilisent la piscine à Marineland. Nous nous demandons si quelqu’un a déjà testé l’eau qui éclabousse les enfants afin de les divertir.

L’orque mâle a une nageoire dorsale qui peut atteindre une taille de 6 pieds. En captivité, la nageoire dorsale de beaucoup de mâles en pleine maturité commence à s’affaisser sur le côté pour finalement tomber. Les raisons de ce phénomène ne sont pas claires. Des scientifiques imaginent que ce pourrait être dû au comportement de nage circulaire que les baleines exécutent régulièrement lors des spectacles - vu l’espace accordé, elles n’ont, la plupart du temps, que peu de choix. Cela pourrait aussi être dû au stress croissant sur la nageoire ou l’effet du soleil sur les tissus, puisque les orques passent plus de temps à la surface de l’eau que leurs congénères sauvages ne le feraient. Alors que très peu d’orques à l’état sauvage ont perdu leur nageoire dorsale, cela est très courant en captivité. Kim II, le mâle à Marineland a sa nageoire dorsale tordue. ( voir la photo ci-dessous)

Erich Hoyt a étudié l’orque sauvage le long de l’île de Vancouver en Colombie Britannique. Il est co-directeur du Projet des Orques de la Russie de l’Est et un haut associé de recherches à l’Association de Préservation des Baleines et des Dauphins (WDCS). Erich est aussi l’auteur de nombreux livres renommés sur le sujet, dont : "Orca : La baleine appelée tueuse" et "L’orque en représentation". Nous avons demandé à Erich de commenter nos images sur les spectacles de baleines à Marineland :

"Une visite au Marineland d’Antibes est similaire à un voyage de retour dans le temps, avec son atmosphère de cirque, les entraîneurs chevauchant les orques, les orques sautant pour recevoir un poisson en guise de récompense, et la monotone et pourtant très forte musique. Cela me rappelle la côte ouest canadienne et américaine, avec leurs parcs de divertissement marin dans les années 60 - les débuts de Shamu, Orky et Corky. Seuls les costumes de plongée en lycra des entraîneurs ont changé. Nous sommes aujourd’hui en 2001 et le spectacle et les tours sont toujours les mêmes. Seuls les orques changent, puisqu’ils meurent (souvent prématurément) pour être remplacés par d’autres malchanceux.

Il est difficile d’imaginer un quelconque apprentissage ou une science dans une telle atmosphère de cirque. Le message mis en évidence, que les membres du public reçoivent, est que ces magnifiques animaux - leur nageoire dorsale et leur comportement sauvage fanés par la captivité - sont uniquement là pour accomplir de prétendus tours, dits mignons et amusants, pour nous, pour notre plaisir. Ils sont privés de ce qui fait d’eux des orques - leur profonde et longue vie familiale, les 100 et plus miles de chasse quotidienne et l’opportunité d’utiliser leur intelligentes habilités de prédateur. Ils sont obligés de passer le reste de leur vie raccourcie avec quelques autres orques (qui n’ont souvent aucune affinité), incapables de faire plus que de tourner en rond dans une piscine en béton sans aucun signe distinctif et de manger des poissons morts."

Cet été, environ 49 orques étaient emprisonnés à travers le monde (principalement aux Etats-Unis) pour divertir les vacanciers et les excursionnistes. Il n’y a aucun delphinarium au Royaume Uni bien que quelques spectacles d’otaries continuent.

Ce que vous pouvez faire


-  Visitez le meilleur et le plus grand site d’informations sur les baleines et les dauphins en captivité ou d’autres conditions visitez www.wdcs.org. Vous pouvez vous procurer "Les orques en captivité meurent pour vous divertir" chez WDCS, et les deux ouvrages " Les cétacés en captivité : le manuel des militants" de Jerye Mooney et " Une revue des justifications scientifiques de garder les cétacés en captivité" de Sue Mayer peuvent être téléchargés sur leur site Internet.

-  Ne visitez aucun aquarium ou delphinarium et encouragez vos proches à en faire autant.

-  Écrivez des lettres de protestation contre tout projet de centres pour animaux en captivité. Si vous entendez parler d’une demande d’ouverture n’importe où dans le monde, contactez CAPS. CAPS travaille en parallèle avec des militants pour la protection des dauphins, au Canada et aux Etats-Unis, afin de s’opposer à la capture de nouveaux cétacés.

-  Écrivez aux agences de voyage et aux compagnies de télévision qui font la promotion des delphinariums dans leurs brochures de vacances. Stipulez que tous les delphinariums du Royaume-Uni ont été fermés, mais ils continuent à apparaître à la télévision et sont mis en avant par les opérateurs de voyage.

-  Aidez l’association CAPS.

Les photos de cet article ont été prises par CAPS en 2001.

Adresse du Marineland d’Antibes : 306, Avenue Mozart - National 7 - Antibes Juan Les Pins. Tel : +33(0)493 33 49 49, Fax : +33(0)493 33 38 65. Pour envoyer un mail , cliquez sur la rubrique contact : http://www.marineland.fr/index.aspx

Zoo - Présentation

"Les espèces animales disparaissent lorsqu’elles ne peuvent pas graviter paisiblement autour de ce centre d’attraction qu’est l’homme." Pierre-Amédée Pichot, Société Nationale d’Acclimation, 1891

Les jardins zoologiques n’ont rien à envier aux blockbusters hollywoodiens. En 1995(*), 600 millions de personnes ont flâné le long des enclos des quelques 1100 établissements répertoriés dans le monde. En France, elles sont environ 20 millions à franchir les grilles chaque année :

-  24 % des Français vont au zoo au moins une fois par an, en comparaison 12 % vont au théâtre et 17 % à des manifestations sportives.

Toutes les enquêtes montrent que la préférence du public ne change pas au fil des années : les fauves (lions, tigres), les éléphants, les ours, les girafes et les singes sont les animaux plébiscités par les visiteurs. Les zoos doivent donc tenir compte de cette tendance pour satisfaire leur clientèle. Le fait de choisir les espèces animales selon leur popularité et rentabilité auprès des clients-visiteurs est loin du discours officiel des zoos sur leur prétendu intérêt à la préservation des espèces.

Une enquête de 1992 en France montre que tous les zoos visités ont des singes, 70 % possèdent des anthropoïdes et des fauves, 50 % des ours, des loups, des dromadaires, bisons. Seuls 25 % gardent des éléphants et des hippopotames parce qu’ils sont désormais difficiles à se procurer et se reproduisent peu. Mais 85 % conservent une majorité de mammifères et 15 % d’oiseaux.

L’augmentation de la fréquentation du public se traduit inévitablement par une augmentation du nombre des zoos en Europe (50 en 1912, 180 en 1965, 302 en 1995, sans compter la Russie) qui s’inscrit dans un phénomène d’extension mondiale (1 165 en 1993, dont 545 en Asie). Ces statistiques ne livrent qu’une estimation, non la réalité car de multiples petits établissements ne sont pas répertoriés dans les guides ou les revues internationales comme L’international Zoo Yearbook.

Le fort engouement pour les zoos, lieux privilégiés de distraction populaire est apparu au début du XXe siècle avec la mise en place d’une politique tarifaire destinée à attirer le plus grand nombre. Auparavant, ils étaient réservés aux élites. De nos jours, les jardins zoologiques doivent se spécialiser pour faire face à la concurrence. Ainsi, après les aquariums, sont apparus les marinelands, les vivariums, les réserves ornithologiques.

La visée éducative tient une faible place parmi les intentions du public. Au jardin des plantes et à Vincennes, au début des années 80, elle représente 10 % à 18 % des motifs de visite, le reste allant à la distraction.

À partir des années 60, les zoos européens ont pour la plupart abandonné des numéros de dressage et des séances de domptage pour se distinguer des cirques. Le dressage est souvent laissé aux marinelands (zoos aquatiques) ou aux parcs de rapaces, tandis que les zoos reportent leur politique d’attraction sur les repas des otaries, les jeux des ours ou des singes.

Les zoos se sont adaptés aux hommes (visiteurs et employés) et non aux animaux. Par exemple, pour faciliter le travail des gardiens et répondre aux exigences du public en matière d’hygiène, les sols en pierre ou en ciment ont été généralisés, il est ainsi plus facile de nettoyer les cages et d’évacuer les excréments. Mais ces types de sol empêchent les activités vitales des animaux comme creuser, se rouler dans la poussière... Ce qui provoque des déformations osseuses à la suite de chocs ou de piétinements.

Il existe au Royaume-Uni deux associations très dynamiques spécialisées dans les zoos : Born Free Foundation et CAPS, tandis qu’en France le zoo n’a jamais été un "combat" pour les associations de "protection et de défense animale", à la différence des cirques et des ménageries ambulantes, unanimement combattus. Il reste le parent pauvre de la protection animale sans doute à cause de la difficulté à remettre en cause la légitimité de la domestication.

Quel est le rôle des zoos ?

Acclimater, Domestiquer

Ce sont les défenseurs et admirateurs des zoos qui en parlent le mieux, en voici quelques perles :

-  "Le programme que se donne l’occident capitaliste et triomphant face à la nature : inventorier, acclimater, domestiquer, pour pouvoir l’exploiter." Nouvelles archives des missions scientifiques et littéraires, 1908.

-  "Le zoo est la grande école de nos chasseurs et importateurs de bêtes exotiques." H. Thétard, directeur du zoo de l’exposition coloniale de 1931.

-  "La faune captive apporte à l’homme roi, le tribut de sa sujétion." P Boulineau,1934.

Après la parution en 1960 du livre Born Free écrit par Joy Adamson, best-seller lu par des millions de gens et traduit dans 25 langues, les zoos ont dû apprendre à changer le vocabulaire de leur discours en remplaçant " domestication " par "protection" et "acclimatation" par "préservation" afin d’apaiser la mauvaise conscience d’un public de mieux en mieux informé du rôle dévastateur des zoos sur la vie sauvage.

Auparavant les choses étaient plus franches et directes. La domestication et l’acclimatation des animaux sauvages avaient des fins commerciales pour correspondre aux besoins du peuple en matière de laine ou de viande. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, directeur de la ménagerie du Muséum (son père était professeur de zoologie des mammifères et des oiseaux au Muséum) écrivit le célèbre Acclimatation et domestication des animaux utiles (dernière version en 1861). Dans ses écrits, Geoffroy constate qu’il n’existe en Europe que 34 espèces domestiques et qu’il faut rattraper le retard pris sur les végétaux. Pour cela il propose l’introduction et la domestication du tapir, kangourou, gazelle (...).

Ce discours n’est pas suranné, en France, l’expansion des élevages d’autruche de bison pour leur viande ainsi que les élevages de crocodile pour leur peau (la ferme aux crocodiles à Pierrelatte, Drôme) prouvent que les mentalités et les intérêts économiques sont les mêmes depuis les écrits de Geoffroy Saint-Hilaire.

Maitriser, Dominer

Dans un zoo, les animaux sont totalement dépendants de l’homme, le plus fort symbole étant quand le visiteur assiste, ou lui-même participe (comme au zoo de Monte-Carlo) à leur repas. Tout au long de la journée, des animaux mendient en permanence de la nourriture, car manger est virtuellement leur seule distraction. Pour les visiteurs, particulièrement les enfants, cela leur donne un sentiment de toute puissance sur l’animal captif, réduit à recevoir selon le bon plaisir de l’homme. Il suffit d’écouter les témoignages des employés des zoos sur les comportements sadiques et irrespectueux des visiteurs envers des animaux pour savoir qu’un zoo n’est pas l’endroit approprié pour éduquer des enfants au respect.

Selon le témoignage d’une ancienne gardienne du zoo de Moscou au début du XXe siècle : "Tout le long du jour, une immense foule tracassière et tapageuse défilait devant les cages. Cette multitude, qui aurait été saisie d’une panique mortelle en apercevant à distance une seule de ces bêtes en liberté, se délectait à les voir ainsi désarmées, humiliées et avilies. Elle se vengeait de sa propre lâcheté en les narguant, en les interpellant avec une grosse voix, en secouant leurs chaînes, et les réclamations du gardien se heurtaient à cet argument sans réplique : j’ai payé."

Aujourd’hui, dans la plupart des zoos européens, les visiteurs n’ont plus le droit de nourrir eux-mêmes les animaux. Auparavant les cas d’empoissonnement ou d’objets tranchants mélangés à la nourriture étaient légions. En 1891, le directeur du Jardin des Plantes fait le constat suivant : "Des oiseaux ont les ailes brûlées ou arrachées, des animaux sont blessés à coups de cannes ou de pierres, en avalant des aliments empoisonnés au phosphore, à l’alcool, au tabac, ou contenant un hameçon, une lame de rasoir, etc. Un zèbre est ainsi attaqué à l’aide d’une aiguille à matelas attachée à une canne".

De même, la plupart des zoos européens n’organisent plus de mise en scène de repas avec des proies vivantes, ces spectacles sont aujourd’hui considérés comme cruel et leur impact négatif sur un jeune public. Pourtant ceci semble frustrer et décevoir certains visiteurs. En effet, les employés des parcs animaliers comme celui de Thoiry se plaignent régulièrement que des individus "s’amusent" à jeter des poules ou d’autres animaux vivants aux fauves.

Complément d’information :

-  Le livre : Zoos, histoire des jardins zoologiques en occident par E. Baratay et E. Hardouin-Fugier.

-  Le livre : Animal Century, a celebration of changing attitudes to animals par M. Gold.

(*)Source : Tendances 1995, le nouveau consommateur, Mermet, G.

©VegAnimal.info

Le mythe du zoo sauveur des espèces en voie de disparition

Pour alimenter les zoos, des animaux ont été prélevés dans leur milieu naturel provoquant un véritable massacre en règle. L’unique manière de capturer un animal vivant comme l’éléphant, le singe, la girafe, l’hippopotame...est de tuer les mères qui protégent leurs progénitures ou les chefs de troupeau. James Fisher, sous directeur du zoo de Londres, estimait qu’un orang-outang capturé supprime 4 sujets sauvages, dont 3 mères en puissance. Domalain, célèbre marchand d’animaux, évaluait à 10 le nombre des tués pour un animal visible au zoo.

Les longs transports par bateaux des animaux d’Afrique ou d’Asie vers les zoos européens ou américains rajoutaient au carnage, cependant le transport aérien officiel conserve des taux de mortalité très élevés. Selon le rapport de BUAV de 1993 : Entre 1988 et 1991, le taux de mortalité des babouins et les macaques d’Afrique est de 10 % à 37 % ; ceux des Philippines : autour de 10 % ; d’Indonésie : de 18 % à 54 %. En ornithologie, les importations sont énormes : les mois d’août, les volières d’oiseaux exotiques d’Anvers contiennent de 50 000 à 60 000 oiseaux.

Pour pallier au risque de ne plus avoir de stocks d’animaux exotiques, les zoos ont pris conscience, dès le début du XXe siècle, qu’ils devaient mettre en place des programmes de reproduction en captivité donnant l’illusion de leur rôle bienveillant et utilitaire. C’est aujourd’hui le principal argument des zoos et de leurs défenseurs face aux critiques, dans la mesure où elle permet de justifier la captivité.

Malheureusement, les zoos auront toujours besoin d’animaux sauvages pour alimenter leurs stocks car les taux de mortalité des animaux, particulièrement dans les 18 premiers mois de détention reste très élevé depuis des décennies et ceci malgré quelques progrès d’espace chez certains zoos. En effet, selon les données de l’International Zoo Yearbook, regroupées avec celles des zoos de Londres et de Vincennes : en moyenne environ 17 % du "stock total" des animaux meurt chaque année dans les zoos. En clair, il suffirait de cesser le ravitaillement des zoos en animaux pendant 4 ou 6 ans pour les fermer, il ne resterait alors plus que quelques vétérans.

Il est intéressant à noter que si on analyse le rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées au parc zoologique du bois de Vincennes entre 1859 et 1985, la courbe de mortalité de 1985 rejoint à peu de chose près, celle de 1859 : partout et toujours demeure une très forte mortalité avant les 3 premiers semestres passés au zoo, la différence et qu’au XXe on y trouve quelques vétérans.

La réduction d’espérance de vie des mammifères marins fait l’objet de statistiques officielles : les marsouins vivent 14 ans contre près de 30 ans en liberté, les dauphins ont une existence réduite de 30 années, les orques de 45 ans. Source :Planète mer, SOS Grand bleu, 1995-1998.

21 % des pandas obtenus dans les zoos chinois par insémination artificielle atteignent 3 ans. Source : Agence France-Presse, Pékin 22 octobre 1997.

En conclusion, les zoos ne jouent aucun rôle dans la préservation des espèces en voie de disparition. Les animaux maintenus en captivité ne sont plus du tout adaptés pour survivre à la vie sauvage. La preuve, pour réintroduire une espèce dans la nature sauvage, comme les ours dans les Pyrénées, on choisit la translocation : Des ours sauvages furent capturés en Slovaquie et transportés dans les Pyrénées, ceci dans l’objectif d’optimiser au maximum les chances de succès de la réintroduction d’une espèce. Ce programme de réintroduction n’a donc pas utilisé des ours ayant séjournés dans des cirques ou des zoos.

Pour vraiment aider à la préservation des espèces en danger, la première règle est de protéger leurs habitats, la seconde est de créer des sanctuaires pour la réintroduction de certains bébés chimpanzés, orang-outang...dont les parents auraient été victimes de braconniers, à l’endroit même ou les animaux habitent : même lieu géographique, même climat, pas de transports, pas de mélange avec des animaux d’espèces inconnus, pas de contact avec une foule de visiteurs.

Exemple d’espèces menacées : L’orang-outang

Les orangs-outangs (ce qui signifie "les hommes de la forêt" en langue indonésienne) sont victimes de la disparition de leur habitat et de leurs ressources alimentaires, en raison de la demande en Europe et Japon de bois tropicaux, mais aussi de la chasse : la capture d’un orang-outang rapporte aux braconniers environ 30 euros, ce qui leur permet de vivre pendant 6 mois avec leur famille. Mais l’orang-outang est ensuite vendu à des prix qui peuvent atteindre 10 000 à 20 000 euros, et il s’agit donc d’un commerce extrêmement lucratif.

Pour s’emparer des bébés, les braconniers doivent naturellement abattre les mères ; souvent, le bébé lui-même, meurt au moment de la chute, car les orangs-outangs se déplacent à une hauteur de 40 à 50 mètres. Beaucoup de bébés meurent aussi peu de temps après leur capture, de malnutrition, de soins inappropriés, ou tout simplement de dépression.

Certains directeurs de zoos sont très demandeurs de primates et prêts à les payer au prix fort ; le comble de l’hypocrisie est qu’ils affirment ensuite sur leurs pancartes et leurs brochures qu’il s’agit d’espèces menacées qui doivent être protégées. Ces zoos ne sont que de lugubres parcs d’attraction avec des sculptures en béton en guise d’arbres ; les animaux y deviennent obèses, apathiques, abrutis.

À Taiwan, des publicités télévisées incitent les couples qui ne peuvent avoir d’enfant à acheter un bébé orang-outang. Ces bébés sont traités comme des enfants et extrêmement choyés, mais lorsqu’ils atteignent la puberté, à l’âge de 8 ans, ils deviennent dangereux et sont abandonnés sur le bord de la route, totalement incapables de se débrouiller seuls, ou encore se retrouvent derrière les barreaux d’une cage jusqu’à la fin de leur vie, qui peut durer encore 30 ou 35 ans.

-  Source : " Des animaux pour quoi faire ?" par E. Bourguinat et JP. Ribaut.

Zoos - Dérives génétiques et troubles psychologiques

La dérive génétique est un constat banal dans les zoos, c’est la loi physiologique inévitable des populations captives, l’exemple documenté du cheval de Prjevalski le démontre implacablement.

En effet, les archives de la Foundation for the Preservation of Przewalski Horse (FPPH) calcule chaque année les coefficients de consanguinité de chacun des animaux. En 1979, la 9ème génération née en captivité accuse les conséquences de la consanguinité. Des becs de lièvre et des malformations cardiaques, naissances de prématurés. Toute captivité entraîne une diminution du poids initial du cerveau (16 % après 3 générations) évaluée grâce à 10 crânes de chevaux sauvages.

Les déformations dues à la captivité des oiseaux surviennent dès la première génération, surtout du fait de la privation de vol, qui pèse sur l’organisme entier. Le cas des cigognes met en lumière des modifications du système nerveux, qui dérèglent le phénomène de la migration : les cigognes se mettent à nidifier en périodes néfastes et ont un comportement sexuel modifié.

Des pathologies mentales affectent de nombreux animaux captifs. Les mouvements stéréotypés : balancement de la tête chez les singes, marche en rond chez les fauves...furent étudiés en tant qu’atteintes mentales par François Bourlière, gérontologue, chez les primates et les ours polaires de Stuttgart.

L’hypothèse émise est que cet ersatz d’occupation commun à tous les êtres enfermés faciliterait une sécrétion hormonale réduisant l’angoisse. Ces psychopathologies sont attribuables à un séjour prolongé dans un milieu fermé, elles ont été observées dans TOUS les lieux de l’enfermement, y compris dans les jardins zoologiques.

Des médecins ont pu étayer cette affirmation par des études statistiques comparées sur la fréquence et la nature des pathologies constatées chez la population carcérale (Fresnes) et chez l’animal captif : A. Proust -"Pathologie humaine et pathologie animale en milieu carcéral", Assises Internationales de l’Environnement, 1976. Par exemple, les études montrent 1/3 d’ulcères chez le prisonnier et le primate de zoo ; des maladies cutanées : acné chez l’homme, alopécie pour l’animal ; des maladies respiratoires et psychosomatiques : asthme chez le prisonnier, crise similaire chez le rat de laboratoire ; des maladies cardio-vasculaires et troubles mentaux.

Il faut ajouter, à la liste récapitulative des pathologies observées chez des animaux captifs et les humains, les désordres sexuels, les auto-agressions et automutilations, l’absorption des déjections et des peintures des cages qui rendent les animaux impossibles à exposer.

En 1970, Desmond Morris érige le zoo en produit et symbole de la condition urbaine aliénante, une idée reprise par Philippe Diolé(*) : entassement, anxiété, agressivité, troubles nerveux caractérisent les deux milieux. La ville est un zoo humain et le zoo est une reproduction de la cité moderne. Le psychanalyste Henri Ellenberger le compare en 1960 à l’hôpital psychiatrique, en évoquant la communauté des relations gardiens-patients-visiteurs et des syndromes psychopathologiques.

(*) Les animaux malades de l’homme, Flammarion, 1974.

Zoos - Comportement Stéréotype

Fiche pédagogique "Stereotypic Behaviour" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

À travers le monde, des animaux souffrent en captivité. Cette souffrance peut se manifester sous diverses formes et plus particulièrement certains types de comportement. Ces derniers sont obsessionnels et répétitifs et sont appelés " comportements stéréotypés ". Un très grand nombre d’espèces, qu’elles aient été attrapées à l’état sauvage ou élevées en captivité, sont touchées.

Arpenter

Très souvent visible parmi les membres de la famille des félins, mais aussi chez les ours et les éléphants. Les animaux arpentent indéfiniment le même chemin, mettant parfois leurs pattes exactement au même endroit. Faire " les cent pas " écrase la végétation de leur cage et dégrade la terre, laissant parfois des sillons très visibles.

Balancer et osciller

Les grands singes (comme les chimpanzés) et les éléphants peuvent développer ce comportement. Les éléphants vont continuellement se balancer d’un côté à l’autre ou parfois d’avant en arrière, levant d’abord une patte avant puis l’autre. Ce comportement est aussi observé chez des malades mentaux humains.

Toilette abusive et Mutilation

De façon compulsive, les primates se mettent à se toiletter ou à toiletter un comparse des heures durant. Ceci est causé par l’ennui ou/et le stress. Les femelles primates vont trop laver leur petit pour éviter toute interaction avec d’autres primates si elles se sentent vulnérables ou trahies. Les Chimpanzés s’arrachent leurs propres poils, particulièrement ceux sur les avant bras. Certains primates ( et même des perroquets) vont se laver à un tel point que cela devient obsessionnel et qu’on aboutisse à une mutilation. Les primates se mettent également à mâcher leur propre queue.

Tourner le Cou

Ceci est développé par les girafes qui plient leur cou et leur tête d’avant en arrière de façon répétée.

Mâcher et Mordre les Barreaux

Les ours, les chevaux, les girafes et d’autres animaux mordent ou mâchent les barreaux de leur cage. il faut observé que les girafes d’un zoo avaient formé des trous aux portes de leur enclos de telle sorte que la lumière du jour soit visible au travers.

Hyper Agressivité

Observé chez les primates et les félins. Toute stimulation anormale, comme de donner une provision de nourriture en dehors des heures habituelles de repas, par exemple, peut provoquer de l’agressivité et les animaux inférieurs dans la hiérarchie peuvent se faire attaquer.

Comportement Maternel Anormal

Ceci inclut un toilettage excessif et compulsif, le rejet du petit, mais aussi le fait que la mère mange son petit. Les ours polaires captifs de zoos sont connus pour tuer et manger leur petit, pareil pour les félins comme les tigres. Ce qui amène au problème de savoir quoi faire avec le jeune une fois qu’il est sevré, puisqu’il peut être difficile de le réintroduire dans le groupe principal. Certains de ces singes qui ne sont pas acceptés finissent dans des sanctuaires.

Il apparaît qu’énormément de primates dans les zoos, particulièrement les Chimpanzés rejettent leur petit. Tandis qu’à l’état sauvage, les femelles Chimpanzés apprennent à s’occuper des petits en observant et aidant leur mère, sœurs, ou tantes ; ceci est impossible en captivité. Le comportement maternel anormal est transmis aux descendants.

Troubles Alimentaires

Les animaux peuvent jouer avec leur nourriture pour dissiper l’ennui. Certaines espèces prétendent traquer puis " tuer " leur nourriture comme elles le feraient en liberté. Des animaux ont été vus recracher et avaler leur nourriture de manière répétée.

CAPS est d’avis que la loi ne peut protéger les animaux des zoos, de façon appropriée, contre les inévitables souffrances dues à l’emprisonnement. Nous menons une campagne pour que les zoos soient mis hors la loi, et en attendant, pour que les normes soient améliorées, et qu’un moratoire sur les nouveaux zoos soit créé.

La réalité des zoos

Fiche pédagogique "The Reality of Zoos" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

Bien sûr, les choses sont légèrement différentes dans la nature - 55.2 ko
Bien sûr, les choses sont légèrement différentes dans la nature

Le terme zoo n’a pas été utilisé avant le début des années 1800, au moment où l’ Association Zoologique de Londres fut créée. À la fin de la seconde guerre mondiale, le Royaume-Uni ne comptait "que" 14 zoos, tandis qu’à la fin des années 50 et au début des années 70, le nombre de zoos s’est mis à croître, atteignant le nombre de 250 dans les années 1980. Aujourd’hui, les zoos sont le vestige d’un concept des anciens temps Victoriens qui, au fil de l’évolution de nos connaissances sur le royaume animal, devient encore moins acceptable.

Aux yeux de la plupart, il est évident que garder un rhinocéros dans un petit enclos de béton au centre de Londres est loin d’être approprié. C’est pour cette raison que les zoos affirment détenir une plus grande mission : "pour la préservation, l’éducation, la recherche ou le divertissement". Les zoos favorisent désormais des termes comme parc naturel ou même sanctuaire.

Dans une étude menée par l’Association Mondiale pour la Protection des Animaux (WSPA), 80% des personnes interrogées se disaient sensibles au bien-être des animaux dans les zoos, les 3/4 d’entre eux pensaient que la seule autre alternative pour beaucoup d’espèces est l’extinction. Une autre moitié affirmait qu’elle ne visiterait pas un zoo si elle savait que cela n’a qu’un faible impact sur la préservation. Cependant, jusqu’à présent, les zoos ne sont pas vraiment différents des "vieilles" ménageries.

L’Association pour la Protection des animaux Captifs (CAPS) est totalement opposée à l’incarcération des animaux pour le divertissement et reste persuadée que les zoos n’apprennent rien aux gens, mais au contraire désinforment et détournent aussi les fonds d’une préservation constructive. Les animaux continuent d’être maltraités ou sont même menés à l’extinction, tandis que de précieuses ressources sont gaspillées par de coûteux projets de reproduction prestigieux, qui n’ont aucune chance d’aboutir.

Le mythe de la Préservation

Jusqu’à présent, sur un total de 6 000 espèces qui sont, soit dénaturées, soit en voie de disparition, seule une poignée se trouve incluse dans des programmes de reproduction en captivité et environ 20 ont été renvoyés dans le monde sauvage, ceci, sans aucun succès. Sur une estimation de 10 000 zoos à travers le monde, moins de 500 enregistrent leurs animaux sur la Base de Données Internationale des Espèces. Parmi ces derniers, on estime que l’espace consacré aux animaux en voie de disparition se situe entre 5 et 10 %.

La plupart des animaux dans les zoos, comme les lions d’Afrique, les éléphants et les girafes, ne sont pas détenus car menacés, mais utilisés comme de simples objets exhibés. Jetez un œil à la façon qu’ils ont de prendre soin de ces si précieuses et rares espèces, desquelles ils affirment détenir le proche avenir : Au zoo de Southport par exemple, un couple de léopards dont l’espèce est en très grand danger de disparition, vit le long d’un godet de pelleteuse avec des voitures qui passent en trombe sans arrêt.

Même si les zoos travaillent aussi dur pour la préservation que leurs matériaux publicitaires peuvent nous laisser croire, la nature, pour la majorité, condamnerait leurs efforts à l’échec. Les projets d’élevage en captivité doivent se situer le plus près possible du lieu définitif de libération pour des raisons liées au climat, à l’habitat et à la faune. Les animaux ont besoin d’un espace approprié à leurs besoins, et d’une population assez grande pour leur fournir un patrimoine génétique adéquat et une balance sociale naturelle des espèces avec un minimum de contact avec les humains.

Malheureusement, les zoos et les parcs safari échouent régulièrement à remplir les critères nécessaires de prendre sur eux la tâche de maintenir des groupes d’animaux viables, prêts à repeupler la faune. Au lieu de cela, ils gardent des animaux solitaires, ou égarés, dans de petits groupes, pas du tout naturels, au sein d’habitations artificielles médiocres, sans cesse exhibés, à des milliers de kilomètres de là où ils sont originaires.

Les animaux n’ont pas besoin d’aide pour se reproduire, ils le font avec succès depuis bien longtemps. Ils sont menacés par une variété de facteurs environnementaux - il s’agit trop souvent de la destruction de leur habitat par les humains. La protection d’un habitat et de ses animaux est le moyen le plus rapide et le plus rentable de changer le déclin d’une espèce.

On fanfaronne souvent au sujet de l’oryx d’Arabie qui est un succès de la reproduction en captivité car il avait été chassé jusqu’en 1972, le menant à son extinction à l’état sauvage. Les oryx en captivité en Arabie et aux Etats-Unis devinrent le noyau d’un programme de reproduction et dans les années 1980, certains furent relâchés à Oman, à un coût approximatif de 25 millions de dollars. En 1999, un rapport disait que sur un total de 400 animaux, seulement 100 avaient survécu, treize femelles ont été mises en captivité pour leur propre sécurité. L’oryx est un rare exemple d’animal qui ait disparu sauf en captivité, mais ceci ne sert qu’à souligner qu’une préservation efficace ne protège les animaux qu’au sein de leur habitat.

Le tamarin lion doré est lui aussi considéré comme ayant été "sauvé" par la reproduction en captivité, tout d’abord menacé par la destruction de son habitat, et aussi à cause des captures liées à l’industrie des zoos et des animaux de compagnie. Sur un total de 100 tamarins élevés en captivité, puis libérés, seulement 30 ont survécu. Certains étaient incapables de faire face à la vie sauvage ; pas habitués à grimper sur des branches naturellement souples, ils tombaient. D’autres refusaient de bouger alors que certains ne pouvaient s’adapter à un régime naturel. Alors que leur progéniture s’en sortait un peu mieux, le projet mit en avant un danger de réintroduction supplémentaire. En 1991, un virus mortel fut détecté dans un élevage de tamarins à peine trois jours avant que l’animal ne soit libéré dans une zone où le virus était encore inconnu. On imagina que le virus avait traversé la barrière des espèces au travers des souris qui alimentaient les tamarins.

À l’état sauvage, les espèces construisent une immunité contre les maladies du milieu naturel, mais dans un zoo, les animaux ne développent aucune résistance, même aux plus banales des affections. De plus, ils peuvent être touchés par des virus venant d’espèces qu’ils n’auraient jamais rencontrées autrement. Les virus peuvent muter ou être transportés à travers le globe dévastant ainsi la faune. Au cours des années 1980, des tortues gaufrées furent mises en liberté en Californie. Un virus présent dans ces tortues eut pour résultat de décimer 40 000 tortues de la vallée de sel.

L’EBS (ou maladie de la vache folle) a été retrouvé dans une grande variété d’espèces gardées dans les zoos comme chez les guépards, koudous, nyalas, élands du Cap, oryx d’Arabie, pumas ou autruches.

Quel est le sort des animaux excédentaires ?

Les animaux excédentaires sont un problème pour les zoos. La triste vérité est que, dans bien des cas, les animaux des zoos sont simplement élevés pour attirer les visiteurs et une pression sur l’espace et les ressources signifie que l’on se débarrassera de certains ou qu’ils seront tués à la fin de la saison. Les nouveau-nés ou les jeunes de sexe masculin sont souvent éliminés. À l’état sauvage, les antilopes mâles quittent le groupe familial, trouvent leur propre territoire et partenaires, mais ceci est impossible en captivité.

Par le passé, beaucoup de zoos ont tué leurs lionceaux africains car les lions se reproduisent facilement et que l’on a peu d’espace en réserve. En 1999, deux lions furent sur le point d’être éliminés au parc safari de Woburn. On ne leur trouva une " maison " que lorsque l’histoire apparut dans les médias nationaux. Woburn admit alors qu’ils éliminent également leur surplus de singes.

Les animaux peuvent être déplacés d’un zoo à un autre à cause de la pression due à l’espace, pour des raisons commerciales, ou pour correspondre à un " projet d’élevage ". Jimmy, un orang-outan du zoo de Blackpool fut envoyé au zoo de Tenerife, où il vécut seul pendant quatre ans, jusqu’à sa mort.

Les surplus des stocks de certaines espèces sont " recyclées" - données comme nourriture à d’autres animaux. Néanmoins, les zoos peuvent se disputer sur le fait qu’élever des animaux pour leurs carnivores est logique. Fournir le marché de la viande exotique destinée aux humains est clairement discutable.

Le zoo de Chester et le parc naturel de Cotsworld ont approvisionné des fermes de viande exotique en bisons et autruches.

Certains zoos et parcs safari ont fourni des animaux pour des expériences. Le zoo de Londres a des équipements d’expérimentation sur site, et certaines expériences de zoos ont inclus la décapitation de kangourous pleinement conscients, afin de comprendre le " blues de l’hiver " et les troubles dus au décalage horaire chez l’humain.

Le zoo de Londres approvisionna les laboratoires de recherche Wellcome en singes. Le zoo de Banham fournit des tamarins rouges à l’université de Wales, des chiens de prairie furent mis à la disposition de l’hôpital St Thomas à Londres, par Whipsnade, pour des expériences. Le parc safari de Woburn collabora avec la ferme de Shamrock et un marchand d’animaux pour laboratoires, afin de ravitailler des expériences en singes ; ceci fut seulement arrêté après une protestation publique.

D’où proviennent les animaux des zoos ?

Imaginer que tous les animaux des zoos ont été élevés en captivité est une illusion. Tous les éléphants d’Afrique des zoos du Royaume-Uni et la plupart de ceux d’Asie ont été importés de leur pays d’origine.

Les animaux sauvages sont toujours capturés et fournis aux ménageries. En 1998, environ 30 éléphanteaux sauvages furent pris à leur mère en Botswana pour être vendus à des zoos européens par un marchand d’animaux. Des groupes de protection animale essayèrent de s’opposer à la vente, mais ne purent empêcher sept des éléphants d’aller dans des zoos de Suisse et d’Allemagne.

Bien que les zoos prennent beaucoup moins d’animaux sauvages qu’ils ne le firent jadis, une fois sur place, ces animaux y sont pour le restant de leur vie. En 1996, sur 138 orangs-outans de Bornéo, répartis dans 35 ménageries européennes, 38 étaient nés à l’état sauvage, leur age allant de 7 à 41 ans.

Il est aussi important de noter que même après plusieurs générations d’élevages en captivité, les animaux gardent leur instinct naturel.

Éducation

Les zoos affirment que de voir un animal sauvage en vie donne une idée incomparable du pouvoir et des merveilles de la nature. Mais que nous montrent-ils réellement ?

Ces animaux sont souvent dépossédés de tout pouvoir ou dignité et au lieu d’être placés dans un environnement pour lequel ils ont évolué, on les retrouve au milieu d’un terrain vague. Bien souvent, ils ne sont plus qu’une caricature de leurs homologues vivant à l’état sauvage.

Le monde du zoo est celui où les primates cachent leur visage, où les prédateurs ne chassent jamais et où les mères mangent leurs petits plutôt que de les laisser survivre. Des bêtes abandonnées et solitaires traînent les pattes autour de leur cage de béton, leur regard est triste et vide.

Les programmes télévisés sur la faune ont garanti que notre compréhension de ces animaux aille au-delà de ces exhibitions pathétiques. En effet, CAPS est d’avis que les voyages scolaires au sein des zoos laissent aux enfants une vision déformée de la faune et de celle de prendre soin des animaux.

Mais il y a pire, une étude dans un zoo des Etats-Unis a montré que la plupart des visiteurs passe moins de trois minutes à regarder chaque enclos, ne restant parfois même que huit secondes. Une étude étalée sur six mois au zoo d’Edinburgh a montré que 80% des visiteurs qui passent, étaient attirés par les guenons mais ne les regardaient, en moyenne, que 33 secondes.

Les zoos affirment donner l’opportunité aux gens de voir des choses que beaucoup ne verront jamais à l’état sauvage. Cela est vrai ; il faudra se contenter des livres, des magazines et de la télévision. Mais est-ce que, quelques minutes de divertissement peuvent justifier la tragédie des comportements perturbés, et des souffrances que nous avons exposés dans leurs grandes lignes ?

Recherche

Certaines connaissances sur les animaux pourraient venir de recherches effectuées dans les zoos, mais cela est disproportionné, comparé au nombre d’équipements et, en incluant ceux à l’élevage et la gestion, la plupart est destiné aux bénéfices de l’industrie plutôt qu’à celui des animaux.

Finalement, les zoos et les parcs safari sont de simples divertissements. Certains présentent même les animaux exécutant un peu plus que les tours dans les cirques, pour amuser les spectateurs. CAPS a filmé des éléphants exécutant des tours à Blackpool, Twycross, Woburn, Whipsnade et Londres ; des perroquets à Blackpool, Flamingoland et Knowley, et des otaries dans les parcs de West Midlands et Knowsley. Les zoos affirment que c’est une stimulation pour l’animal, mais c’est bien plus l’appauvrissement de la nature de l’environnement de la captivité.

Alors que votre chien entre dans un état d’excitation effrénée à l’idée d’aller se promener ou de jouer, il semble y avoir un enthousiasme moindre pour ces animaux en captivité, lorsqu’ils avancent d’un pas lent au travers de leur routine. En effet, les gardiens sont plus à même d’accrocher un sac aux éléphants afin de s’assurer qu’ils soulèvent la tête et les troncs assez haut - serait-ce vraiment nécessaire si les animaux s’amusaient ?

Échec de la législation sur les zoos

Les zoos sont régis par l’acte de régulation des zoos de 1981, qui établit un minimum de standards pour la gestion des zoos. Bien que ce dernier puisse être mis à jour et amélioré sans avoir recours au Parlement, le CAPS a le sentiment que l’acte de 1981 est malheureusement inadéquat et échoue lamentablement à la prise en considération de la souffrance psychologique des animaux des zoos. C’est pour cette raison que l’on ne voit toujours que de minuscules cages minables avec peu, voire aucun enrichissement environnemental, et des animaux privés de leurs besoins sociaux les plus fondamentaux.

En principe, des inspecteurs de zoo sont sensés maintenir en ordre cet acte, mais bien souvent se sont les directeurs de zoo, les vétérinaires de zoo et les architectes de zoo qui tiennent ce rôle. Roger Cawley, l’époux de Mary Chipperfield fut inspecteur de zoo jusqu’à ce qu’il soit accusé d’allégations de cruauté par les Défenseurs des Animaux, le groupe qui avait filmé Cawley en train de battre des éléphants et des chameaux. Cawley ne démissionna qu’après avoir été condamné pour cruauté sur une éléphante malade, qu’il avait fouetté pour l’obliger à avancer plus vite. Cawley avait aussi séquestré durant des mois, plusieurs éléphants, dans une grange, sans aucun couchage ou enrichissement environnemental. Cawley fut filmé alors qu’il formait les gardiens pour qu’ils laissent les éléphants enchaînés par les pattes avant et arrière pendant des jours et des jours - leur donnant uniquement la capacité de traîner les pattes d’avant en arrière.

CAPS est d’avis que les zoos devraient être interdits - Garder des animaux sauvages confinés, pour notre amusement, n’est pas acceptable. La loi ne peut pas protéger les animaux des zoos de façon adéquate vis-à-vis de l’inévitable souffrance due à l’emprisonnement. À court terme, un moratoire devrait être mis en place pour les nouveaux zoos du Royaume-Uni - PLUS AUCUN ZOO. Pour les animaux laissés en rade en captivité, les standards de régulation des zoos doivent être amenés à fournir le meilleur style de vie possible - pas le minimum.

A l’état sauvage, les animaux réagissent à ce qui les entoure, en évitant les prédateurs, cherchant de la nourriture et par rapport à d’autres individus de leur espèce - en faisant ce pour quoi ils ont évolué. Par conséquent, même ce qui pourrait sembler être de "plus grands" ou "meilleurs" enclos, reste totalement insignifiant lorsque l’on prend en compte les réels besoins de l’animal.

La frustration et l’ennui sont monnaie courante parmi les animaux des zoos et peut entraîner des comportements obsessionnels et répétitifs, sous la forme de balancement, et même d’automutilation. Ceci est connu sous le nom de comportement stéréotypé et de tels mouvements inutiles et répétitifs se remarquent aussi chez les malades mentaux humains. Par ennui, les animaux deviennent fous.

Les félins enfermés dans une cage vont souvent suivre le même chemin, indéfiniment, le pas traînant sans hésitation, écrasant la végétation, laissant une trace nette qui montre le trajet qu’ils feront le reste de leur vie. Les grands singes et les éléphants vont se balancer, osciller et changer de place de façon répétée, d’un côté à l’autre. Lécher les murs et mordre les barreaux de leur taule, sont d’autres comportements perturbés, plus courants chez les girafes.

Les primates ont tendance à trop se laver, eux même ou entre eux ; ceci peut les entraîner à se mutiler. Le fait de constamment se toiletter, rejeter ou tuer le petit, fait partie des troubles du comportement maternel.

Chez les reptiles, les comportements anormaux s’observent lorsque ces derniers escaladent ou grattent la vitre de leur aquarium, car ils ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas sortir. D’autres reptiles peuvent devenir totalement sédentaires, passant leur vie à dormir derrière un rocher. L’animal peut essayer de patienter dans cet environnement, mais l’attente ne finira jamais. (À lire notre rapport sur les reptiles)

Les Orques dans les Zoos Aquatiques

Fiche pédagogique "Orca Whales" de l’association CAPS

Traduction par Nathalie

L’orque, également surnommé la baleine tueuse, est le plus grand membre de la famille des dauphins. Aujourd’hui, à travers le monde, presque tous les orques captifs ont été pris à l’état sauvage. En Colombie-Britannique (Canada), il est interdit de capturer les baleines sauvages pour les mettre dans un aquarium. Néanmoins, les cétacés (Baleines et Dauphins) peuvent être importés.

Les groupes de Défense Animale sont d’accord sur le fait que les baleines souffrent physiquement et psychologiquement en captivité. Leur petite piscine artificielle remplie d’eau modifiée chimiquement ne pourra jamais reproduire la mer. Les baleines en captivité sont privées du groupe familial dans lequel elles vivraient à l’état sauvage.

Ces facteurs ont un effet et le résultat est de considérablement diminuer la durée de vie des orques vivant en captivité. On apprend aux orques en captivité à exécuter leur numéro à partir d’un signal, de plus, ils sont forcés à passer leur vie sous le regard insistant d’un public. Étudier les baleines dans cet environnement n’apprend rien sur les orques sauvages, puisque leur mode de vie est totalement géré et modifié par l’homme.

Prisonniers solitaires

Jacques Cousteau déclara : " Il y a autant de bénéfices pédagogiques à acquérir en étudiant des dauphins en captivité qu’il y en aurait à étudier le genre humain en n’observant que des prisonniers isolés. "

Dans la faune, les orques mâles peuvent vivre jusqu’à 50 ans. Les femelles peuvent atteindre 80 ans. Les baleines Béluga et les dauphins peuvent vivre 25- 30 ans. En captivité, la durée de vie des baleines est réduite de beaucoup. Un très grand nombre d’animaux meurent rapidement après la capture. La plupart succombent suite à des affections bactériologiques. D’après certains registres, plus de 24 cétacés sont mort dans l’aquarium de Vancouver.

À l’état sauvage, les baleines et les dauphins vivent dans de petites cellules familiales. La progéniture des orques reste avec leur mère toute leur vie. Les baleines et les dauphins sont des animaux très intelligents et extrêmement sociables. En captivité, le regroupement de certains cétacés n’est pas naturel. Des baleines et des dauphins qui n’ont aucun lien sont obligés de vivre ensemble. Les animaux n’ont aucun choix quant à leurs compagnons. Dans l’aquarium de Vancouver, un bébé Béluga fut séparé de sa mère à l’âge de 6 mois.

À l’état sauvage, les orques peuvent parcourir 100 miles par jour, atteignant une vitesse de 30 miles de l’heure. Ils sont capables de plonger à des centaines de pieds en dessous de la surface de l’eau. Ceci est impossible pour les orques en captivité. Ils doivent nager en rond pendant des heures et même des jours pour couvrir une étendue comparable à celle qu’ils parcouraient à l’état sauvage.

Un monde de sons

Les orques sauvages vivent dans un univers rempli de sons. Chaque famille, ou groupe, a son propre dialecte. Ils utilisent la résonance pour capturer leurs proies. Les orques en captivité n’ont que le bruit des pompes qui rafraîchissent l’eau ou celui des systèmes de filtration et ceci 24 heures sur 24. L’autre son, qu’ils peuvent entendre, est celui du public, qui acclame et applaudit, lorsque les orques exécutent leurs tours avilissants. Les enceintes de verre ou de béton ont un effet sur les sons émis par les baleines et les dauphins captifs.

Les orques sont faits pour vivre dans la mer. Ils ont évolué pour s’intégrer à un écosystème complexe du monde marin. La captivité leur est étrangère, les environnements sont stériles, l’eau est traitée chimiquement, les regroupements sociaux ne se font pas naturellement et la vie est artificielle. Il n’y a aucune surprise à voir que les orques en captivité sont blessés, malades et qu’ils meurent prématurément.

Statistiques cruelles

Depuis 1965, 56 orques, dont une famille entière, ont été capturés dans les eaux entourant la Colombie Britannique et l’état de Washington. À ce jour, 54 sont morts, vivant en moyenne 2-5 ans après leur capture. C’est seulement aujourd’hui que l’on reconnaît l’impact sur les populations sauvages. L’industrie du divertissement ignore la dévastation qu’elle a laissée derrière elle. Depuis 1961, plus de 130 orques ont été arrachés à la vie sauvage pour servir cette industrie du divertissement. Plus de 75% sont morts aujourd’hui. Ils survécurent en moyenne moins de 6 ans.

Nos Objectifs

Nous souhaitons voir la fin des captures de baleines et de dauphins sauvages. Nous souhaitons voir tous les delphinariums fermés. Vous pouvez nous aider en boycottant les delphinariums, où que vous soyez et en demandant à votre famille et à vos amis de faire de même. Nous souhaitons voir toutes les baleines et tous les dauphins captifs, être remis en liberté, après qu’une longue période de réhabilitation et de recyclage soit menée à bien.

Comment nous aider

Boycottez les centres (parcs) qui détiennent des baleines et des dauphins (et les aquariums en général).

Aidez l’association CAPS en envoyant des dons pour nous permettre de continuer nos investigations (contactez directement CAPS).

Écrivez au comité des parcs de Vancouver et demandez à ce qu’ils cessent d’importer des baleines dans le parc de Stanley. Envoyez votre lettre au Président et aux Membres de la Commission, Vancouver Park Board, 2099 Beach Avenue, Vancouver, BC V6G 1Z4 Canada.

Écrivez au Maire et aux Conseillers, Vancouver City Hall, 453 West 12th Avenue, Vancouver, BC V5Y 1V4 Canada.

Les informations contenues dans cet article viennent du site de Coalition For No Whales in Captivity. Cette association est basée à Vancouver et nous tenons à remercier la directrice, Annelise Song, pour son aide inestimable.

Article sur les animaux sauvages dans les cirques traditionnels

Note de la rédaction de VegAnimal :

Lors du lancement du site Code Animal (devenu depuis SPA-code animal) qui se présentait comme un site "pour l’abolition de l’esclavage animal dans le cirque", nous avions pensé qu’il serait intéressant de demander à son créateur d’écrire un article sur ce thème.

Ci-dessous est publié l’article que nous a écrit SPA-Code Animal, nous regrettons cependant qu’il ne parle que des animaux sauvages (et en voie de disparition) : l’éléphant, comme exemple type. Il est également dommage que l’article ne parle que de cirques traditionnels : les éléphants qui y font le poirier.

La majorité du grand public - et particulièrement les "protecteurs des animaux" - n’aiment pas voir des animaux sauvages dans des "cirques ringards qui leur font faire le poirier ou sauter dans un cercle en feu". Par contre beaucoup de personnes - en particulier les "protecteurs des animaux" - aiment aller voir des spectacles de cirque équestre : type Zingaro ou Bartabas. Code Animal omet ce type "d’abolition"... peut être parce que ce sont des animaux domestiques et les cirques "branchés" sont plus politiquement correct que les autres "ringards".

En résumé, nous trouvons ce texte très lisse et trop sélectif en ce qui concerne les notions d’abolition d’"animaux" et de "cirques" car la lecture de l’article ne renvoie bien qu’à une seule catégorie d’animaux et une seule catégorie de cirques.

Voici le texte de la SPA/CodeAnimal :

Cet article a été rédigé par Franck Schrafstetter

Même né en captivité, ce qui n’est pas toujours le cas, un animal sauvage naît avec un patrimoine génétique lié à son comportement en liberté. Aussi même avec des soins attentifs, les animaux détenus dans les cirques ne peuvent atteindre cet état de bien-être et d’équilibre. L’éthologue Van Roojen [1] estime ainsi que "la privation des certains aspects de l’environnement, même si les animaux ne les ont jamais connus dans leur vie, met les animaux dans des états qu’ils expérimentent comme souffrance".

Ainsi, si nous prenons l’exemple de l’éléphant. Celui-ci vit naturellement dans une harde matriarcale sur un territoire variant de 15 à 1500 km2. Le rapport social chez les éléphants est très développé entre individus, la communication est omni présente. Dans une ménagerie de cirque, non seulement cette organisation sociale est déstructurée, voire inexistante, mais en plus les contacts et les déplacements sont quasi absents. L’animal est alors imprégné du milieu dans lequel il est projeté par une coercition progressive. L’utilisation de l’ankus (pique acérée) permet au dresseur de conduire discrètement l’animal où bon lui semble. Le dompteur russe Vladimir Deriabkine confesse ainsi " que tous les dresseurs d’éléphants, pendant les représentations, ont à la main une cravache de cuir ornée d’une fleur au bout. Le dresseur s’approche de l’animal, fait un geste gracieux de la main et l’éléphant, comme s’il obéissait à la fleur se dirige gentiment vers l’endroit qu’on lui indique. Mais aucun des spectateurs ne sait que la magnifique rose cache en fait un crochet acéré, qui viendra se planter dans l’oreille de l’éléphant au moindre signe de désobéissance. C’est ainsi dans tous les cirques du monde [2]". Ces ‘rapports sociaux’ de coercition finissent bien souvent par des accidents, l’animal décidant un jour de rompre ce rapport de chantage. Les accidents se comptent par centaine dans le monde, dont certains sont à l’origine de morts humaines.

Les exercices imposés n’ont rien de naturels. Combien de personnes ont rencontré un éléphant faisant le poirier dans la nature ? Aucune, car comme l’explique les Dr Pechlaner et Schwammer " ces positions peuvent causer des blessures aux articulations et aux disques intervertébraux des éléphants [3]". Il en est de même sur le fait de faire asseoir un pachyderme - les tabourets ne sont pas là pour rien - selon A.Kuntze, qui a suivi de nombreux éléphants cette position "peut entraîner la mort si les organes concernés par le prolapsus (intestin, vessie, utérus) subissent un étranglement et se nécrosent [4]".

[1] VAN ROOJEN, " imporverished environments and welfare " in applied animal behaviour Science 12, 1984

[2] DERIABKINE Vladimir, Confession d’un dresseur, Courrier International - février 2003

[3] Gsandter Mag.Hermann, Pechlaner Helmut Dr., Schwammer Harald Dr, Guidelines for the keeping of wild animals in circuses, Vienne, 1997

[4] Kuntze A, 1989, Work-related illnesses : Hermia peinealis, Bursitis praepatellaris and Tyloma olecrani in female circus elephants, Verh. Ber.Erkrg.Zootiere

Galerie photos : Ménagerie ambulante du cirque

Cette galerie a une vocation pédagogique, par conséquent, elle est libre de droits. Nous demandons aux internautes, qui souhaiteraient utiliser des extraits de cette galerie, d’en indiquer la source : le site VegAnimal.info, avec un lien vers notre site http://www.veganimal.info/ ,(pour les bloggeurs et les forumeurs).

Boycottez les ménageries, même si leur visite est gratuite. Elles sont là pour appâter le chaland.

Boycottez les cirques qui proposent des numéros avec des animaux.

Le cirque, oui ! Mais sans exploitation animale !

Les éléphants vivent moins longtemps en captivité que dans leur milieu naturel

12.12.2008 - Communiqué RSPCA "Phase elephants out of zoos", Traduction : Tania Ricci

La RSPCA [ndt. La Société Royale britannique pour la prévention de la cruauté envers les animaux] appelle à un retrait des éléphants des zoos suite à de nouvelles études scientifiques préoccupantes.

D’après un rapport publié aujourd’hui, les 69 éléphants actuellement captifs des zoos du Royaume-Uni sont boiteux, souffrent d’obésité et de comportements stéréotypés anormaux liés à leurs conditions de détention et à leur espace de vie limité.

L’étude menée par l’Université de Bristol a été subventionnée par la RSPCA, par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), par le Defra (le ministère britannique de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales) et par l’Association britannique et irlandaise des zoos et aquariums (BIAZA), dans le but d’identifier comment certains aspects spécifiques des traitements prodigués aux éléphants dans les zoos affectent leur santé, leur bien-être et leur reproduction.

L’une des études scientifiques les plus complètes sur le sujet

Un article scientifique distinct, également publié aujourd’hui dans la revue Science, dévoile les mêmes découvertes à propos de toute la population d’éléphants femelles des zoos d’Europe. Cet article est l’étude scientifique la plus complète sur le sujet et mène aux conclusions suivantes :
− les éléphants adultes vivant dans les zoos européens meurent plus jeunes que ceux restés dans la faune africaine ou travaillant dans les forêts d’abattage de Birmanie.
− Les éléphants d’Asie nés dans des zoos européens ont deux fois plus de probabilités de mourir avant leur premier anniversaire que ceux qui sont nés en captivité dans des chantiers d’abattage birmans.
− Plus de la moitié (58%) des éléphants d’Asie nés de primipares dans les zoos européens meurent avant un an, ils ne sont que 17% dans les chantiers d’abattage birmans.

Les éléphants mènent une existence misérable dans les zoos

« À en juger par ces données accablantes, les éléphants vivent des moments très difficiles dans nos zoos, et il est urgent d’agir afin d’améliorer leur bien-être », explique Rob Atkinson, spécialiste de la faune à la RSPCA. « On entend fréquemment que les zoos jouent un rôle primordial dans la conservation des éléphants, mais ce n’est manifestement pas le cas. Ces nouveaux éléments montrent que les éléphants meurent jeunes dans les zoos d’Europe et les rares éléphants d’Asie nés en captivité ont de très faibles chances de survivre. Encourager des programmes de conservation dans des habitats naturels plutôt que de condamner les éléphants à une existence brève et malsaine dans nos zoos est assurément la marche à suivre à l’avenir. »

Il faut agir avec urgence pour le bien-être des éléphants dans les zoos

C’est avec consternation que la RSPCA découvre que, malgré de précédents avertissements, les éléphants vivant actuellement dans les zoos du Royaume-Uni sont généralement boiteux et obèses ; ils marchent et se dandinent constamment. Ce comportement serait apparemment à imputer aux dimensions réduites des enclos et aux méthodes de détention imposées par les gardiens.

Selon le département de recherche de l’Université de Bristol, leur condition est très différente de celle de leurs cousins sauvages et actifs, qui en général affichent santé et bien-être.

Le Dr Atkinson ajoute : « Les populations d’éléphants doivent être retirées des zoos européens par une suppression des importations et des élevages en captivité. Dans l’attente de ces mesures, il faut clairement et sans délai améliorer les soins prodigués aux éléphants captifs des zoos avant que ne s’achèvent leurs lamentables existences. »

Pour aller plus loin :

Study : Elephants live longer in wild than zoos


VegAnimal.info - Zoos, Cirques, Captivité spectacle : Pitoyables Prisons
©2003 Veganimal.info