Fiche pédagogique "Orca Whales" de l’association CAPS
Traduction par Nathalie
L’orque, également surnommé la baleine tueuse, est le plus grand membre de la famille des dauphins. Aujourd’hui, à travers le monde, presque tous les orques captifs ont été pris à l’état sauvage. En Colombie-Britannique (Canada), il est interdit de capturer les baleines sauvages pour les mettre dans un aquarium. Néanmoins, les cétacés (Baleines et Dauphins) peuvent être importés.

Les groupes de Défense Animale sont d’accord sur le fait que les baleines souffrent physiquement et psychologiquement en captivité. Leur petite piscine artificielle remplie d’eau modifiée chimiquement ne pourra jamais reproduire la mer. Les baleines en captivité sont privées du groupe familial dans lequel elles vivraient à l’état sauvage.
Ces facteurs ont un effet et le résultat est de considérablement diminuer la durée de vie des orques vivant en captivité. On apprend aux orques en captivité à exécuter leur numéro à partir d’un signal, de plus, ils sont forcés à passer leur vie sous le regard insistant d’un public. Étudier les baleines dans cet environnement n’apprend rien sur les orques sauvages, puisque leur mode de vie est totalement géré et modifié par l’homme.
Prisonniers solitaires
Jacques Cousteau déclara : " Il y a autant de bénéfices pédagogiques à acquérir en étudiant des dauphins en captivité qu’il y en aurait à étudier le genre humain en n’observant que des prisonniers isolés. "
Dans la faune, les orques mâles peuvent vivre jusqu’à 50 ans. Les femelles peuvent atteindre 80 ans. Les baleines Béluga et les dauphins peuvent vivre 25- 30 ans. En captivité, la durée de vie des baleines est réduite de beaucoup. Un très grand nombre d’animaux meurent rapidement après la capture. La plupart succombent suite à des affections bactériologiques. D’après certains registres, plus de 24 cétacés sont mort dans l’aquarium de Vancouver.
À l’état sauvage, les baleines et les dauphins vivent dans de petites cellules familiales. La progéniture des orques reste avec leur mère toute leur vie. Les baleines et les dauphins sont des animaux très intelligents et extrêmement sociables. En captivité, le regroupement de certains cétacés n’est pas naturel. Des baleines et des dauphins qui n’ont aucun lien sont obligés de vivre ensemble. Les animaux n’ont aucun choix quant à leurs compagnons. Dans l’aquarium de Vancouver, un bébé Béluga fut séparé de sa mère à l’âge de 6 mois.
À l’état sauvage, les orques peuvent parcourir 100 miles par jour, atteignant une vitesse de 30 miles de l’heure. Ils sont capables de plonger à des centaines de pieds en dessous de la surface de l’eau. Ceci est impossible pour les orques en captivité. Ils doivent nager en rond pendant des heures et même des jours pour couvrir une étendue comparable à celle qu’ils parcouraient à l’état sauvage.
Un monde de sons
Les orques sauvages vivent dans un univers rempli de sons. Chaque famille, ou groupe, a son propre dialecte. Ils utilisent la résonance pour capturer
leurs proies. Les orques en captivité n’ont que le bruit des pompes qui rafraîchissent l’eau ou celui des systèmes de filtration et ceci 24 heures sur 24. L’autre son, qu’ils peuvent entendre, est celui du public, qui acclame et applaudit, lorsque les orques exécutent leurs tours avilissants. Les enceintes de verre ou de béton ont un effet sur les sons émis par les baleines et les dauphins captifs.
Les orques sont faits pour vivre dans la mer. Ils ont évolué pour s’intégrer à un écosystème complexe du monde marin. La captivité leur est étrangère, les environnements sont stériles, l’eau est traitée chimiquement, les regroupements sociaux ne se font pas naturellement et la vie est artificielle. Il n’y a aucune surprise à voir que les orques en captivité sont blessés, malades et qu’ils meurent prématurément.
Statistiques cruelles
Depuis 1965, 56 orques, dont une famille entière, ont été capturés dans les eaux entourant la Colombie Britannique et l’état de Washington. À ce jour, 54 sont morts, vivant en moyenne 2-5 ans après leur capture. C’est seulement aujourd’hui que l’on reconnaît l’impact sur les populations sauvages. L’industrie du divertissement ignore la dévastation qu’elle a laissée derrière elle. Depuis 1961, plus de 130 orques ont été arrachés à la vie sauvage pour servir cette industrie du divertissement. Plus de 75% sont morts aujourd’hui. Ils survécurent en moyenne moins de 6 ans.
Nos Objectifs
Nous souhaitons voir la fin des captures de baleines et de dauphins sauvages. Nous souhaitons voir tous les delphinariums fermés. Vous pouvez nous aider en boycottant les delphinariums, où que vous soyez et en demandant à votre famille et à vos amis de faire de même. Nous souhaitons voir toutes les baleines et tous les dauphins captifs, être remis en liberté, après qu’une longue période de réhabilitation et de recyclage soit menée à bien.
Comment nous aider
Boycottez les centres (parcs) qui détiennent des baleines et des dauphins (et les aquariums en général).
Aidez l’association CAPS en envoyant des dons pour nous permettre de continuer nos investigations (contactez directement CAPS).
Écrivez au comité des parcs de Vancouver et demandez à ce qu’ils cessent d’importer des baleines dans le parc de Stanley. Envoyez votre lettre au Président et aux Membres de la Commission, Vancouver Park Board, 2099 Beach Avenue, Vancouver, BC V6G 1Z4 Canada.
Écrivez au Maire et aux Conseillers, Vancouver City Hall, 453 West 12th Avenue, Vancouver, BC V5Y 1V4 Canada.
Les informations contenues dans cet article viennent du site de Coalition For No Whales in Captivity. Cette association est basée à Vancouver et nous tenons à remercier la directrice, Annelise Song, pour son aide inestimable.
|