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Chaque année, des centaines de milliers de femmes sont enlevées et forcées à se prostituer. Matrioshki (poupées russes) est l’histoire de dix d’entre elles. De jeunes lituaniennes rêvent de quitter leur pays pour rejoindre les pays prospères de l’Ouest. Ayant lu une annonce, elles décident de se rendre à une audition organisée par des producteurs cherchant des danseuses pour une tournée dans toute l’Europe. Séduites par les promesses de richesse, les filles retenues signent les yeux fermés. Débute alors une lente descente dans l’enfer de la prostitution et de l’esclavage.
M6 lance Matrioshki dans le cadre d’une soirée exceptionnelle, le 23 juin. Après la diffusion des deux premiers épisodes, une émission spéciale, "Prostitution : le trafic de la honte", prendra le relais.
Made in Belgium : Matrioshki, ou Matroesjka’s en version originale, est une série belge, créée, écrite et réalisée par Marc Punt et Guy Goossens.
Le casting hétéroclite joue lui aussi le jeu de l’authenticité, réunissant des acteurs belges ou lituaniens, et ne faisant appel qu’à des acteurs inconnus ou presque.
Le choc : Lors de ses diffusions successives en Belgique et aux Pays-Bas, Matrioshki a créé l’événement et provoqué des réactions enflammées.
Ultra-réaliste, la série n’essaie jamais d’adoucir son propos. Ne versant ni dans l’excès, ni dans la stylisation, elle se veut un reflet sans complaisance de la réalité. Les créateurs ont voulu que, passé le choc initial, les téléspectateurs ressentent une gêne, de l’indignation, un malaise constant.
Mais les réactions viennent surtout du fait que la série ne fasse que mettre en lumière un trafic humain bien réel.
Salutaire ? Matrioshki fut citée en exemple par des organisations humanitaires pour avoir montré sans complaisance le sort de centaines de femmes chaque année, se félicitant qu’une oeuvre de fiction audiovisuelle puisse alarmer et faire réfléchir les téléspectateurs du monde entier. Dans le cadre d’une campagne préventive diffusée dans les pays de l’Est, Amnesty International a même utilisé des extraits de la série.
Photo : le livre "The Natashas - The new global sex trade" - un remarquable travail d’investigation par le journaliste Victor Malarek sur les réseaux de trafics de femmes d’Europe de l’est et de l’ancienne Union Soviétique. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien : www.guardian.co.uk/g2/story/0,,1281...
Des liens sur la question :
La Strada fut créée en 1995. À l’origine c’était un réseau d’échange entre groupes polonais et tchécoslovaques de droit des femmes. Son objectif est de mettre fin au trafic des femmes et des filles. Depuis il s’est répandu à 7 autres pays, principalement en Europe de l’Est. Visitez le site de La Strada.
L’article : "A modern slave’s brutal odyssey" - BBC
L’article : "Trafic des êtres humains : Une série télévisée comme outil de prévention".
L’article : "Investigation of sexual abuses allegedly committed by UN peacekeepers".
Le rapport d’Amnesty International : "KOSOVO : Les femmes et les jeunes filles exploitées par les réseaux de proxénétisme ont des droits humains".
Lire l’article original du Guardian "Nato force feeds Kosovo sex trade"
Source : AlloCine.com

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